30 juillet 2008
Poisson chat
Ken Danby
La revue Planète par Clotilde Cornut

Ma dette envers la revue Planète est immense et pourrait se résumer en une seule formule, la découverte de la diagonale. Une ligne qui relie science et littérature, réalisme et fantastique, minuscule et majuscule. Planète dans cette France qui venait de rétrécir et qui s’ennuyait, décloisonnait les savoirs pour mettre en exergue leurs convergences. Elle mêlait l’optimisme pour l’avenir et la révérence envers un certain passé, comme le synthétisait fort bien Louis Pauwels en une belle phrase: << Il n’y a de nouveau que ce qui était oublié.>>.
Je suis souvent outré par la condescendance, quand ce n’est pas du mépris, avec laquelle les gens de ma génération évoquent la revue, alors qu’ils en sont tous plus ou moins les débiteurs. Loin d’être reconnaissant de tout ce qu’ils lui doivent. Ils rejettent en bloc cet héritage, alors que rapidement on s’aperçoit que des pans de leur culture ont été nourri par la revue.
En ce qui me concerne elle m’a appris à regarder comme si c’était toujours la première fois et à privilégier le plaisir dans une indifférenciation joyeuse des sources du savoir.
C’est donc avec une joie non dissimulée avec laquelle j’ai découvert , dans la belle librairie du Centre Pompidou, l’essai de Clotilde Cornut sur la revue, intitulé sobrement “La revue Planète”. L’éditeur a eu l’excellente idée de publier ce texte sous la même belle forme, extérieur et intérieur, que paraissait jadis la revue. Au sujet de la forme et de la typographie de cette parution, la remarquable émission de France-Culture, "La fabrique de l'histoire", à consacré en 2008, une émission au phénomène Planète qui comportait une interview de François Richaudeau, la cheville ouvrière de la fabrication de la revue.
Clotilde Cornut avec une grande clarté dans une langue simple fait une recension sérieuse du contenu de la revue et des membres de sa rédaction. En essayant de mettre les articles constituant le corpus de Planète dans une perspective historique de l’histoire des idées. Rien est oublié dans ce panorama. L’essayiste passe en revue les grandes rubriques de Planète, la science, les religions, les arts, la littérature... sans rien omettre.
Si ce travail est sérieux, on peut regretter d'une part que l'essais n'est pas été réactualisé depuis son écriture, car par exemple certaines personnes mentionnées sont décédées depuis sa rédaction, ce qui n'est pas signalé, et d'autre part, sa forme, par trop universitaire par le style, souvent assez plat et peu à l’unisson de celui enflammé d’un Louis Pauwels. L'essais malheureusement ne possède pas un appareil référentiel qu’aurait mérité le sujet et qu'appelle justement un travail universitaire. Edgar Morin et Michel Winock c’est bien mais c’est un peu court. A ce propos Michel Winock dans son dictionnaire des intellectuels français (Le seuil), écrit avec Jacques Julliard, ne consacre pas d’ entrée à la revue Planète mais seulement une à Louis Pauwels (page 1059) où l’on peut lire: << L’antimarxisme, l’anti-égalitarisme, l’antichristianisme rapprochent l’écrivain de la Nouvelle Droite, qui lui semble l’héritière des recherches de Planète.>>. Voilà qui est clairement dit, beaucoup plus que dans l’essais de Clotilde Cornu que l’on sent tergiverser pour ne pas arriver à cette conclusion. Il aurait été à la fois courageux et exacte d’admettre plutôt que de suggérer que Planète s’inscrit dans un vaste mouvement métapolitique en réaction au crypto marxisme, encore dominant dans ces années là, il exerçait un véritable terrorisme intellectuel, et que l’on sent d’ailleurs encore prêt à sortir de sa tanière où il se tapit. Contrairement à ce que dit Clotilde Cornut, l'allégeance de Pauwels à la nouvelle droite, puis son engagement dans la création du Figaro magazine, qui dans ses premiers temps n'était pas la revue des pince fesses de l'avenue Mozart qu'il est devenu, n'est pas pour Pauwels un retournement (la Nouvelle Droite par rapport à Planète) mais une continuité. On peut ajouter que Remy Chauvin s’il fut un fidèle de Planète, le fut aussi de Nouvelle Ecole, la revue de la Nouvelle Droite.
