Le blog de Bernard Alapetite

A partir du cinéma mais aussi de toute la production culturelle un regard gay et décalé sur les jours

30 juillet 2009

Garçons et hommes immobiles à Stockholm

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J'aime beaucoup la statuaire figurative des années 30-50 lorsqu'elle s'échappe de la pesante influence de Rodin. C'est le cas  du groupe Orphée à l'extérieur du Stockholm Concert Hall, une des oeuvres les plus célèbres du sculpteur suédois Carl Milles (1875-1955) qui a sans doute bien observé les dessins de Jean Cocteau...

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Stockholm, juillet 2009.

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06 avril 2009

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01 avril 2009

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20 mars 2009

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Avant de dire adieu à notre bel hôtel, le Serengeti sopa lodge, je respire à fond l’arôme des buissons fleuris qui bordent et embaument l’allée qui conduit aux chambres. Au milieu un lézard semblable à celui que j’ai photographié hier, déjà se prélasse au soleil levant. Depuis j’ai appris que ce ne pouvait être qu’un mâle de l’espèce des agames des colons ou margouillat, car les femelles n’ont que de ternes couleurs. Mais le plus curieux est que monsieur lézard durant la nuit perd sa chatoyance pour devenir aussi triste que sa dame mais dès l’aube il quitte son abri nocturne pour venir se chauffer au soleil et en quelques minutes il retrouve sa splendeur.

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Au départ ce matin je suis un peu plus excité qu’à l’habitude puisque nous nous dirigeons vers le Ngoro Ngoro pour un safari à l’intérieur de la caldeira du volcan. C’est un peu la raison de mon retour au Afrique de l’est tant avec Jean-Claude Farjas nous avions discuté de ce voyage qu’en définitive nous ne fiment malheureusement pas. Pendant toute cette journée son souvenir m’accompagnera...
Dés notre départ sur ce chemin que nous avons déjà empreinté hier, nous rencontrons une petite troupe d’élands du cap. C’est la plus grande antilope du monde et quelques centaines de mètres plus loin c’est la plus petite des antilopes que nous surprenons, un dik dik qui n’est guère plus gros qu’un lièvre alors que l’éland à la taille d’un petit cheval...

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Nous repassons le petit pont que nous avions pris hier, près duquel des braves hippopotames macèrent toujours dans leur brouet fétide.

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Puis c’est le tour des oiseaux de se faire admirer, tout d’abord un couple de serpentaires tout près de la piste, idéal pour les photos puis nous voyons des grues couronnées.

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De bons gros zèbres ( existe t-il des zèbres maigres? ) bordent la route. Ils sont surveillés d’abord par des hyènes et, caché dans les herbes, par un guépard qui se hausse du col pour scruter son futur repas.

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Insensiblement nous passons de la savane à un désert de pierres. Brusquement notre chauffeur, qui ne nous avait pas habitué à de telles exentricités quitte la piste pour s'enfoncer à bonne vitesse dans cette plaine caillouteuse où toute trace de chemin a disparu. comment peut il se reconnaitre? Mais bientôt nous arrivons au petit musée du site préhistorique d’Olduvai qui est situé juste au bord de la gorge d'Olduvai, face à un curieux piton rocheux qui fait du lieu un décor de western.

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Dans ce modeste petit musée, nous est raconté, en images, puis par les commentaires d’un charmant et érudit gardien, les extraordinaires découvertes d’un couple d’archéologues anglais Louis et Mary Leakey  qui ont voué leur vie à ce site qu’ils ont fouillé du début des années trente à la fin des années soixante dix.

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En 1959, ils découvrent les restes fossiles d’un homididé, daté 1,8 million d’années du genre “australopithèque bosei”. Ses grosses dents font penser qu’il se serait nourri surtout de végétaux. Il aurait disparu, il y a un million d’années. En 1960 les Leakey découvrent les restes d’un autre hominidé vieux de 1,75 million d’années qui serait un “homo habilis” un hominidé plus petit mais au cerveau plus volumineux appartenant à la branche de l’évolution dont l’homme descend. En 1979 après la mort de Louis Leakey, Mary Leakey et l’archéologue américain Tim White font une immense découverte à Laetoli, à cinquante kilomètre d’Olduvai, des ossements fossilisés mais surtout , imprimé sur un sentier couvert de cendres volcaniques détrempées puis séchées de 27 métres de long, 59 pas humains, les empreintes d’un couple accompagné d’un enfant qui vivait il y a quatre millions d’années. Ces êtres mesuraient environ 1,30 mètre et appartiendraient à une espèce encore plus ancienne, l’autralopithèque afarensis (la célèbre Lucy appartient à ce groupe). On voit le moulage de ces pas dans le musée. L'interprétation de ces traces divisent les spécialistes, s'agissait-il d'une bipédie bien installée ou occasionnelle, comme celle propre à certains grands singes?

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En février 2009 dans la revue "Science" était annoncé la découverte de traces, les plus anciennes (?) de bipédie "moderne". Elles ont été découverte un peu plus au nord ouest que celles de Laetoli, à Ileret au Kenya, non loin du lac Turkana. Elles sont imprimées dans deux couches sédimentaires vieille de 1,51 à 1,53 million d'années. Elles sont semblables à celles de l'homo sapien. Elles témoigneraient du déplacement paisible de trois individus, deux adultes et un enfant. La taille des adultes aurait été de 1,75m et d'un peu moins d'un mètre pour celle de l'enfant .
En 1995 une équipe américano tanzanienne a découvert un squelette complet d’homo habilis.  On voit également dans le musée  des  ossements d'animaux préhistoriques les ancètres des buffles, des éléphant et des antilopes que nous venons de croiser.

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A quelqes kilomètres du musée nous croisons quelques girafes dans un lieu pourtant encore bien aride. Petit à petit le sol reverdit. Aux abords du cratère la route surplombe plusieurs villages masais. Leurs habitants ont le privilège de pouvoir  faire paitre leurs troupeaux au fond de la caldeira où nous nous apprètons à descendre.

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20 février 2009

Kenya 5, lac Manyara, Serengeti, suite

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La sécheresse du parc de Masai Mara fait que le Serengeti est en ce mois de janvier surpeuplé de zèbres et de gnous.

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L'après midi je suis tout autant que le matin fasciné par le jeu de rayures des zèbres qui prudents se mettent souvent tête bèche pour mieux surveiller la savane d'où le danger peut surgir à chaque instant.

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Et puis toujours des gnous, des gnous par centaines, par millier...

