Le blog de Bernard Alapetite

A partir du cinéma mais aussi de toute la production culturelle un regard gay et décalé sur les jours

01 décembre 2009

Jacques de Ricaumont

J'ai déjà évoqué dans quelques billets Jacques de Ricaumont ( 1913-1996 ). Je le croise souvent au détour de mes lectures. Récemment dans les année érotiques de Buisson, il y a quelques semaines dans un des volumes du journal de Renaud Camus et l'an passé dans la beau livre sur Saint-Germain des prés de Gabriel Matzneff. C'était un homme charmant qui m'a fait passer, au milieu des années 70, quelques dimanches après midi inoubliables en sirotant son punch ancestral en très bonne compagnie.
J'ai trouvé l' évocation ci-dessous sur ce site  très original...


   

Jacques de Ricaumont

   

Ce fut Youki, - encore elle - qui me fit connaître       Maryse Choisy, une femme sortant de l'ordinaire. Amie de Jacques de Ricaumont,       un sympathique "déserteur du chemin des dames" qui présidait       aux réjouissances du Tout-Paris bien pensant, Maryse souhaita l'épouser.    

 

Maryse était une jolie femme énergique, dynamique, qui avait parcouru le monde et connu beaucoup de monde. C'était une mine d'anecdotes qu'elle contait avec verve.

 

Ainsi, avant même que je ne le rencontre, elle me parla de Jacques de Ricaumont, l'arbitre des élégances du Tout Paris intellectuel:

 

«Jacques était le grand rêve secret de Michel Simon. Un peu avant sa mort, (1975), l'acteur présenta Jacques à sa toute jeune fiancée:

 

- Jusqu'à toi, Jacques était mon unique passion.

 

Maryse Choisy prétend que les goûts de Michel Simon étaient ceux de Jules César, qu'il n'avait probablement jamais su quel sexe il aimait davantage.

 

Lors de leur première rencontre, Michel Simon se tournant vers Maryse lui avait bafouillé la banalité habituelle :

 

- Vous avez de beaux yeux.

 

Elle ajoutait :

 

- Bien qu'il ne fût pas beau, Michel Simon avait beaucoup de charme. Chasse gardée. Je n'allais pas trahir. Michel Simon m'invita :

 

- Venez chez moi. Vous verrez ma guenon.

 

Cela déplut à Jacques. Il n'avait jamais cédé à Michel Simon et pour cause, il n'aimait que les jolis garçons glabres mais virils. Mais Ricaumont était comme les grandes coquettes, il n'acceptait pas de perdre un soupirant fidèle.

 

Maryse: «Quand, à ce point, on a les mêmes goûts, il ne faut pas se marier. Je n'ai donc pas épousé Jacques. Mais il est resté un grand ami.»

 

Maryse Choisy s'est confiée dans son joli livre:  Sur la route de Dieu on rencontre d'abord le Diable.

 

Jacques de Ricaumont fut durant plus de vingt ans le porte-parole médiatique et l'arbitre des élégances de la bonne société française de droite voire d'extrême droite. Pas de communistes, ni de socialistes, ni même de gaullistes dans son club. Rien que du beau monde bien pensant.

 

En ces années de décolonisation ses amis étaient tous adeptes de l'Algérie française voire militants actifs de l'OAS.

 

Il publia de très beaux livres parmi lesquels l'Éloge du Snobisme au Mercure de France et La Comtesse de Chateaubriand ou les effets de la jalousie chez Robert Laffont. Deux œuvres délicates, ciselées avec art, orfèvrées avec talent, qui devraient rester dans la mémoire de ceux qui aiment la bonne littérature. Je le retrouverai quelques mois plus tard, lorsque Jacques Latour publia ma "Main rouge".
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25 novembre 2009

Notre amour de Roger Peyrefitte

Rapté sur un site ( http://bi-queen.way.over-blog.com ) qu'il ne faut pas oublier
Best-seller en 1967
.. impubliable aujourd'hui...
  Ou promis au bûcher ?..
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namo

