Le blog de Bernard Alapetite

A partir du cinéma mais aussi de toute la production culturelle un regard gay et décalé sur les jours

08 juillet 2008

Paul Schaafsma | Ben



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George Cayford

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George Cayford est né en 1931 à Londres. Il a été formé au Royal College of Art et a travaillé comme graphiste et illustrateur avec son propre studio de design.
Il a Plus tard enseigné le graphisme et l'illustration, au London College of Printing   tout en continuant son travail personnel. Sa notice biographique mentionne non sans humour que sa vie privée n'a pas toujours été compatible avec ses ambitions de carrière!

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George Cayford a une rare dextérité ce qui lui permet de croquer avec une grande vélocité les poses spontanées adoptées par ses modèles. Sa méthode consiste ensuite  à tirer de ses croquis toujours à grande à vitesse des dessins exécutés soit au fusain ou à l'aide de pastels.

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La vitesse rapidité d'exécution est importante pour lui: elle lui permet de fixer l'image qu'il voit, un peu comme le ferait un appareil photographique
. Ses dessins sont des tentatives pour capturer des moments fugitifs leurs gardant spontanéité et fraîcheur.

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George Cayford  joue de l'ombre et de la lumière, de fonds de couleur pour faire ressortir un mélange d’énergie et de tendresse dans ces portraits parfois agrémentés d’accessoires SM, cagoules ou chaînes, dans des poses parfois lascives  invitent au plaisir ou à une sensuelle paresse.
Un petit recueil des dessins de l'artiste a été publié en Angleterre, en 1986 par
Search Pr Ltd.

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    Posté par bernar alapetite à 09:49 - DE CIMAISES EN CIMAISES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    07 juillet 2008

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    06 juillet 2008

    Traces du sacré au Centre Pompidou

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    Etant athée, je ne suis peut être pas le visiteur idéal de l'exposition "Trace du sacré" au Centre Pompidou car sacré n'a pas grand sens pour moi. Mais après avoir passé trois heures dans l'exposition, je n'ai pas découvert le sens que pouvait avoir ce mot pour les commissaires de cette manifestation. D'autant que le moulin à prière géant du hall est en contradiction avec ce que cet objet symbolique est censé introduire.

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    Bruce Nauman.

    Le menu est copieux dans un labyrinthe à la paradoxale circulation évidente et fluide qui occupe tout le dernier étage du centre sont disposé avec élégance, ce qui est rarement le cas en ce lieu. Une sentance de Bruce Nauman est la première oeuvre d' environ 350 pièces, réalisée par 200 artistes presque exclusivement européens et américains, surtout des peintures mais aussi des sculptures et des installations qui composent cette imposante exposition. Ces oeuvres recouvrent une large période allant du milieu du XIX ème siècle avec, deux beaux tableaux de ruines romantique de Caspar Friedrich, jusqu' à aujourd'hui avec un grand dessin magistral de Svajone & Paulus Stanikas , terminé il y a seulement quelques semaines.

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    Ce dessin de Stanikas n'est pas la "chute" de ces artistes qui est exposé

    Nous rencontrerons au fil de notre déhambulation d'autres remarquables dessins en particulier les figures antimilitaristes réalisées par Otto Dix pendant et après la première guerre mondiale.

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    Cet ensemble est divisé en  24 thèmes, Homo novus, L'ombre de dieu, Résonances de l'archaïque, sacrifice, The door of perception, Apocalypse!, Eden...  Chaque groupe ayant sa salle et chaque oeuvre un roboratif cartouche explicatif en français et en anglais où l'on nous explique l'historique de l'oeuvre et le pourquoi de sa place dans l'exposition, texte que l'on peut retrouver dans le beau catalogue, 50 € tout de même, l'entrée étant elle même assez coûteuse, 12€. Dés la lecture du premier cartouche on est interloqué par l'explication qui parfois frise le n'importe quoi comme dans celui près du magnifique Kandinsky.

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    Le moins que l'on puisse dire c'est que pour nombre d'oeuvres les traces du sacré sont des plus ténues car si elles sont évidentes pour certaines pièces comme pour le surprenant petit christ vert de Maurice Denis, la magnifique couronne d'épines de Mannessier, la tapisserie de Lurçat ou l'extraordinaire sculpture de Cattelan, pour moi le clou de l'exposition, pour d'autres elle relève au mieux de l'intention que ne corrobore que l'histoire du peintre comme pour la toile de Rothko ou le poétique travail de Pierre Huyghe avec son "One million kingdom" et au pire que de l'élucubration des commissaires comme pour les activismes viennois ou l'art cinétique.

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    Un bel exemple d'art cinétique.

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    Bacon                                                  Lurçat.

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    Him de Maurizio Cattelan.

    Je ne vois rien de sacré dans les très belles toiles de Bacon, Chirico, Jawlensky, Barnett  Newman , Chirico, pas plus que dans  les dessins de Victor Hugo, de Michaux, de Ninjinsky  (j'ai ainsi appris que Ninjinsky non content d'être  un génial danseur fut aussi un intéressant dessinateur et toujours pas dans la poignante installation de Paul Chan qui évoque les morts du  11 septembre 2001 à New York.