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Il peut venir des arbres dans lesquels nous guettons d'éventuelles panthères, mais c'est une lionne que nous y découvrons...

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Malheureusement nous ne pourrons pas approcher, car en tanzanie, contrairement au kenya les guides n'ont pas le droit de quitter la piste. De plus on ne peut circuler dans les parcs du pays que flanqué d'un guide assermenté. Nous observons cette lionne assez longtemps sans déceler de sa part le moindre mouvement. Elle ne se mettra en chasse probablement qu'à la tombée de la nuit. Ce qu'ont du comprendre les girafes apparemment sans crainte qui se délectent des acacias .

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Le phacochère est à mon avis un bien bel animal et comme ici il est peu farouche on peut l'observer facilement d'autant qu'il est diurne. La nuit il se repose dans sa tanière. Le mâle peut atteindre 150 kg la femelle est elle deux fois moins lourde. Il est essentiellement herbivore. Occasionnellement il peut consommer des charognes, des insectes et des petits animaux. Il est amusant de le voir s'agenouiller pour mieux goûter les graminées dont il est friand. Ils vivent en famille, les couples sont souvent durables et sont sédentaire sur un territoire qu'ils partagent sans trop de problèmes avec d'autres familles... J'aime beaucoup les voir se déplacer en courant en file indienne dans la savane. Mais alors le nuage de poussière que ces sympathiques familles génèrent, rend la scène difficilement photographiable.
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Les deux photographies ci-dessus sont celles d'un mâle, reconnaissable à ses verrues faciales. Derrière une termitière une lionne se repose. L'après-midi avance, la chasse va bientôt commencer.

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Tout près de là des vautours sont perchés. Ils devront être patients car leur diner dépend de la chasse des lions dont ils mangent les restes souvent après les hyènes, leurs grandes concurrentes, mais avant les marabouts.

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J'ai toujours aimé les vautours. Au moins une fois par an je visite ceux du jardin des plantes. J'ai une petite préférence pour le vautour de Pondichéry qui ont la particularité d'avoir une large surface nue sur chaque cuisse. Ce sont ces curieux volatiles qui se repaissent des cadavre que les zoroastres exposent en haut de tours à cet effet. En une demie journée tout est nettoyé. Pour ma part j'aimerais bien que mes restes finissent ainsi. Les masais également n'enterrent pas ils exposent leurs morts dans la savane laissant les animaux sauvages s'en charger. Certaines tribus d'Amérique du nord faisaient de même.
Le vautour africain c'est un peu une hyène à plumes. Leurs serres ne sont pas puissantes. Ils ne peuvent pas emporter leur nourriture et doivent la consommer sur place. Leur long cou dénudé leur permet de fouailler profondemment dans les entrailles du cadavre qu'ils nettoient. Les plus imposants peuvent atteindre 2 m 40 d'envergure pour un poid de 8 kg! Et ils peuvent vivre une vingtaine d'années. Ceux que j'ai photographiés sont de l'espèce, vautour africain (il y en a six autres espèces au Kenya). Ce sont des animaux d'habitude, Ils se regroupent tous les soirs dans les arbres deux à trois heures avant le couché du soleil et ils n'en repartirons que deux à trois heures après l'aube.

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Poursuivant notre errance dans le parc nous tombons sur un groupe de jeunes pourvoyeurs de norritures de mes amis les vautours. Puis nous arrivons près d' un petit lac où nous voyons les flamands roses que l'on nous avait promis à Nakuru.

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Notre dernière image de Serenget sera cette girafe gambadant dans le couchant.

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19 février 2009

Kenya 5, lac Manyara, Serengeti

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A peine a-t-on le temps, après le petit déjeuner, où nous avons trinqué au champagne sud-africain à notre prochain lion, d’admirer l’aube sur le lac Manyara qu’il nous faut repartir vers le Serengeti. Pour se faire nous longerons le cratère du Ngoro-Ngoro où nous serons demain.

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Après le singe du matin qui semble saluer invariablement notre départ nous nous engageons sur une bonne piste vers ce lieu mythique que nous découvrons avec bonheur la piste est sur l’arête de la couronne du volcan et à plusieurs endroit nous dominons le cratère du Ngorongoro dont le nom viendrait de la transcription du son que font les cloches du bétail des Masai qui va y paitre. Le cratère appartient à l'ensemble au vaste ensemble des 8288 km2 que couvre la Ngorongoro Conservation Area.

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Demain nous descendrons dans le cratère qui est en fait une caldeira de 20 km de diamètre et de 260 km2 de surface. C'est la plus vaste au monde qui soit restée intacte. Alors qu'un cratère est le cône sommital d'un volcan, une caldeira est formée pat l'explosion de ce cône, entrainant la destruction de la partie centrale du volcan. Il n'en reste plus que les anciens contreforts entourant cet espace évidé. Nous admirons la caldeira au sommet de ceux-ci qui la domine d'environ 600 mètres. La piste est sur une arrète d'un coté le vide qui tombe dans la caldeira et de l'autre des pentes plus douces couvertes d'une végétation dense.

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Après avoir longuement admiré le paysage nous repartons sur la piste qui une fois n'est pas coutume est confortable. Nous longeons toujours le Caldeira lorsque nous rattrapons un couple de jeunes lions qui chemine également sur la piste dans la même direction que nous. Notre chauffeur ralenti notre allure pour prendre celle des félins. Le petit cortège a parcouru ainsi une centaine de mètres lorsque le mâle commence à faire des agaceries à sa femelle.

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Et puis voilà que leur affaire prend un tour plus sérieux et qu'ils se mettent à faire la chose, devant nous, en toute impudeur, au milieu de la piste.

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Une fois leur petite affaire consommée, plutôt rapidement à mon goût, notre couple a repris sa route. Nous les avons doublé en douceur, pas plus effarouchés que cela, ils se sont rangés sur le bas coté lors de la manoeuvre. Avant de franchir les porte du parc du Serengeti la route domine des villages masais qui sont restés traditionnels. Plus en avant nous avions remarqué , intrigué que nous étions de voir des pelleteuses près de plusieurs villages, que les autorités tanzaniennes construisaient des toilettes pour les masais...

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Chemin faisant nous voyons de nombreuses bestioles sans quitter la route, des girafes broutant les acasias, une famille de phacochères auxquels je trouve une bouille bien sympathique et surtout un magnifique serpentaire.