S'il y a des regards éloquents, non suivis de rencontres, il y a des rencontres enivrantes sans lendemains. C'est la destinée de l'amour que j'ai qualifié d'impossible. Il ne l'est pas, en ce qu'il trouve mille façons de se pratiquer, et il l'est, en ce qu'il ne peut ni se chanter, ni se vivre. Après la lumineuse Antiquité, cet amour ne s'est exprimé noblement que par un Michel-Ange et un Shakespeare, notre époque ayant pour tout potage les aveux parpaillots d'André Gide, le lyrisme ergastulaire de Genêt et des textes indivulgables comme     Hombres de Verlaine et Le Livre blanc de Cocteau. Ces livres modernes ont le tort de décrire des actes et non des sentiments. Je n'imaginais pas de chanter l'aventure que j'espérais vivre, mais je la mettais d'ores et déjà sous la protection des dieux que j'adore et dans la grâce de qui je compte mourir : Apollon et Priape.
Priape est le dieu des garçons. C'est lui qui, en leur révélant les plaisirs solitaires, préside à leur seconde naissance -- leur véritable naissance à la vie. C'est lui qui, par la main d'un frère, d'un cousin, d'un camarade, fait leur apprentissage de l'amour réciproque, quand ce n'est pas celle d'un oncle, d'un parrain, d'un ami de la maison, d'un confesseur, d'un professeur, d'un valet  ou d'un inconnu dans les lieux publics.  (...) Et c'est bien parce que Priape est le dieu des garçons que Tibulle lui demande le secret de les séduire, car "son habileté séduit tous les beaux". Les séduire est moins difficile que de les aimer et d'en être aimé."  
Best seller en 1967, je vous dis...
  Aujourd'hui ?...
  ......
  Douce France !...    

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21 novembre 2009

Le carpaccio nous vient du Harry's Bar

Je sais, j'ai déjà recommandé ce site, tramezzinimag, (http://tramezzinimag.blogspot.com) il y a quelques jour et il figure dans les liens amis à la rubrique "intelligence des jours, ici et ailleurs, titre qui s'applique parfaitement à ce blog, mais j'insiste tant il me procure un bonheur quotidien par son élégance modeste et évidente. En voici une petite tranche à propos d'un de mes plats préférés...


<< Le carpaccio ! C'est une recette qui, bien qu'inventée assez récemment par le chef Cipriani, au Harry's Bar de Venise en 1950, et s'il vous plait, pour faire plaisir à une femme à qui le médecin interdisait de manger pour son régime de la viande cuite (il s'agissait certes de la Comtesse Amalia Mocenigo) a fait le tour du monde et se trouve maintenant faite un peu n'importe comment et avec n'importe quoi.

Mais au départ, il s'agit de fines tranches rouges de boeuf à l'huile d'olive, servies sur fond vert de cresson ou d'endive.
 

 Pourquoi Carpaccio ? Parce que cette année-là, il y avait une grande exposition de ce peintre vénitien (de son vrai nom Vittore Scarpaccia, et qui vécut de 1472 à 1526) et que ses rouges, (que l'on trouve dans les toges des dignitaires, la couverture de sainte Ursule, le corsage de la Vierge, les tentures...) rappelaient au chef la couleur des fines tranches dans l'assiette de la comtesse... En tout cas, pas à cause des filets de boeuf peints par Carpaccio, sujet qu'il n'a jamais peint, vu que ce n'était pas son genre ni celui de son époque.

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13 novembre 2009

Un amour de Venise

Lorsqu'un visiteur du blog laisse sur celui-ci un commentaire accompagné de l'adresse de son propre site, je m'empresse d'y aller voir, et peu de choses m'enthousiasme autant, alors de découvrir une merveille comme le site Tramezzinimag de Lorenzo, qui signe   buderi,  en cliquant sur ce dernier mot vous arriverez dans un lieu dans lequel Lorenzo nous parle (en français) avec autorité, sensibilité et amour de sa ville, Venise.