Clotilde Cornut oublit de dire que la grande différence entre la Nouvelle Droite et l'esprit de la revue Planète est sa position envers l'Amérique. L'anti américanisme est un des piliers de la Nouvelle Droite, à ce propos je pense cette division de l'occident est la principale raison de son échec, alors qu'un certain philoaméricanisme est patent dans la revue.
En revanche Clotilde Cornut met justement le doigt sur la juste obsession de la revue, la surpopulation. Elle ne va pas jusqu'à prononcer le mot tabou entre tous d'eugénisme, mais enfin... En lisant ce passage, je me suis dit, une fois de plus, que Planète nous manquait bien. Où voit on aujourd'hui que par exemple une des solutions possibles à la pollution n'est pas seulement la diminution de la consommation mais aussi une diminution draconienne de la population mondiale. Il me vient à l'esprit que la frontière entre la droite et la gauche passe par la reconnaissance de la bonne idée qu'est le malthusianisme, la gauche pensant bien sûr que c'est une mauvaise idée, force est de constater qu'il n'y a plus de droite...
Si l’auteur n’ommet pas de souligner le rôle d’accoucheur de Planète, elle ne le fait pas assez franchement à mon goût. Une enquête auprès d’intellectuels et de décideurs dans la tranche d’âge 50, 70 ans, leur demandant ce qu’ils devaient à la revue, aurait complété agréablement son exposé et l’aurait fait sortir du carcan universitaire où il se complait un peu trop c'est d'ailleurs ce que lui suggère Jacques Mousseau, l'un des grands auteurs de la revue, dans l'entretien qu'il a accordé à Clotilde Cornut et qui est placé en fin de volume.
Une étude sur une revue abordant autant de sujets aussi différents est une véritable gageure, car elle demanderait d’être aussi bien spécialiste en art qu’en science qu’en littérature qu’en recherche spatiale. Clotilde Cornut s’en tire avec les honneur même si par la force des choses les articles consacrés à tel ou tel aspect de Planète sont souvent un peu superficiel.
Celui qui a le plus retenu mon attention, sans doute aussi parce que c’est le sujrt que je connais le moins mal, est le chapitre sur les arts dans Planète. Il est particulièrement éclairant et je n’y ai relevé aucune erreur.
Si l’essai se développe sur 182 pages qui restituent la belle présentation de la revue, on a l’impression d’avoir un numéro de celle-ci entre les mains, il est suivi d’un complément bibliographique de 100 pages. Ce dernier, établi par Joseph Alteirac, est très précieux car il contient notamment tous les sommaires détaillés de tous les numéros de la revue, un grand bravo pour ce travail de Bénédictin.
Si l’entreprise n’est pas parfaite, le livre de Clotilde Cornut est un indispensable outil pour mieux comprendre une des aventures intellectuelles les plus stimulantes de la deuxième partie du vingtième siècle.
P.S. 1 Le net est vraiment merveilleux en tapant Grégory Gutierez sur votre moteur de recherche préféré vous pourrez télécharger gratuitement le mémoire qu’il a consacré à la revue et sur lequel je reviendrais ultérieurement.
P.S. 2 Je recherche des numéros de Planète si vous en avez à vendre ou à donner, contactez moi...
P.S. 3 Les toiles illustrant cet article sont de Carel Willing peintre que la revue Planète essaya de lancer, malheureusement avec un succès mitigé, mais l’artiste est fort connu dans son pays la Hollande.
29 juillet 2008
La bonne voie
Arthur C. Radebaugh où le futur tel qu’on nous l’avait promis