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Les serpentaires ou secrétaires sont de gros oiseaux qui contrairement à ce que l'on pourrait penser sont des rapaces. Même s'ils volent, ils sont essentiellement terrestres. Ils nidifient et passent la nuit au sommet des acacias. Lorsqu'ils chassent leur huppe se dresse. Ils ressemblaient alors aux secrétaires qui au début du siècle fichaient leurs porte-plume dans leur chignon d'où le nom donné à ces oiseaux. Comme son autre nom l'indique ils se nourrissent de serpents, mais aussi de criquets et de rongeurs. Pour tuer leurs proies ils les piétinent avec leurs fortes pattes.
Bientôt une forte troupe de zèbres nous barre la piste. Nous nous arrêtons pour les photographier. Fasciné par les rayures de ces animaux, différentes pour chaque individu, je tente d'en faire des gros plans. Mais le système autofocus de mon objectif s'affole à cause des dites rayures tout comme la vision des lions, leur principal prédateur. Une des défenses du zèbre est de courrir dans tous les sens ce qui perturbe la vision des félins.

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A l'approche de l'hôtel nous voyons des impalas et comme souvent proche des hommes, des babouins.

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Nous avons le double plaisir une fois rendu à l'hôtel de constater que d'une part notre vaste chambre offre une belle vue sur le parc et que d'autre part la piscine est vaste. J'en profiterai dés la dernière bouchée de notre déjeuner avalée et juste avant de repartir en safari.

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En sortant de ma chambre je repère plusieurs lézards roses et mauves qui se chauffent au soleil dans le jardin de l'hôtel.

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Immédiatement après avoir quitté l'enceinte de l'hotel, nous traversons sur un petit pont de bois une petite rivière nauséabonde dans laquelle au loin se prelasse un groupe d'hippopotames.

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Après avoir traversé un petit bois dense peuplé d'antilopes nous débouchons sur la savane du Serengeti. La surface du parc est de 14763 km2 et il est situé entre 920m et 1850 m d'altitude. Il se situe au coeur d'un vaste espace protégé de 30 000 km2, incluant le parc de Masai Mara au Kenya et celui du Ngorongoro à une centaine de kilomètres de là. C'est dans cet aire qu'à lieu la grande migration annuelle des gnous et des zèbres. Fin mai ce sont des milliers d'animaux qui fuient la sécheresse du Serengeti pour aller paitre  de l'autre coté des rivières Mara et Grumeti dans le parc du Masai Mara. Il y aura une hécatombe de gnous au passage de la rivière. On considère que 5% des animaux  seront dévorés.  En regard de nombreuses femelles mettront bas. En ce mois de janvier le Serengeti dont le nom dérive d'un mot masai signifie plaines infinies est surpeuplé de gnous de zèbres et d'antilopes.

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02 février 2009

Kenya 4, Amboseli - Tanzanie - Arusha - lac Manyara

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Lever tôt pour un safari presque à l’aube, le meilleur moment pour admirer le Kilimandjaro mais qui malheureusement restera jusqu’à ce qu’on le quitte des yeux dans la brume.
Des petits singes s’ ébattent sur l’herbe devant nos confortables bungalows que dore déjà le soleil. Il est temps de partir.

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Dès la sortie de l’hôtel nous rencontrons gnous et zèbres accompagnés de leurs précieux pique-bœuf.

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Dangereusement un peu à l’écart de la troupe, une mère qui vient de mettre à bas; spectacle toujours attendrissant. Curieusement lorsque les bébés zèbres naissent, ils ont un duvet orange sur leurs lignes noirs...

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En continuant la piste, nous longeons une belle étendue verte mais je m’aperçois que ce que je prenais pour une vaste pelouse d’herbe et en réalité un marais d’où émergent un buffle et un peu plus loin un bel hippopotame.

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Mais tout cela n’est qu’apéritif, car lorsque l’on vient à Amboseli s’est pour voir les éléphants qui font la célébrité du parc. Il y en a environ 1200 qui y résident. La réserve a été mieux protégée que d’autres des braconniers durant les années 70-90. Ce qui a permis de préserver des familles entières de la matriarche jusqu’aux bébés.
Et puis soudain, là bas, derrière des autruches hautaines qui s’agitent, une famille de pachydermes. Une simili piste semble conduire jusqu’à eux. Nous la prenons et nous voici bientôt à pied d’oeuvre pour tirer le portrait de ses imposants animaux. Les pachydermes tolèrent notre présence mais nous ne nous approchons pas trop près par prudence, et surtout pour ne pas troubler le quotidien de la harde. Les éléphants, qui ont la vue basse, ne nous aperçoivent seulement lorsque nous sommes tout à coté d’eux, mais ils ont l’oreille fine et l’odorat très développé, si bien qu’ils  ont peut être décelé notre présence avant même que nous les apercevions.

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Les éléphants vivent en famille dans une organisation sociale complexe, selon un régime matriarcal. La famille est dirigée par des femelles guides. Ce sont elles qui marchent en tête de la troupe dans une stricte discipline hiérarchique. Une fois adulte les mâles sont écartés de la famille. Il ne la rejoigne que pour les saillies. Faut il encore pour le mâle que l’accouplement soit autorisé par la femelle dominante du groupe! Autrement les mâles se regroupent et vivent en troupes informelles.

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Tous les éléphants d’Amboseli sont répertoriés. Ils portent un nom et l’on connaît leur généalogie. Certains sont affublés d’un gros collier possédant un système radio qui émet 24 heures sur 24. On peut ainsi les suivre et étudier leurs déplacements. Dans le “National Geographic” (édition française) de septembre 2008, un long article explique très bien le travail d’étude et de sauvegarde des éléphants réalisé depuis quelques années. Pour poursuivre dans le registre livresque, un livre m’a fait rêver dans mon enfance, c’était “La grande aventure des éléphants” de Georges Blond dans la belle collection toilée et illustrée (cet ouvrage par René Péron) de GP. Si de nombreuses informations sont aujourd’hui obsolètes, il garde encore,  malgré sa désuétude, un grand pouvoir de faire rêver son lecteur. Il est toujours bien serré dans une de mes bibliothèques au coté d’un autre volume de la même série “A la poursuite des gorilles” d’Albert Mahusier. Georges Blond dans ses dernières pages était bien pessimiste sur le devenir de ce magnifique animal. Il stigmatisait le goût du sang du chasseur blanc et craignait que les pouvoirs noirs qui se mettraient bientôt en place seraient pires pour l’éléphant que celui des coloniaux. L’avenir lui a malheureusement donné raison. On estime que le Kenya a perdu la moitié de ses 120 000 éléphants entre 1970 et 1977. Depuis 1989, date de l’interdiction du commerce de l’ivoire, le nombre d’éléphants est en légère progression chaque année.
L’un des rêves de tous les photographes animaliers est de réaliser l’image d’une famille d’éléphants devant le kilimandjaro, malheureusement si les éléphants sont bien là, la montagne reste dans la brume et sa silhouette est à peine visible.