Le vieil ennemi est de retour

Parler des chats à Venise et tenter d'expliquer l'amour et le respect que les vénitiens leur portent sans évoquer la menace ancestrale que représentait le rat serait aller bien vite et bien superficiellement en besogne. Ces horribles rongeurs qui font toujours peur et dégoûtent ont toujours été redoutés à Venise. Débarqués des soutes des navires revenant d'orient, ils amenaient avec eux mort et désolation. Agents secrets de puissances maléfiques, ils tuèrent des milliers de gens, sur mer et sur terre avec le virus de la peste qu'ils diffusaient à une vitesse qui aurait paniqué l'O.M.S. bien plus qu'une hypothétique pandémie de grippe que nous appellerons bientôt l'Arlésienne. Les histoires ne manquent pas qui parlent de félins héroïques, dignes émules du grand frère ailé qui règne sur la République et la protège au nom de San Marco son maître. Ces histoires où d'ignobles pantegan (race de rat géant qui vit dans l'eau) avaient parfois raison de gros chats musclés et agiles qu'ils tuaient d'un coup de griffe ou de mâchoire...

Aujourd'hui, le vieil ennemi est de retour. Il sévit de nouveau dans les magazzini humides, rongeant tout ce qu'il peut ronger, polluant de ses miasmes infâmes ruelles et impasses sombres. Comme la bureaucratie moderne, dans son ineptie habituelle, a fait liquider les troupes de chats errants qui auraient vite eu raison de ces rebutants prédateurs, il ne reste plus qu'aux employés municipaux que l'usage des poisons. Comme le signaler récemment une lectrice, surgissent un peu partout des appâts empoisonnés censés éliminer les rats qui y touchent peu. En revanche il arrive souvent que de jeunes chats inexpérimentés ou trop curieux viennent y goûter. Surtout quand de bonnes odeurs de fromage ou de viande avariée s'échappent de la boîte. Pendant des années, s'il y avait effectivement trop de chats faméliques et que leur reproduction n'était pas du tout contrôlée, il y n'existait pratiquement plus à Venise de colonies de rats, sinon quelques rats musqués du côté de San'Elena où derrière l'Arsenal. Même les souris se faisaient rares. C'est l'inverse désormais...


Gatti

Qui observe qui ? On a souvent l'impression à Venise que les chats sont plus que des animaux. Leur vie sociale est très organisée, faite de rites et de règles secrètes. Ils tolèrent les humains qui les servent bien après avoir été pendant des siècles servis par eux, sauveurs



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28 octobre 2009

vélos, street art du coté d'Amsterdam

Les amoureux du street art et.... des vélos, sans oublier Amsterdam doivent visiter le site de drooderfiets,
ci-dessous quelque beaux exemples...

Silhouette on a tank

Wall with colours on Europaplein

Street view with girls on a poster

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11 octobre 2009

La leçon de Flaubert

Superbe billet glané chez l'indispensable Fugues et fougue qui se trouve bien sûr dans mes sites de prédilection.

Vendredi 09 octobre 2009             

            

« Cache ta vie ! » aurait dit Flaubert à Polanski et Mitterrand

            

 

Article repris par Medium4You.

Jamais un auteur n’a tant fui la publicité, l’histrionisme, le narcissisme médiatique que Flaubert. Lorsque, bedolle, il s’est cassé la jambe, il se plaint à sa nièce Caroline : « Ce qui m’a le plus vexé dans mon accident c’est ‘Le Figaro’ ! – Quels imbéciles ! – Et Lapierre avait eu l’attention de n’en rien dire, sachant mon horreur pour ce genre de réclames ! Oui, Villemessant [directeur du Figaro] a cru peut-être m’honorer, me faire plaisir et me servir. Loin de là ! Je suis HHHindigné. Je n’aime pas à ce que le Public sache rien de ma personne : « Cache ta vie », maxime d’Epictète [en fait d’Epicure]. » (30 janvier 1879, p.512). Il en rajoute, un peu plus tard : « on déclame contre l’Inquisition, mais les reporters ont remplacé les Dominicains, voilà tout » (à Charles Lapierre, 16 février 1879, p.544). Qu’aurait-il pensé des paparazzi ? Les bateleurs médiatiques comme Polanski et Mitterrand-le-neveu auraient dû lire Flaubert avant de faire des films ou d’écrire des livres sur leurs fantasmes. Le bas-peuple prend toute œuvre au premier degré, ne croyant que ce qu’il voit et préférant par-dessus tout croire comme tout le monde. Les Français n’aiment pas la liberté, écrivait Flaubert (voir l’illustration). Et la caste des cinéastes et autres artistes sait faire du battage pour les siens, les plaçant volontiers au-dessus des lois.