Arthur C. Radebaugh est né aux Etats-Unis en 1906. Après de courtes études au The Art Institute de Chicago passionné d’automobiles il se dirige vers Détroit, la capitale de l’automobile américaine. Il y résidera et y travaillera entre les années trente et soixante. Il semble avoir toujours travaillé en indépendant pour les firmes se rattachant à la construction automobile en réalisant de nombreux dessins pour les catalogues ventant les nouveaux modèles.


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Mais la distraction et la véritable passion de Radebaugh est de dessiner le futur tel qu’il l’imagine. Son talent donnant corps au futur qu’inconsciemment les américains espèrent. Ses visions sont à la fois fantastiques et pragmatiques, ce sont des extrapolations du présent, nourries des recherches des bureaux d’études qu’il côtoie pour ses travaux plus alimentaires. Pour la forme Radebaugh est un des premiers à utiliser l’aérographe dont il est un véritable virtuose. Comme on le sait il fera école.

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Son intérêt pour la prospective le fera s’interesser au objet du quotidien comme à l’architecture. Sans être ni architecte, ni designer Arthur C. Radebaugh fut un inventeur de formes et encore plus un vulgarisateur d’une esthétique d’avant-garde. Il est amusant de débusquer dans ses dessins pour les brochures des firmes d’automobiles dans les arrières plans ses architectures futuristes. Avec le temps ces dernières s’ assagiront quelque peu passant d’immeubles art déco cyclopéens à de plus modestes maisons de banlieues néanmoins aux formes audacieuses. A coté de son travail pour les trusts automobiles, il aura toujours une prédilection pour Chrysler dont il trouvait les voitures moins banales que celles de la concurrence, il dessine pour d’autres grandes marques, comme Coca-Cola par exemple mais ses visions futuristes effrayent de nombreux clients potentiels. Il réalise aussi des illustration pour des revues prestigieuses comme “Fortune” ou “Esquire” mais surtout il réalisera les couverture de la revue “Motor” durant des décennies.
L’entrée en guerre de l’Amérique stoppe l’essort de sa carrière. Il travaille alors avec d’autres artistes pour l’armée. Un temps il partagera un bureau avec Will Eisner! Il œuvre comme designer industriel pour la conception d’armes pour l’avenir. Son travail pour le Pentagone semble lui avoir permis d’ affiner à la fois son talent pour les conceptions futuristes et renforcé son penchant pour le pragmatisme. Pendant la guerre il a aidé a développer des voitures blindées équipées de bazookas. Il a été également chargé de mettre au point l’éclairage des tableaux de bords des véhicules militaires avec ce que l’on appelle la “blackligth” contribuant à mieux dissimuler les véhicules et les chars américains aux avions ennemis.
A la fin du conflit il reprend ses activités. Il imagine de plus en plus la vie quotidienne de demain. En 1957, il réalise sa dernière couverture de Motor et décide de se consacrer uniquement à la conception d’image représentant le futur.
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Dans cette période, il transforme un van Ford en studio de dessin mobile. Il a souvent travaillé sur ses dessins en voyageant à travers l’Amérique, ce qui l’inspirait particulièrement. La personnalité de Radebaugh est assez mystérieuse. Il semble avoir vécu en solitaire. Il est décrit à la fois comme taciturne et débonnaire. Il portant parfois des tenues extravagante, comme une grande cape, un monocle ou un volumineux chapeau.

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Malade dès 1962 sa fin de vie est assez difficile. Il meurt en 1974. Depuis il est tombé dans l’oubli, mais cela semble changer, cet article n’en est-il pas une preuve, plus sérieusement on s’intéresse à nouveau à son travail, peut être grâce à des artistes qui aujourd'hui le pastichent. Une exposition itinérante de l’artiste créée par Rosenbaum et Mackov tourne dans les Etats-Unis et les deux mêmes compères prépare un livre sur Radebaugh.
Nota: Si j’ai utilisé le conditionnel et que de nombreuses informations manquent de précisions c’est qu’il y a peu d’indications sur cet artistes. Lecteurs si vous pouvez apporter des complément à cet article, vous êtes les bien venus.

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28 juillet 2008
Clément Chabernaud
ALEXANDRIE POURQUOI ?