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    Chirico.

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    Paul Chan.

    La litanie, très partielle, des noms des artistes présentés, donne une idée de la qualité de l'exposition et du plaisir que l'on y prend si l'on oublie le fallacieux prétexte qui les as réuni ici. J'ai eu parfois l'impression de visiter les salles d'exposition de Sotheby's avant une grande vente de prestige pour laquelle on a rassemblé fortuitement de belles pièces des plus grands noms de l'art. IL ne faut pas dissimuler non plus que parmi de nombreux chef d'oeuvre, dont plusieurs jamais montré en France, se sont glissées quelques croûtes assez réjouissantes comme cette mer sur laquelle pousse des champignons! L'"artiste" avait incontestablement fumé la moquette. La section se réclamant de l'art sous l'influence des drogues dont je m'interroge sur la pertinence de sa présence, est la plus médiocre et porte un titre ridicule, The Doors of perception (pourquoi l'anglais?).

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    Brauner.

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    Nolde

    Outre la propension de l'exposition à embrigader sous l'étendard du sacré, des oeuvres, certes superbes, mais qui n'ont rien à y faire, on peut s'etonner de la surévaluation de deux courants. D'abord le "nietzchéisme", ce qui nous vaut un magnifique portrait du philosophe par Munch et ensuite l'ésotérisme vaporeux du début de XX ème siècle. La salle illustrant cette tendance, appelée les grands initiés, est assez croquignolesquecroquignolesque. Elle est mise sous le patronage du portrait du sar Péladan du à Deville que l'on croirait sorti d'un album d'Adèle Blanc-sec du grand Tardi (pas de bandes-dessinéebandes-dessinée dans cette "Traces du sacré alors que sont un peu présent l'architecture et le cinéma).

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    portrait du sar Péladan par Deville

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    portrait de Nietzche par Munch.

    Cette tendance a valoriser les grands malades mystiques ou pseudo-mystiquespseudo-mystiques irrigue toute l'exposition. Cette philosophie nous ramène aux années soixante et soixante dix. J'ai eu parfois le sentiment de parcourir une manifestation parrainée par feu "Planète".

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    Mondrian.

    Nous sommes donc devant une manifestation volontariste qui défend des thèses peu conventionnelles et douteuses mais qui nous offre la possibilités de voir des oeuvres de belles qualités difficilement visible habituellement.

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    Manessier

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    Cameron

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    Jusqu'au 11 aout, tous les jours, sauf le mardi de 11h à 21h, le jeudi jusqu'à 23h.

    Posté par bernar alapetite à 22:38 - DE CIMAISES EN CIMAISES - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    05 juillet 2008

    Un spectateur à Roland-Garros

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    Paris, juin 2008

    Posté par bernar alapetite à 08:44 - images volées des temps enfuis - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    Un Pédigrée au Théâtre de l'Atelier

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    Je répugnais quelque peu à aller voir l'interprétation d'Edouard Baer du Pédigrée de Modiano. Agacé que je suis de voir les scènes des théâtres parisien encombré par les ersatz de théâtre que sont trop souvent, lectures, monologue et autres one man show, le plus souvent pour de sordides et inavouée raisons, l'économie étant la première. Il est évident qu'il est moins coûteux de rémunérer une personne qu'une troupe. Il n'en reste pas moins que pour moi le théâtre ce sont des acteurs qui jouent ensemble dans un décor.
    Mais dans le cas présent, la curiosité d'entendre le beau texte de Modiano fut plus forte que mes réserves. Si j'ai lu à peu près tout de cet écrivain, je n'avais jamais entendu de lecture d'une ou d'un morceau de ses livres. Malgré mon grand âge je n'ai pas encore atteint celui où l'on me fera la lecture. Entendre un texte est tout autre chose que de le lire. L'écoute est à mon sens un verdict plus exigeant pour un texte que la lecture. Elle pénalise aussi bien les longueurs et langueurs d'une écriture que le simple utilitarisme de celle-ci. A l'inverse certains auteurs, presque toujours les plus grands, prennent toute leur saveur par la voix du lecteur. Julien Gracq par exemple est de ceux-ci.