flaubert-francais-aiment-pas-liberte.1255002882.jpg

Il est vrai que le phénomène médiatique rencontre le nombrilisme des personnalités faibles qui ne semblent exister que par le regard des autres. Flaubert, écrivain perfectionniste, est loin de cette fragilité mentale. Il n’a pas besoin d’avoir du succès public pour écrire. L’avis de ses pairs lui suffit (Sand, Renan, Zola, Tourgueniev, les Goncourt, Hugo, Gautier…). « Le Public ne doit pas avoir de nous, tout. Réservons quelque chose pour nous-mêmes. Cela me semble plus décent (quod decet) [= ce qui convient, formule de Cicéron] » (à Maurice Sand, 20 avril 1880, p.886). Cette « décence » est plus anglo-saxonne que latine, la ‘common decency’ plus appropriée à un Normand tel que Flaubert que le théâtre et la démonstration latine. Mais le 19è siècle bourgeois français singe volontiers la Cour de Louis XIV, c’est à qui se poussera sous les feux de la rampe, l’Opinion remplaçant le monarque et la presse le « bon ton ». Les théâtres étaient la télé d’aujourd’hui, avec les mêmes cocottes, les mêmes histrions et les mêmes directeurs qui se prenaient pour les maîtres de la Pensée universelle. Qui voulait arriver devait flatter ces gens-là. Pas Flaubert.

flaubert-correspondance-tome-5.1255002872.jpgPour lui ce n’est pas la mode qui fait le succès d’une œuvre, mais sa perfection. La mode passe, la perfection demeure. Pourquoi lit-on toujours Homère, Platon, Virgile, Dante, Cervantès, Shakespeare, Racine, Tolstoï et Flaubert ? Alors qu’on ne lit plus le mondain Maxime du Camp – pourtant « de l’Académie Française » ? Parce que ces auteurs sont classiques – ils ne sont d’aucune époque mais de toutes ; ils sont universels, leur message traverse le temps et les sociétés. « Arrière le je », s’écrie Flaubert (à Alphonse Lemerre, 30 avril 1879, p.623). Il conseille à un jeune auteur : « travaillez longtemps dans la solitude et sans espoir de récompense, sans idée de publier. Faites comme moi ! (…) Il ne faut songer qu’à l’art en soi et à son perfectionnement individuel. Tout le reste s’ensuit » (à Edouard Gachot, 23 septembre 1879, p.712). Et surtout bannir l’opinion de l’auteur sur ses personnages ou sur ce qu’il décrit ! La morale change et le lecteur est capable d’en tirer une tout seul des descriptions et analyses, si elles sont bien faites. « Etre d’accord » (cette plaie de notre siècle) ne l’intéresse pas. Ce qui compte pour lui est d’être juste.

Grande leçon !

Gustave Flaubert, Correspondance tome 5, janvier 1876-mai 1880, édition Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Pléiade Gallimard, 2007, 1556 pages

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06 octobre 2009

François-Henri Galland

Lorsqu'un passant laisse un message et qu'il a un site, je ne manque jamais de le visiter et parfois je m'aperçoit que cet inconnu (de moi) a bien du talent comme  francois Henri Galland; en cliquant sur François vous êtes assuré de belles découvertes...

http://storage.canalblog.com/29/76/553633/43154520.jpg

http://storage.canalblog.com/23/89/553633/42555123.jpg

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11 septembre 2009

Le salut de Pierre Assouline à Pol Vandromme

Dans son blog, que vous trouverez dans les liens amis, Pierre Assouline rend un bel hommage à Pol Vandromme,  un extrait ci-dessous.