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Juste avant de quitter le parc nous croisons une petite troupe de girafes.

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Il y a 20 ans, à peu près au même endroit, Jean-Claude Claude Farjas avait portraituré leurs mères.

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Nous quittons le parc pour mettre le cap vers la frontière tanzanienne toute proche. Nous sommes un peu triste car nous allons quitter notre guide et notre petit car pour un autre équipage. Les formalités ne sont pas trop tatillonnes et nous voilà reparti avec un nouveau guide chauffeur, cette fois dans une land cruiser Toyota pour Arusha, lieu de notre déjeuner.
Les premiers kilomètres en Tanzanie nous font découvrir une campagne riante très cultivée. C’est l’oeuvre des mulus, tribu d’agriculteurs qui vivent dans cette contrée. Ils ressemblent aux masais, même bâton et même tissu jeté en travers des épaules mais cette fois d’un bleu tirant sur le violet. Si les masais ne sont qu’éleveurs, louant à des agriculteurs leurs terres, les mulus eux ne vivent que de la culture.
La Tanzanie est grande comme deux fois la France. Si le nord, comme je le constate, est relativement fertile, une grande partie du pays est désertique. Le pays, très hétérogène a d’abord été une colonie allemande avant de devenir un protectorat britannique à partir de 1920, date à laquelle le pays fut amputé du Ruanda et du Burundi confiés à la Belgique.
Tout le long de la route on ne voit qu’hommes et femmes charrier des jerricans d’eau et bien d'autres marchandises, à pied, qui sur l’épaule, qui sur la tête, d’autres tirent des voitures à bras enfétées de bidons alors que d’autres encore préfèrent le vélo installant les jerricans en équilibre instable sur leur machine. L’eau est sans doute le plus grand problème de l’Afrique. Elle y est rare et lorsqu’il y en a, faut il encore l’acheminer.

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Sur le bord de la route, loin d'un parc, des girafes se délectent de feuilles d'acasias.

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Assez vite le pays se désertifie. Nous constatons les dégâts laissé par el nino en 1998. Des ravins ont été creusés par l’eau qui a tout emporté sur son passage. Il y eut de nombreuses victimes.
Nous sommes bientôt dans les faubourgs cossus de la ville et nous passons devant le Tribunal international qui traite du génocide de Ruanda. J’aime toujours mettre des images sur les lieux cités dans la presse ou à la radio. Pour Arusha cela sera dorénavant possible.
Ce nom a pour moi une résonance particulière, car je l’ai entendu prononcé souvent par Gérard Blain, car c’est dans le petit parc d’Arusha, que malheureusement nous ne visiterons pas, qu’eut lieu le tournage du film d’Howard Hawks, Hatari dont Blain était l’une des vedettes aux cotés de John Wayne et d’Hardy Kruger. Hatari fut le sommet de sa carrière d’acteur.

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Nous prenons une longue route droite entre deux rangées de grands arbres, bordée de chaque coté par des plantations de caféiers bien alignés. Nous dépassons un cavalier sur un superbe cheval, ça et là de belles villas, un autre univers.
L’hotel où nous allons déjeuner le Moivaro coffee plantation est au bord de cette route. Le repas est servi dehors à l’ombre d’une paillote dans un superbe parc.
Peu de temps après avoir quitté l’agréable lieu de notre déjeuner la campagne se désertifie de nouveau pour reverdir à l’approche du parc du lac manyara. Il fait 330 km 2 dont 230 pour le seul lac.
Le safari n’est qu’une lente descente en un sous bois où l’on reconnaît baobab, arbres à saucisses, ficus... sur une piste ombragée. La bande son est assurée par les grands calaos, que malheureusement je ne parviens pas à apercevoir, et les petits singes arboricoles. Dès le début de la rampe nous nous trouvons dans une forêt tropicale une troupe de babouins batailleurs nous barre le passage. Ils s’écartent de mauvaise grâce devant la voiture. Ces bandes peuvent être constituées d’une centaine d’individus!

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Plus loin nous nous extasions sur des impalas dans ce décor sylvestre.

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Soudain surgissent de la ramures des éléphants comme ces animaux sont étonnant par leur faculté de s’adapter à des biotope  complètement différents ce matin nous les avions quitté dans un quasi désert et nous les retrouvons en cette fin d’après midi dans une touffue forêt tropicale.

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Les arbres sont maintenant moins serrés. Dans une clairière des girafes broutent des épineux.

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La piste débouche sur le lac ou plus exactement sur l’hippo pool local. Les grosses bêtes se sont réservé une piscine probablement plus profonde que le reste du lac qui est donc toujours alimentée en eau. Nous mettons pied à terre pour nous approcher de l’eau où barbotent les hippopotames mais une barrière nous stoppe trop loin à mon goût d’autant que la troupe est bien placide ce qui n’est pas propice à des photos spectaculaire. En plus il m’ est difficile de photographier ces beaux animaux car je suis attaqué par une multitude de mouches particulièrement vindicatives. Les hippo doivent partager leur piscine avec des oiseaux de toutes sortes. Plus loin la plaine est peuplée de gnous.

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Du lac nous apercevons notre hôtel qui domine toute cette dépression qui marque l’entrée dans la rift valley.
En quittant les hippopotames, pour moi avec regret, nous pouvons observer une famille de calaos terrestres, ou bucorves, à la recherche de leur pitance, petits rongeurs, tortues, lièvres que nous verrons déguerpir, serpents, lézards...

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Puis c’est à nouveau un éléphant qui semble nous regarder passer. Il finit par traverser la piste.

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Sur le chemin du retour nous admirons de majestueux arbres.

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Après quelques inquiétude sur notre lieu de résidence car pour y accéder nous traversons un marché sur une piste épouvantable, l’hôtel ne nous déçois pas et a une belle vue panoramique sur le parc.

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Nous essayons devant le panorama de repérer où nous étions il y a quelques minutes. Je décide ensuite d’imiter les hippopotames en faisant une quinzaine de minutes de longueurs dans la belle piscine de l’hôtel qu’enjambe un petit pont japonisant...
De la chambre nous admirons la nuit qui tombe sur le parc.

