Le blog de Bernard Alapetite

A partir du cinéma mais aussi de toute la production culturelle un regard gay et décalé sur les jours

01 décembre 2009

Karl Hofer

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30 novembre 2009

Igor Panov

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28 novembre 2009

Joaquín Sorolla (1863-1923)

Joaquin Sorolla y Bastida

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27 novembre 2009

Peter Blake chez Claude Bernard

Lors de ma visite à la FIAC 2009 je vous ai signalé des envoutants collages de Peter Blake présentés par la galerie Claude Bernard. Cette même galerie dans leurs locaux parisiens au 7-9 rue des Beaux-Arts, Paris VI, poursuit cette présentation avec plus d'ampleur. A ceux à qui le nom de Peter Blake ne dirait rien, je suis sûr que vous connaissez la pochette de disque ci-dessous et bien elle est de lui.

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La visite s'impose; pour ceux qui ne pourrait s'y rendre cette même galerie a édité un très beau catalogue agrémenté de très nombreuses reproductions des dits collages (auxquels malheureusement mes médiocres photos ne font pas honneur) dans lequel l'artiste explique sa démarche. Songeant à l'achat d'une de ces précieuses oeuvres je me suis renseigné sur les prix. Il faut compter environ 8000€ pour les plus petits formats. La galerie en profite pour montrer d'autres facettes de cet artiste.

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25 novembre 2009

L’âge d’or hollandais à la Pinacothèque

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Quoi que vous puissiez lire, ici ou là, il faut bien sûr aller voir cette exposition qui permet d’admirer des merveilles. D’autant qu’elles viennent du Rijksmuseum d’Amsterdan qui est partiellement fermé en raison d’énormes travaux pour encore de longues années. A ce propos il faut noter qu’Amsterdam a mis en route de nombreux chantier concomitamment. Ainsi lors de ma dernière visite en cette ville, il y a déjà trois ans, j’ai trouvé le Rijksmuseum presque fermé, le musée d’art moderne, lui entièrement clos et de nombreuse voies barrées en raison du percement d’un métro. Il est curieux qu’une ville entreprenne toutes ces réalisations en même temps ce qui occasionne une frustration pour le touriste et de grands soucis pour ses habitants...

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L’exposition est sous titrée les trésors du Rijksmuseum, disons tout de suite que les oeuvres que le fameux musée à envoyé à Paris ne sont pas, à quelques exceptions près, ses pièces les plus fameuses mais ce musée est si riche qu’elles sont toutes néanmoins remarquables. On peut féliciter la Pinacothèque, qui est lieu d’art privé, il ne faut pas l’oublier, d’avoir réussi à monter une telle exposition dont l’organisation aurait du logiquement échoir à la Réunion des Musées Nationaux et se dérouler soit au Louvre, soit au Grand Palais ou dans un grand musée de province. L’inconvénient est que la pinacothèque est un des lieux d’exposition les plus ingrats de Paris (qui en a malheureusement beaucoup). L’ accrochage, compte tenu des murs proposés, est honnête. La manifestation connaît un succès mérité. Il est indispensable de se procurer son billet d’entrée à l’avance ce qui ne vous dispensera pas de piétiner de longues minutes avant de pouvoir admirer chaque tableau. Ce qui ne doit pas décourager.

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L’exposition est chronologiquement centrée sur le XVII ème siècle aux Pays-Bas. Pays qui était au fait de sa richesse et où une pléthore de peintres de talent travaillaient dont certains avaient fait leur apprentissage artistique en Italie, c’est ainsi que l’on peut voir à la Pinacothèque des paysages romains et d’autres de montagne. Pour la première fois en occident la peinture se libérait du joug de l’église qui auparavant était le seul commanditaire, alors que dans la Hollande du XVII ème siècle se sont les bourgeois et pas seulement une petite classe aisée qui sont acheteur pour décorer leur intérieur. Cette diversité dans la demande occasionne la création de genres. Si la peinture religieuse et la peinture d’histoire perdurent, on voit naître, la nature morte ou plutôt vanités, la peinture de paysages, de fleurs, les scènes de genre et le portrait. Les peintres se spécialisent, parfois d’une manière très pointue; il y avait par exemple des peintres spécialisés dans les natures mortes avec des ustensiles de fumeur. Ils sont organisé en guildes qui leurs procurent une protection relative mais qui par exemple leur interdisent d’accepter, sauf exception et accord des guildes, des commissions officielles hors de leur ville.
L’exposition est très didactique et nous propose quelques exemplaires de chaque type de peinture. L’avantage de cette manifestation est de nous faire bien voir des superbes peintures devant lesquelles lorsque nous visitions le Rijksmuseum nous passions trop vite, sollicité que nous étions par une palanquée de superbes tableaux.
Contrairement à ce que je remarquais à Amsterdam, à Paris, ce sont les natures mortes et en particulier les compositions florales qui m’ont le plus impressionné.