<<...Il se voulut l’inlassable intercesseur dans ses milliers d’articles à la pointe aiguë publiés notamment dans les feuilles wallonnes Le Rappel, L’Echo du centre, le Journal de Mons. Leur mosaïque reflète le portrait d’un esprit indépendant, frondeur jusqu’à la provocation, maurrassien critique qui ne reniait rien de ses idéaux de jeunesse, non-conformiste plutôt qu’anticonformiste, indépendant jusqu’à l’isolement, pas vraiment ennemi de la formule virtuose au risque du calembour. Lui qui était né à Charleroi et qui passa sa vie à Loverval, il se définissait comme Belge de passage, provincial de Paris, français à titre étranger, citoyen de la littérature française. Un irrégulier, au fond, nostalgique d’une France giralducienne légèrement ivre d’une certaine douceur de vivre. Surtout fidèle aux valeurs qui cimentaient les écrivains de sa famille d’esprit. Moins politiques que morales. Un certain sens de l’honneur. L’esprit porté au compagnonnage. La fidélité en toutes choses, et avant tout en amitié. Lisez Un singe en hiver et vous verrez, Blondin le montre très bien. Pour la mélancolie, voyez Monsieur Jadis du même. Pol Vandromme était si délicieusement démodé dans ses critiques, qu’on l’eût volontiers gratifié du titre de “Monsieur Jadis de la critique”. Un vrai tempérament d’humeuriste. Du caractère dans l’écriture. Un bretteur toujours prêt à en découdre mais dans la tenue et sans jamais s’abaisser. Un chahuteur qui avait le goût de l’escouade. Grand lecteur identifiant un écrivain à l’oreille, au timbre de sa voix tel qu’il s’échappe de son livre. Tout cela en fait-il un critique de droite ? Celui-là fut en tout cas le Commynes de la droite buissonnière.Nul doute qu’il aurait trouvé dans la rentrée littéraire 2009 de quoi “faire hennir les constellations”, pour reprendre l’une de ses expressions favorites. C’était un critique de tempérament, qui avait inconsciemment épousé, jusqu’au pastiche parfois, le verbe de ces écrivains dont il se fit le héraut dans toutes les feuilles belges et françaises qui sollicitèrent sa prose. Alors oui, un critique de droite, certainement qui pratiquait le désespoir avec allégresse, le courage avec désinvolture, et se réfugiait dans une vision romantique de l’Histoire pour mieux la sacrifier à la littérature, encore et encore, en l’envisageant avec le panache du capitaine de Boïeldieu enfilant ses gants blancs.>>

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29 août 2009

Haikus animaliers

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Ces haikus animaliers sont extraits de l'indispensable blog "Je suis décevant", c'est ici,  qui ne déçoit jamais ses lecteurs

Anthropomorphique

La réserve de la vierge devant le quadragénaire érotomane est d'une pudeur bien modérée si on la compare à la fuite éperdue de la jeune taupe devant la vieille taupe en rut.

Elapidé

Le naja hindou, à coup dilaté, prend son bol de lait, sans crème. Pour le reste, c’est un animal très sobre. Un lapin toutes les six semaines, pas plus.

Nabokovien

« Il y a une espèce de papillon, les palingenia, dont on n'a jamais vu la femelle. C'est qu'elle est fécondée avant même d'avoir pu se débarrasser de son corset de nymphe, et qu'elle meurt, les yeux encore fermés, mère à la fois et poupon en maillot. »

(Remy de Gourmont, Physique de l'amour)

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19 août 2009

Le regard en miroir de Daniel et Didier



Didier est venu faire un tour sur mon blog. Je lui ai rendu la pareille et fait une petite emplette de belles photos qui s'y trouvent. Faites comme moi, c'est ici .



"Les couples se forment"


En ce moment, à Bruxelles . . . bronzage garanti !











 


 


Le vieux marché de Bruxelles




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