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29 janvier 2009

Kenya 3, Masai Mara - Nairobi - Amboseli

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C’est avec regret que ce matin, nous quittons notre havre de paix et de luxe de Masai Mara car nous savons que toute une journée de maltraitance routière nous attend. Dès notre départ pour cette première demie étape qui doit nous emmener déjeuner à Nairobi, je vérifie que l’état du réseau routier kenyan ne s’est pas amélioré, bien au contraire depuis 20 ans. Mais sans doute que si j’avais retardé mon voyage d’un an, mon opinion aurait été tout autre, car nous dépassons d’énormes travaux de réfection et même de construction de routes. Sur l’un des chantiers, j’ai la surprise de voir flotter le drapeau de l’Union Européenne. Notre guide nous apprend que ces travaux sont financés par l’Europe, ici c’est la France qui est responsable du chantier, sur un tronçon suivant c’est cette fois l’Italie. Plus loin c’est une firme chinoise qui refait la route...
Toutes les deux heures nous faisons une petite halte pour soulager nos vessies et nous dégourdir les jambes. A l’une d’elles je croise ce beau guerrier de bois.

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Entre bosses et cahots je ne perd pas une miette du spectacle de ce quotidien africain que nous propose la route. Imphotographiable en raison des trépidations incessantes. Durant toute la traversée du pays Masai qui ne se termine qu’un peu au sud de Nairobi, nous ne faisons que croiser que des troupeaux, de vaches masais, parfois d’ ânes, mais le plus souvent de chèvres. Ils sont presque toujours gardés par des enfant qui le plus souvent n’ont pas plus de 6 ou 7 ans.
J’aperçois souvent l’image, qui est pour moi, la plus symbolique du Kenya, deux longues silhouettes drapées de rouge cheminant dans la savane. Elle apparaît fugitivement, bientôt dévorée par la route pour mieux resurgir, presque identique quelques kilomètres plus loin. Mais parfois comme ci-dessous, les masais ne dédaignent plus l'automobile.

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La halte de midi est la bien venue pour nos reins en compote. Sand doute pour nous consoler de cette aride journée nous nous arrêtons dans l’un des restaurant les plus courus de la capitale kenyane, “Le carnivore”. Un des rares endroits du pays où l’on peut manger de la viande d’animaux sauvages (en réalité très probablement semi-sauvages). La viande est a volonté et l’on peut s’en empiffrer jusqu’à satiété. Nous avons donc pu apprécier la viande de phacochère, de chèvre, d’autruche et plus banalement de porc et de mouton. Et j’ai surtout pour la première fois de ma vie goûter la chair de crocodile qui ressemble... à de la cuisse de grenouille!

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Nous repartons sérieusement lestés, nous devrions moins tressauter sur les cahots de la route, avec le parc d’Amboseli pour but.
Mes compagnons de voyages sont tout excités à la pensée de voir le mont Kilimandjaro et surtout la couronne de neige qui le coiffe. Ils commencent, presque dès que nous avons quitté les faubourgs de Nairobi, à scruter l’horizon pour apercevoir la montagne mythique. Mais c’est moi qui la découvrira le premier. Je dois dire que je suis un peu surpris de la fascination que provoque le Kilimandjaro dans notre petite troupe. Je ne la partage guère, peut être parce que contrairement aux autres j’ai déjà pu l’admirer et que je la vois tous les jours car un des beaux portraits qu’en a fait Jean-Claude Farjas, orne mon salon.

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Mais Jean-Claude Farjas ne fut pas le seul par être inspiré par cette montagne magique, comme le démontre les deux tableaux ci-dessous de David Shepherd extrait de son album, “An Artist in Africa publié à Londres en 1969 par Collins edition.

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Mais ma préférence va aux vues subtilement mises en scène de Simon Combes comme ces éléphants dans la poussière au pied du Kilimandjaro, image tiré du merveilleux livre qu’est “Art sauvage, peintures du Kenya de Simon Combes, éditions Glénat (1989).

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La route est comme je l’ai déjà écrit, propice à la fois à l’observation mais aussi à des questions qui découlent de cette observation. J’en pose à notre guide en essayant qu’elles ne soient pas directement politiques ou gênante pour notre sympathique guide. Les multitudes d’enfants que nous croisons, presque toujours sur le chemin de l’école me font me renseigner sur la condition de cette jeunesse. J’apprend ainsi que, depuis quelques années l’école est obligatoire dans le pays et que ces écoles sont à la fois publiques et privées. Ces foules cheminantes confortent mon idée que le problème principal de l’Afrique (et du reste du monde) est la prolifération de l’animal humain. Sur le continent noir la démographie galopante est un phénomène récent. Lorsque les blancs colonise l’Afrique à partir du milieu du XIX ème siècle c’est une terre très peu peuplée et ce n’est seulement qu’après la décolonisation, dans la seconde moitié du XX ème siècle que la population augmentera de façon déraisonnable. Je suis persuadé que le salut de l’humanité et encore plus celui de l’Afrique passe par une diminution drastique de la population. Solution qui pourrait paraître utopique mais n’oublions pas qu’avec sa politique de l’enfant unique, la Chine a réussi a stopper l’augmentation de sa population avec comme corollaire la suppression des famines endémiques qui ravageaient ce pays encore au XX ème siècle. Mais pour cela il faut un état fort, chose difficilement imaginable en Afrique composée de pays artificiellement créés par les colonisateurs.
Par ailleurs notre guide m’apprend qu’au Kenya la polygamie est tout à fait légale et qu’en outre les différentes autorités ecclésiastiques sont très laxiste et que l’on peut être sans inconvénient à la fois catholique et polygame. Il me semble qu’il y a là un beau champs d’action pour les instances internationales qui pourrait faire pression sur les états pour mettre la polygamie hors la loi. Ce serait un commencement d’action pour combattre la surpopulation.
Après de nombreux kilomètres et un nombre infini de secousses, je crois identifier dans cette masse qui dépasse des nuages l’image de la montagne qui semble magique pour mes compagnons. Malgré leurs doutes l’avenir me donnera raison. Leur déception est grande car il ne reste plus qu’une langue de neige, du turban blanc qui  coiffait le kilimandjaro, la dernière fois que je l’ai vu, il y a 20 ans. Néanmoins il domine toujours le continent de ses 5895m et contrairement à ce que pense beaucoup, il n’est pas situé au Kenya mais en Tanzanie.
Nous arrivons enfin à la porte du parc d’Amboseli. C’est un des parcs les plus célèbre du Kenya bien qu’il ne  s’étende sur seulement 392 km2 mais il est au coeur d’une vaste région protégée de 3000 km2. Presque 1/3 de sa surface est occupé par le bassin d’un lac constitué par les coulées de lave du Kilimandjaro. Chaque année le lac se rempli d’eau au mois d’avril mais depuis quinze ans c’est de moins en moins vrais. Tout est beaucoup plus sec que lors de ma dernière visite.
Nous ne sommes pas au bout de nos peines car l’ hôtel, l’Oltukai lodge Amboseli se trouve au centre du parc. Mais nous sommes comblé lorsque nous y arrivons tout d’abord impressionné par les belles décorations en bois sculpté qui parent la réception et totalement conquis lorsque nous découvrons nos vastes chambres qui donnent sur la savane avec au loin le Kilimandjaro qui se profile.