Egypte, de Youssef Chahine, 120 mn, 1978
Réalisation: Youssef Chahine, scénario: Youssef Chahine, Mohsen Zayed, musique: Fouad El Zahuy, images: Mohsen Nasr, montage: Rashida Abdal Salam
avec: Mohsen Mohieddin, Naglaa Fathi, Ezzat el-Alayli, Mahmoud el-Meligui, Mohsena Tawfiq, Ahmed Mehrez, Gerry Sandquist, Youssef Wahbi, Yehia Chahine
Résumé
1942: le maréchal Rommel est aux portes d’Alexandrie. La ville est en ébullition et la population réagit diversement. Certains se réjouissent de la victoire allemande annoncée, et organisent des opérations anti-anglaises. D’autre comme la famille Sorel, de confession juive, font leurs valises. Adel Bey, oncle de Yehia, aristocrate dilettante, sorte de dandy décadent, nationaliste fait enlever des soldats anglais ivre pour les tuer. C’est pour lui une sorte de sport cruel et élitiste. Il tombe amoureux de l’un d’eux. Il lui laisse la vie sauve, mais l’anglais mourra au front...
L’avis de Bernard Alapetite
Ce film commence le cycle autobiographique de Chahine. Il sera suivi en 1982 par ”Alexandrie encore et toujours” et clos en 1989 par ”La mémoire”. Il y invente le personnage de Yehia, véritable double du cinéaste.
Dans “Pourquoi Alexandrie” Chahine réinvente son adolescence et sa jeunesse, de la période de la guerre jusqu’à son départ pour les Etats Unis pour y apprendre le cinéma. Mais loin d’être centré sur sa personne le cinéaste a voulu visiblement ressucité des personnages qui le hantaient encore à l’époque du tournage comme celui d’Adel Bey, ici présenté comme son oncle.
Adel Bey a appris à convertir sa haine en amour, la revendication politique va se changer en une passion sensuelle. Le cinéaste réussit à nous faire comprendre cette métamorphose en un plan superbe: l’égyptien apportant son repas à l’anglais, nu dans le lit de la chambre à coucher du premier. Très peu sera montré mais l’émotion est très forte qui culmine lorsque, plus tard, on voit l’oncle se recueillir sur la tombe du tommy qui a été tué à El-Alamein: rare sont les images aussi belles qui ne laissent pas disparaître l’amour homosexuel dans les oubliettes de l’histoire.
L’amour homosexuel chez Chahine est toujours apprentissage mais un apprentissage inversé par rapport à la tradition grec classique: C’est l’ainé, l’homme de savoir qui a la révélation de la vérité par l’entremise de l’objet du désir c’est ce que l’on retrouve dans “Adieu Bonaparte. C’est un amour libérateur et positif à l’opposé de la contemplation morbide de la jeunesse dans le “Mort à Venise” de Visconti.
Chahine a donné à Yehia les rêves de son adolescence, comme lui, alors il rêvai de partir pour étudier le cinéma aux USA... Ce qu’il fit. A-t-il connu la passion de son double, comme lui pétri de cinéma américain, et qui veut devenir acteur et prépare un spectacle avec ses camarades du lycée catholique, que nous suivons, Parallèlement à l’intrigue principale, cette amitié passionnelle pour un garçon de sa classe, une amitié qui exclut toute autre histoire d’amour? Comme dans “Adieu Bonaparte” Chahine mêle habilement l’Histoire et histoires d’amour tissant un scénario complexe où se croisent et se mêlent intimement amitiés, amours, trahisons, idéologies contraires, religions différentes et sexualités variées.
“Pourquoi Alexandrie est certainement le film de Chahine qui s’inscrit le plus dans une filiation littéraire bien sûr dans celle de Cavafy mais aussi celles de Durrell et Mahfouz.
Ce mélodrame flamboyant est aussi un grand film documentaire d’ailleurs faute de moyens pour reconstituer les moments historiques, le cinéaste utilise habilement des bandes d’actualité. Il nous apprend surtout comment vivait ces événement une population qui subissait la guerre tout en étant dans une certaine mesure extérieur au conflit. “Pourquoi Alexandrie” nous en apprend beaucoup sur la vie quotidienne à Alexandrie de 1942 à 1952.
“Pourquoi Alexandrie” est aussi un film sur le Je, utilisé sans doute là pour la première fois dans le cinéma arabe, d’un garçon qui prend sa vie en main avec courage et détermination.
On peut parler d’audace folle de Chahine à propos de ce film dans lequel il évoque ouvertement une aventure homosexuelle entre un Egyptien aisé et un soldat britannique et ose en parallèle une histoire d'amour entre un Musulman et une Juive et suggère une amitié particulière entre deux garçons.
Ce film a été primé au Festival de Berlin où il reçut l’ Ours d’Argent et le Grand Prix du Jury.
PS. Mon modeste hommage à Youssef Chahine qui a disparu hier.
La déchirure
Brian Kenny, Obama et les autres
Il y a quelques temps je vous ai dit tout le bien que je pensais de Brian Kenny même si parfois son coté nouveau Basquiat m'agaçe quelque peu. Ce qu'il y a de bien chez cet artistes outre son incontestable talent c'est qu'il donne régulièrement de ses nouvelles via expositions, publications, blogs et autres sites du ouèbe (orthographe qui m'amuse et se répand particulièrement chez les obsédés de 'anti-américanisme primaire). Voici une de ses dernières facéties, un détournement de la couverture d'un célèbre news. Cet image que je ne reproduit pas par anti républicanisme me donne l'occasion de dire combien je trouve ridicule l'obamisme galopant des européens en général et des français jusqu'au premier d'entre eux qui n'est pas à une lubie prêt. Je vois même des sites, et des sites amis, qui arborent un macaron de soutien, ce qui doit faire une belle jambe au candidat en question. Je suis prêt à parier que nombreux de ceux là n'ont aucune idée du programme démocrate (pas plus que celui des républicains d'ailleurs) qu'il ignore tout du système politique américain, assez complexe, pour ma part il y a bien longtemps j'ai passé des heures à l'étudier pour en dégager la filiation avec les institutions du pouvoir romain, et même qu'un bon nombre des chauds partisans du sénateur de Chicago, n'ont même jamais mis les pieds en Amérique... Mais n'est ce pas l'apanage de la démocratie de donner son avis sur un sujet dont on ne connaît rien?
27 juillet 2008
Jason Driskill