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    Et bien je ne fus en rien déçu et me confirma que Modiano est bien le plus grand de nos écrivains vivants. Mais la révélation de la soirée fut Edouard Baer que je n'avais jamais vu sur scène et assez peu au cinéma et que dans des rôles secondaire. Par la vêture et le maintien il a choisi de camper le narrateur avant le succès de son premier livre, "La place de l'étoile". Il nous apparaît sur le profond plateau nu du Théâtre de l'atelier que n'encombre qu'une  table et sa chaise à l'étroit dans  un pauvre petit costume de serge élimée qui transforme le dandy un peu gourmé, que j'ai eu l'occasion de croiser à la ville, en un triste pousse mégots. La transformation est saisissante. Et voila qu'engoncé dans ses pauvres hardes notre homme nous raconte sa vie avec une émotion retenue et une distance qui est la seule façon convenable pour que l'auditeur n'ait pas le coeur immédiatement brisé par la lamentable odyssée de ce pauvre gosse ballotté entre des parents aussi médiocres que mal aimants. Un Baer a encore un peu taillé dans ce texte déjà si sec, comme on le dirait d'une musculature. Le miracle c'est que sous nos yeux, Baer, qui n'a jamais l'âge du personnage dont il retrace la vie, Modiano est né en 1945 et le parcours qui nous est narré s'arrête vers 1965, est tantôt cet enfant rabroué mais les yeux grand ouvert sur la vie, ce jeune homme révolté et qui ne sait pas qu'il est sûr de son talent, cet écrivain fourbu, mais arrivé, qui revient sur les souffrances qui ont nourri son imaginaire et sera le viatique qu'il fera fructifier.

    Durant un peu moins d'une heure trente nous sommes resté suspendu aux lèvres d'Edouard Baer, souvent le coeur serré, parfois riant de la politesse du désespoir du texte. En sortant j'avais encore plus d'admiration pour l'écrivain et l'homme Modiano qui a transmuté un mal parti en un grand écrivain français et pour Edouard Baer qui a su si bien lui donner une voix...

    Malheureusement, je ne crois pas que Pédigrée se joue encore. J'ai assisté à une des dernières il y a quelques jours. Il faudrait en plus que je me presse d'avantage pour rédiger ces chroniques, mais la très relative trépidance de ma vie et ma fainéantise naturelle se joignent pour contrarier la célérité souhaitée. Mais peut être se donnera t il en tournée et peut être aussi sera-t-il repris la saison prochaine. D'autre part espérons qu'un dvd sera réalisé de ce beau et émouvant spectacle.

    Posté par bernar alapetite à 08:37 - coupe pages - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    04 juillet 2008

    La plage de François Deguelt

    Petit cadeau pour ceux qui ont la chance de fouler en ce mois de juillet le sable, cette chanson qui a marqué mon adolescence et que je me chante souvent, une pensée pour François Deguelt par trop oublié...


    Allongés sur la plage, les cheveux dans les yeux
    Et le nez dans le sable, on est bien tous les deux.
    C'est l'été, les vacances, oh mon Dieu, quelle chance!
    Il y a le ciel, le soleil et la mer.
    Il y a le ciel, le soleil et la mer.

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    la tristesse d'une grille

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    Phénomènes

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    Bonne nouvelle (pour lui) Ed Wood n'est pas mort, mauvaise nouvelle pour les spectateurs, il continue de faire des films. Lassé de s'entendre dire qu'il était le plus mauvais cinéaste du monde, il a changé de nom et, géniale idée, d'aspect aussi. Pour cela il a demandé à Peter Sellers, après avoir vu "La party" comment se grimer en hindou calamiteux. Le public ne s'est rendu compte de rien. Ses films sont encore plus mauvais qu'avant mais comme il s'est affublé d'un prénom ridicule et d'un nom imprononçable, la critique toujours avide d'exotisme se paluche avec extase devant chacun de ses nouveaux étrons. Le dernier "Phénomène", le phénomène en question doit être le nombre d'entrées pour une telle daube, est une série Z, au scénario grotesque, mal écrit, mal filmé, mal joué doté une "morale" d'un conformisme niaiseux: soyez gentil avec les arbres et faites des enfants à votre femme. L'idée de départ, massacrée par le réalisateur, une épidémie de suicides, n'est même pas originale. Elle a été empruntée à un manga, "Le club des suicidés", comme a été emprunté l'élément qui devrait faire peur, alors qu'il ne fait que sourire, cette fois à "Lost". Les acteurs sont exceptionnellement mauvais, les seconds rôles ont des tronches de cake et semblent ne jamais savoir ce qu'ils font dans le cadre. Le rôle principal est assumé par Mark Wahlberg dont ici le visage est aussi expressif qu'un steak oublié sur le billot. Comme on l' a vu bien ailleurs, on peut penser que c'est la direction d'acteur qui est en cause. Voyant avec joie arriver la dernière séquence qui me libérerait de se pensum, j'ai eu deux plaisirs fugitif d'abord de reconnaître Les Tuileries puis Cyrille Thouvenin, toujours aussi beau, mais ici, jouant aussi mal que le reste de la distribution. Et puis, pour la première fois du film, l'effroi m'a saisi. Il n'allait pas se terminer! Cette histoire idiote allait recommencer à Paris. Mais ouf le générique m'a délivré. En sortant je me suis demandé si le réalisateur avait eu tout de même une ultime bonne idée (certes très coûteuse), celle de faire une fin personnalisée pour chaque pays dans lequel le film serait projeté, mais paraitrait-il, même pas. Et je n'irais pas m'infliger une deuxième fois cette punition dans une autre contrée pour le vérifier.

    Posté par bernar alapetite à 09:03 - Humeurs cinématographiques - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    03 juillet 2008

    Joachim Gram


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