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Il n’est pas encore trop tard pour piquer une tête dans la belle piscine. Ce que je fais
En allant dîner, tout en humant le bon air de la savane nous saluons un gnou qui musarde sous la lune, plus loin une réunion d’éléphants; au retour on aperçoit à quelques mètres de la chambre, protégée par un grillage, des éléphants en train de paître.

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24 janvier 2009

Kenya 2, lac Nakuru - Masai Mara

Pendant que les bagages sont chargés dans notre petit car, une famille de singe Vervet (ou grivet) s’épouille sur le parking de l’hôtel. Ces sympathiques bestioles, d’une cinquantaine de centimètres, qui doivent leur nom aux reflets verdâtres sur leur robe grise, ont une particularité amusante, ce sont un peu des singes hamster! Ils possèdent des poches dans les joues dans lesquelles ils peuvent stocker de la nourriture. Mais ce que je trouve hilarant chez eux ce sont leurs couilles bleues! Ils passent leur vie dans les arbres et ne descendent au sol que pour se nourrir. Ce sont des animaux diurnes d’où la facilité de les observer.

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Après une matinée à être secoué comme graines en tamis sur des routes et des pistes de moins en moins carrossables nous arrivons à la porte du parc de Masai Mara, l’un des plus grands du Kenya. En fait ce n’est pas exactement un parc mais une réserve, c’est à dire que les pasteurs (des masais) ont le droit d’y faire paître leurs troupeaux. En outre les masais récupèrent la quasi totalité des droits d’entrée du parc. A chaque entrée de parc notre guide verse au gardien notre dîme. La réserve est donc une manne pour les Masais, 200 000 touristes par an. Cet argent doit théoriquement servir à l’entretien du parc et à financer des équipements publics, écoles, hôpitaux... Ce que mon dos constate, c’est que ce ne doit certainement pas servir à l’entretien des pistes! Une heure de secousses plus tard nous arrivons à l’hotel, le Mara Sopa lodge. Il est un peu moins luxueux que le précédent mais tout de même très bien. Les petits pavillons sont construits (très vaguement) à l’imitation des cases masai. C’est à dire rondes avec un toit pointu. Comme souvent, et comme celui que j’ai jadis occupé dans cette même réserve, l’hôtel domine la savane. Cette situation et la vue sur la savane avaient inspiré un beau tableau, "Oreste et Pylade", à Jean Claude Farjas...

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On nous propose une visite d’un village Masai, ayant déjà fait cette excursion il y a 20 ans je décline cette invitation (payante) comme mes compagnons de voyage. Tous nous préférons un safari plus long. Je ne suis ici que pour les animaux et je me méfie de toutes mascarades humaines... J’écourte le déjeuner, il est préférable de ne pas trop s’ alourdir avant un safari pour rester l’oeil vif et aux aguets. A un plantureux repas je préfère nager dans la piscine, remède souverain pour réparer les dégâts du “massage africain”.
Les premiers tours de roue dans le parc confirment la sécheresse du pays, ce qui n’est pas de bon augure pour voir des animaux. On roulera presque une heure avant de voir la moindre bestiole. Et puis au loin des taches grises se déplace lentement. Au jumelles! Des éléphants! Cap sur les pachydermes! On découvre une mère accompagnée de ses deux petits, dont un déjà "adolescent". C'est un peu surprenant et inquiétant  de voir cette petite famille isolée, à moins que le reste de la horde ne soit pas très loin. Nous scrutons l'horizon avec nos jumelles mais nous n'apercevons rien...

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Alors que le Masai Mara est célèbre par ses foules de gnous et de zèbres, j'avais été surpris de leur nombre en 1989, on n'en voit qu'une poignée.  Notre guide nous informe qu'en raison de la sécheresse, ils sont passés en Tanzanie, dans le parc du Serengeti où l'herbe est moins brulée. Nous ne rencontrons donc que des sédentaires. Heureusement nous devrions retrouver le gros de la troupe dans quelques jours puisque nous aussi nous allons migrer vers la Tanzanie. Le parc du Serengueti jouxte celui de Masai Mara pour faire une immense étendue d'un seul tenant. Malheureusement il n'y a plus de poste frontière entre les deux pays dans cet immense espace depuis de nombreuses années. C'est la Tanzanie qui l'a fermé pour une raison bassement mercantile. En effet les touristes du Kenya faisaient des incursions, de Masai Mara, dans le Serengueti sans payer à la Tanzanie un droit d'entrée. Maintenant il faut faire un long et fastidieux détour, repasser par Nairobi puis plonger vers le sud pour entrer en Tanzanie pour accéder au Serengueti.

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Les buffles migrent moins que leurs petits camarades, en voici un petit troupeau. Prudence l'animal est imprévisible et très dangereux. C'est l'animal qui est responsabble du plus grand nombre de morts humaines en Afrique. Il peut mesurer, pour les plus grands, jusqu'à 1m 70 au garrot et peser jusqu'à 800 kg. Si son cousin d'Asie a été domestiqué ce n'est pas le cas du buffle africain. Il s'adapte à toutes les contrèes, ni l'altitude, ni les marais pas plus que la forêt ne le rebute. Mais son talon d'Achille est sa grande soif. Il doit boire environ 30 litre d'eau par jour...

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En continuant la piste poussièreuse nous croisons un petit groupe d'éléphants dont un mère et son bébé qui doit encore téter, pas très loin, avec les tours et détours de l'endroit où nous avons vu la mère et ces deux enfants.