Jason driskill est un jeune artiste qui après de solides études d’art commence à faire sérieusement parler de lui. Il travaille à San Francisco où il a une approche pluridisciplinaire de l’art à la fois peintre, écrivain, dessinateur, photographe et surtout virtuose de l’art numérique. Il utilise aussi la vidéo n’hésitant pas à se prendre souvent comme modèle un peu comme le font Gilbert et George. Comme vous l’aurez sans doute remarqué j’ai une tendresse particulière pour les athlètes complets des arts graphiques qui, comme Driskill, n’hésitent pas a utiliser plusieurs médium pour s’exprimer.

Pour ses toiles, il ne va pas chercher ses modèles bien loin, encore lui même, ses amis, son chien, les objet qui l'entoure, le tout peint avec une franchise tranquille.
Le thème de l’homosexualité domine dans son oeuvre. Mais il fait preuve d’une constante invention alors que Beaucoup d'artistes traitant de thèmes gays se contentent de représenter simplement des corps d’hommes nus dans une sorte de porno soft.



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L’artiste a beaucoup réfléchi à la question sexuelle. Venant d’une famille très religieuse la découverte de sa sexualité n’a pas été sans déchirement. Mais ce qui le distingue peut être le plus dans le monde de l’art outre ses talent multiple c’est son sens de l’humour et l’on ne peut pas dire que cela largement partager dans le milieu. Depuis l’exposition Baxter au salon du dessin je n’avais pas eu beaucoup l’occasion de rire devant une oeuvre d’art et cela ne peut faire que du bien.



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