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Très intéressante aussi sont les tableaux, portraits, scènes de genre et surtout vanités qui font entrer dans leur composition la notion de reflet; ce qui permet de multiplier pour le spectateur les angles de vue. De cette manière les peintres répondaient aux sculpteurs en leurs démontrant que leur mode d’expression pouvait être aussi en trois dimensions.

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La liberté de cette peinture s’exprime dans des toiles qui sont à la fois portraits et scènes de genre, dans lesquelles peut être pour la première fois dans l’histoire de la peinture ce ne sont pas des grands de ce monde qui sont représentés mais des artisans et des commerçants.

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Et puis alors que j’étais encalminé devant autant de chef d’oeuvre deux petits dessins m’ont hélé. En m’approchant et en lisant les cartouches, j’ai appris qu’il s’agissait de deux autoportraits signés Moser ter Borch, datant de 1660 et exécutés alors que l’artiste n’avait que quinze ans. Ne connaissant pas ce dessinateur, j’ai regardé les dates qui signalent la naissance et la mort et j’ai constaté que ce garçon était mort à 22 ans. L’émotion m’a étreint; révolté par cette injustice si lointaine qui avait à coup sûr privé l’humanité d’un grand artiste. J’ai alors pensé à Picasso dont les dessins, faits lors de son adolescence, ont cette même promesse...

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Pinacothèque de Paris, jusqu’ au 7 février 2010.

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24 novembre 2009

Peter Colstee

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20 novembre 2009

Tetsuya Ishida (1973-2005)

" Collection " 1998 (Collection)

Les peintures de Tetsuya Ishida témoignent des inquiétudes, des dérives individuelles dans un monde de plus en plus méconnaissable, esclave de la croissance économique et du progrès technologique. L'artiste communique sa solitude et sa crise d'identité  dans une série de toiles étonnantes où il est tragiquement pris au piège ou consommés par son entourage dans un monde en évolution rapide où la pression de se conformer est souvent trop lourde à porter.


" Prisoner " 1997 (Prisonnier)


De ses tableaux se dégagent massivement le scepticisme, la claustrophobie et la solitude. Ses œuvres sont avant tout, de beaux auto-portaits émouvants d'un homme impuissant à la dérive dans un monde où il ne parvient pas à entrer en contacts  avec les autres.

Physiquement et mentalement introverti, il se métamorphose en une courroie transporteuse de supermarché, en un microscope ou un urinoir; il aime se représenter rouillé, maladroit, utilisé et foulé aux pieds. Sur ses avanies son regard est sobre et d'une grande acquité. La qualité de sa peinture évite que ses oeuvres tombent dans la caricature. Leur minutie les déplace dans un monde beaucoup plus profond.



" Bodily fluid " 2004 (Fluide corporel)



" A man can't fly anymore " 1996 (Un homme ne peut pas voler plus) 1996

Ses toiles sont soigneusement composées, ordonnées, peintes avec minutie, avec un soin  obsessionnel du détail. La peinture est appliquée couche après couche formant des les zones semi-opaques Ishida a une approche rituelle de la toile qui véhiculent un aspect thérapeutique que la peinture a pour l'artiste. Le résultat est une profondeur et une richesse de la matière en contradiction avec une certaine raideur du dessin. La palette privilégie les tons froids et discrets. Traumatisé par la perte  l'identité, irrité par la structure rigide des codes sociaux et éducatifs de son Japon natal, Ishida révèle son angoisse à travers ses métamorphoses bizarres et originales.



1998



" Supermarket " 1997


Bien respecté et connu au Japon, mais peu connu au niveau international au début des années 2000, l'ambition d'Ishida est d'acquérir  une audience mondiale. Mais Ishida a été percuté par un train à Machida, Tokyo en 2005 à l'âge de 31 ans.



http://www.tetsuyaishida.jp/ http://www.tetsuyaishida.jp/


 

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19 novembre 2009

John Atkinson Grimshaw (1836-1893)

" Park Row, Leeds " "Park Row, Leeds"


Grimshaw est un peintre victorien anglais qui a été bien considéré tout au long de sa vie pour ses paysages, en particulier ses paysages nocturnes qu'il appelait «clairs de lune». Il a peint une multitude de villes, en particulier les rues et les parcs de Leeds et de ses environs, mais aussi Glasgow, Liverpool, Scarborough, Whitby, Londres et d'autres régions de l'Angleterre. Ces œuvres ont la particularité de bien retranscrire les effets de lumière et de rendre perceptible la météo et les saisons.
Grimshaw s'est spécialisé dans les paysages au clair de lune pendant les années 1870 et 1880. Il ressort  de ses toiles un romantisme parfois inquiètant.  Au cours de la dernière partie de sa carrière, il a principalement traité des paysages marins. Grimshaw a toujours été attirée sur la mer dont il ne s'est guère éloigné. Il a eu rapidement un grand succès  et a travaillé toute sa vie pour une série de clients privés, exposant rarement en public . La composition de ses œuvres est très évocatrice, nostalgique et paisible, mais  leur simplicité austère et parfois sévères leur  évite de verser dans le sentimentalisme. Il est décédé d'un cancer en 1893 au sommet de sa notoriété.