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Il y a tellement de gazelles de Grant et de Thomson, il n'y a guère que la taille qui les différencie, ou encore d'impalas, que l'on oublie assez vite, lorsque l'on est au Kenya, de s'extasier devant ces animaux qui sont pourtant magnifiques, d'autant qu'on les rencontre au bord des routes bien loin des parcs qui, pour eux, contrairement à d'autres animaux, ne sont pas forcément synonymes de sécurité..

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La seule réprésente féminine de notre petite troupe, déjà surnommée oeil de lynx pour son acuité visuelle, décelle une présence au beau milieu des herbes. Aussitôt nous vérifions avec les jumelles et c'est pour découvrir, une scène assez rare, une maman guépard et ses deux jeunes.

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Il faut se préparer, lorsque l'on fait un safari, à ne pas voir que des spectacles bucoliques et attendrissants. Nous sommes prévenu que ce qui nous attend ne va pas être très ragoutant lorsque nous devons éviter, pour ne pas l'écraser, une hyène affalée, repue, au beau milieu de la piste en pleine difficile digestion.

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Bientôt s'offre à notre vue un festin de charognard. Un gang de hyènes termine de dépecer les restes d'une jeune girafe, aidé dans sa besogne par quelques vautour. A quelques pas de la scène du meurtre, un marabout attend que les hyènes et les vautours en aient fini pour peaufiner le travail...

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Il ne nous reste plus qu'à trouver les meurtriers, sans aucun doute des lions qui ne doivent pas être bien loin des lieux de leur forfait. En effet, la panse pleine, ils ne sont qu'à quelques dizaines de mètres de là...

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Nous sommes beaucoup avancé dans le parc et il est temps d'amorcer notre retour. L'hôtel étant à mon avis moins biensitué que celui que j'occupais, le Serena lodge, lors de ma première visite je ne reverrais donc pas la rivière Mara et son "hippo pool" qui est un de mes plus beaux souvenirs de mon premier voyage. Les parc sont si vastes que suivant les emplacements des lodges on peut avoir des impression très différentes d'un parc d'un voyage à l'autre. Conclusion il faut revenir au Kenya, en trois voyages je suis loin d'en avoir épuisé toutes les merveilles. J'espère que celui-ci ne sera pas le dernier...
Nous avons la chance de rencontrer la première grande troupe d'éléphants du séjour de l'éléphanteau au patriarche.


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Comme il est tout près de nous, nous pouvons observer avec quelle méticulosité le patriarche de la horde se nourrit. Il commence par donner un coup de patte un peu avant la touffe d'herbe qu'il convoite. Puis pose sa patte juste à l'endroit où l'herbe sort de la terre, tire ensuite avec sa trompe enveloppante la touffe avant de la porter avec une délicate lenteur jusqu'à sa bouche.
La nuit tombe vite en Afrique à proximité de l'équateur. C'est déjà entre chien et loup que nous rencontrons quelques autruches

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C'est l'heure où les fauves se préparent à leur grande chasse et aussi à se diriger vers les points d'eau...

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Dernière image de notre safari à Masai Mara, des girafes dans le couchant...

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Nota: rectificatif, le poisson tant aimé des pélicans se nomme le tilapia et non le dont je les ai affublés dans mon premier billet sur mon voyage au Kenya
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21 janvier 2009

Kenya 1, Nairobi - Nakuru - Naivasha

Ce n’est pas sans un peu d’anxiété, surtout par crainte d’être déçu par rapport à mes précédents voyages dans ce pays que j’avais tant aimé, presque vingt ans après ma dernière visite que je retrouvais le Kenya pour un troisième safari photo.
Première petite angoisse quels vont être mes compagnons de voyage avec lesquels je vais vivre une promiscuité cahoteuse durant une dizaine de jours? Heureusement bonne pioche, un couple d’exploitants agricoles charentais, également grands voyageurs, ce qui n’est heureusement pas toujours incompatibles, ayant déjà fait un safari en Afrique du sud.
Pendant que les bagages sont chargés, je repère une Land-rover siglée aux couleurs d’un institut américain voué à l’étude des hyènes, animal qui pourtant ne jouit pas généralement d’une grande sympathie des zoologues et des touristes, c’est pourtant une bestiole bien intéressante...
Si la tête d’Obama est très présente, l’ effigie du président local se fait très discrète, ce qui n’était pas le cas lors de ma précédente visite durant laquelle on ne pouvait pas échapper à la bobine du président Moi, alors président en exercice à qui on a donné, de son vivant, son nom à l’aéroport de Mombasa...
Le petit car Toyota au toit ouvrant est vaste pour ses quatre passagers. Notre guide dès cette arrivée matinale met le cap vers le lac Nakuru, lieu de notre premier safari.
Nairobi est toujours une ville sans grand charme, dont les immeubles me paraissent un peu plus hauts et rutilants que dans mon souvenir. 10 % des 33 millions de kenyans vivent dans cette ville. Les embouteillages me permettent de constater la popularité locale d’Obama, à la une de tous les journaux à quelques jours de sa prise de fonction. De nombreuses boutiques arborent l’effigie du futur président américain, principalement sous forme d’un calendrier bien en évidence dans de nombreuses échoppe. Sur un mat une affiche vente les mérites de la bière “Président” dont la boite est illustrée par l’image d’Obama. Notre guide nous informe que le même breuvage, il y a quelques mois, s’appelait encore “Sénateur”, mais que toutefois son prix n’avait pas augmenté avec la prise de grade de son mentor.
Juste après être sorti des faubourgs de la capitale nous voyons nos premières bêtes sauvages, celle-ci ne résident pas que dans les parcs. Les différentes gazelles et autres zèbres peuplent la campagne. Nous croisons également plusieurs familles de phacochères.

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Dès que l’on quitte la ville, tout comme il y a 20 ans c’est l’intense circulation pédestre au bord de la route qui frappe au premier abord. Dans cette quirielle de piétons qui cheminent beaucoup d’enfants, parfois très jeunes qui dans leur uniforme (approximatif) hérité de la tradition anglaise font route vers l’école.
Dès l’entrée du parc nous avons la chance de voir des élands du cap qui pour être la plus grande des antilope du kenya, il peut atteindre 1m 50 au garrot, est néanmoins l’une des plus difficile à apercevoir.

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Puis nous croisons une petite troupe de cobes d’eau. Le lac approche!
On traverse ensuite une colonie de buffles mélangée aux zèbres. Et toujours des gazelles de Thomson. Un beau mâle babouin sur le bord de la piste, à la fois narquois et méditatif, nous regarde passer.

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L’arrivée sur les bords du lac Nakuru, 188 Km2 et qui culmine à 1758 m m’a réservé ma première et peut être plus grande surprise du voyage. Alors que je l’avais quitté en 1991 le tour frangé de rose d’une multitude innombrable de flamands, je n’en voyais que quelques grappes isolées dans une foule de pélicans.

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En 1989 pour mon premier voyage en compagnie de Jean-Claude Farjas, Pierre Ramel, un autre peintre ami, m’avait chargé de faire le plus possible de photos de flamands roses en vol car , grand amoureux, lui aussi de la nature, il voulait peindre un grand tableau dont ces oiseaux seraient l’élément principal; ce qu’il fit; la peinture fut exposée l’automne suivant au Grand-Palais dans le cadre du Salon d’Automne. Je me demande bien ce qu’est devenu cette toile? Si quelqu’un à des lumières à ce sujet qu’il n’hésite pas à me contacter. En 2009, j’aurais été bien en peine d’honorer cette commande!

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Les raisons de la quasi disparition en leur ancien sanctuaire des flamands sont diverses. La première est la sécheresse exceptionnelle (?) que subit le Kenya depuis plusieurs saisons. Le lac est au plus bas. La température est plus élevée d’au moins cinq degrés que lors de mes voyages précédents, faits à la même période. Le résultat est que l’herbe est plus rare et plus brûlée qu’ auparavant, ce qui a une répercussion directe sur la population des animaux sauvages dans les parcs. La deuxième et sans doute la plus importante est l’introduction il y a une vingtaine d’années du tipaya dans le lac un fort bon poisson, on en mangera à plusieurs reprises durant notre périple, qui a la mauvaise idée de se nourrir, comme les flamands, des même crevettes qui donne leur couleur rose à ces grands oiseaux. La présence des tipayas a attiré les pélicans, sympathiques volatiles aussi voraces que gourmets.


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On retrouvera une bonne partie des flamands plus en avant dans le voyages. Ils ont migré en nombre en Tanzanie.
La petite déconvenue de l’absence des flamands a largement été compensé par la présence de rhinocéros blancs qui ont été introduits depuis une dizaine d’années. Ils ont été importés d’Afrique du sud. Durant notre visite dans le parc de Nakuru, j’en compterais sept, alors que je n’en avais vu qu’un, et encore que de nuit, lors du safari de 1991. Les rhinocéros blancs semblent faire bon ménage avec ces autres colosses que sont les buffles.

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Le rhinocéros blanc est un peu moins menacé d’ extinction que son cousin le rhinocéros noir. Il est plus gros que ce dernier. Contrairement à ce que l’on pourrait penser ce n’est pas leur couleur qui permet de les distinguer. Tous deux sont gris! Si les rhinocéros peuvent présenter des robes différentes ce n’est que parce que la boue dans laquelle ils se vautrent n’ont pas toujours la même couleur. Ladjectif blanc, white en anglais est du à une déformation phonétique de la part des britanniques du mot hollandais wijd qui signifie large. En effet lorsqu’ils débarquèrent en Afrique du sud les boers remarquèrent que le rhinocéros qu’ils découvraient avait une lèvre supérieure plus large et un museau  plus carré que les rhinocéros rencontrés plus au nord. Mais les anglais comprirent white! Et ainsi le rhino devint blanc!

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En outre le rhinocéros blanc possède une bosse sur la nuque et une corne plus longue que le noir. Ils sont plus copieux que leurs cousins. Ils peuvent mesurer jusqu'à 3m 80 pour une hauteur de 2m au garrot. Leur poids moyen est de 3 tonnes mais certains pèsent jusqu’à 5 tonnes! Heureusement il est plus placide que son cousin, ainsi nous avons pu nous promener à pieds non loin de lui, ce qui n’est pas conseillé avec le rhinocéros noir qui dans un même cas aurait très certainement chargé. C'est ce qui est arrivé à notre petit car en 1989, lors de mon premier voyage. J'ai pris la photo ci-dessous lorsque un magnifique rhinocéros noir n'était plus qu'à quelque centimètres du véhicule où je me trouvais. J'ai bien peur que ce superbe animal ait bien mal fini.

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Dernière image du Parc de Nakuru, un groupe de buffles à l’ombre d’un acacias.

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Nous faisons demi-tour direction le lac Naivasha dont le niveau, qui comme les autres lacs de la Rift valley, baisse en des proportions inquiétantes. Contrairement au lac Nakuru, c’est un lac d’eau douce. Il n’y réside ni flamands roses ni pélicans...
Découverte de l’hotel, le Naivasha Sopa Resorts qui s’avèrera une bien bonne adresse, de magnifiques bungalow dispersés dans un superbe parc. Du balcon de la chambre je vois trois girafes gambader sur la pelouse de l’hotel. Celle-ci va descend en pente douce jusqu’au lac que l’on ne peut voir, la vue étant barrée par de nombreux acacias.

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Après un bon déjeuner où je découvre la chair au goût subtil du tipaya, nous embarquons dans une pirogue à moteur pour découvrir la faune du lac Naivasha qui couvre 170 km2, en premier lieu les hippopotames qu’à mon goût nous n’ approchons pas d’assez près.

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Après cette visite un peu frustrante, nous débarquons dans une grande île du lac, Crescend Island. Dans cette île, comme dans le parc du lodge, on peut y admirer une très belle variété d’acacias au tronc jaune. On l’appel yellow fever car, à l’époque des premiers colon, il était considérer comme le vecteur de cette terrible maladie, dont la vaccination est obligatoire pour pénétrer en Tanzanie. Cette légende est probablement né du fait que sous son ombrage les blancs faisaient la sieste au bord de l’eau qui attirait les moustiques qui sont les véritables vecteur de la fièvre jaune.

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Dans notre promenade sur l’ile où nous apercevons quelques belles villas, un jeune blanc pêche sur un ponton, nous côtoyons buffles, gazelles, cobes, girafes...

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Retour à l’hotel pour le cocktail vespéral avant un bon dîner. Je suis épuisé par cette première journée riche d’images, après une nuit sans sommeil dans l’avion. Comment peut on dormir dans un avion! Pourtant j’avais trois places pour moi et j’ai passé une partie du vol couché.
Je décide d’aller me coucher tôt. Un préposé à la sécurité nous accompagne jusqu’à notre pavillon et là à 15 mètres de l’entrée de notre chambre sa torche électrique éclaire un hippo en train de brouter placidement...

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Posté par bernar alapetite à 07:34 - voyages - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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