" A moonlit lane " 1874

" Canny Glasgow "


" Forge Valley " "Valley Forge"


" Humber docks, Hull "


" Knostrop Old Hall, Leeds "


" Nighfall on the Thames "


" Silvery Moonlight " 1882


" The Harvest Moon " 1872 "La Lune à Harvest"

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Maruja Mallo

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Maruja Mallo dans son atelier en 1936 à Madrid.

J'avais été surpris au printemps de découvrir lors de ma visite au musée de la collection Berardo de découvrir en la personne du peintre portugais Raul Perez un surréaliste de première grandeur totalement inconnu en France. Avec Maruja Mallo ( de son vrai nom Ana Maria Gomez Gonzalez) c'est également une figure majeure du surréalisme et des arts espagnoles très marqués par ce que l'on a appelé la génération de 27, que j'ai récemment découvert. Son importance est indéniable elle est pourtant encore une grande inconnue, même dans son pays et que dire de la France
où pourtant elle eut une notoriété certaine au tournant des années 20.


Elementos para el deporte, 1927 (Articles pour le sport),



la verbena 1928 ( verveine )


Elle est née à Vivero, Lugo. Dans sa famille, elle était la quatrième d'une fratrie de quatorze enfants. Elle a étudié à l'Escuela de Bellas Artes de San Fernando à Madrid. Au cours des années 20 elle travaille  pour de nombreuses publications littéraires comme La Gazette littéraire, l'almanach littéraire ou la Revista de Occidente . Elle réalise des couvertures pour plusieurs livres. En 1928, grâce à l'écrivain José Ortega y Gasset, elle fait sa première exposition dans les Salons de la Revista de Occidente, à Madrid. Son style est alors proche de la Nouvelle Objectivité ou du réalisme magique. En 1932, Elle se rend à Paris où elle rencontre Magritte, Max Ernst, Miro et de Chirico, ainsi que Paul Eluard qui écrit: << Les créations les plus étranges de Maruja Mallo, sont parmi les plus importantes de la peinture actuelle, la révélation poétique et plastique dans ses tableaux, "Les égouts" et "Bell" en font des précurseurs de la vision informelle.>>. Elle rencontre  André Breton. Ce même Breton en 1932, lui achete le tableau intitulé Scarecrow, une oeuvre peuplée de fantômes, ce travail est considéré alors comme l'une des plus grandes œuvres du surréalisme. Elle avait acquise une telle notoriété que les autorités française lui achete un de ses tableaux pour l' exposer au musée national d'Art moderne. Sa première exposition à Paris a eu lieu à la Galerie Pierre Loeb en 1932.


El Espantapeces, 1931


Estampa (Escaparate), 1927


Naturaleza viva, 1943 (La nature vivante)

El racimo de uvas, 1944 (La grappe de raisin)


Deux ans plus tard, Elle fait un peu d'enseignement à l'Ecole de céramique et de la Residencia de Estudiantes de Madrid. Elle forme un groupe informel avec des artistes, des écrivains et des cinéastes tels que Salvador Dalí, Federico García Lorca, Luis Buñuel et  Pablo Neruda. Ce dernier la présente à Michael Hernandez, avec qui elle aura une liaison torride qui a inspiré le sonnet «La foudre qui s'arrête jamais". En 1934, elle étudie les mathématiques et la géométrie afin de les appliquer dans son travail, principalement dans la céramique. À compter de 1935, elle commencé sa phase  constructiviste, tout en exposant encore avec les surréalistes à Londres et à Barcelone . Attachée à la République, en Février 1936, la guerre civile la surprend en Galice. Elle  fuit au Portugal. Tous ses travaux de poterie des années trente sont détruites pendant la guerre civile.

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Peu après, son amie Gabriela Mistral, Ambassadeur du Chili au Portugal, l' aide à déménager à Buenos Aires, où elle vivra pendant vingt ans. Elle reprend la peinture, continue à enseigner et à cultiver les amitiés. Elle contribue au célèbre magazine avant-gardiste Sur, auquel participe également Borges. Dans cette période, elle peint des portraits et des natures mortes qui s'inspirent du  monde sous-marin, avec des escargots et des fleurs étranges. De son séjour à Buenos Aires, le Musée du Design et d'Illustration, en a conservé dans sa collection deux tempera sur papier représentant des animaux, mi-réels mi- fantastiques.
Vers 1939, elle commence à peindre des portraits, de femmes en particulier, dont le style est un précurseur de celui du pop art américain.

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Après l'établissement du péronisme en Argentine, Maruja Melo quitte ce pays pour s'installer à New York. En 1964, elle retourne en Espagne, trois ans après elle reçoit la médaille d'or des Beaux Arts espagnols. Elle qui a été l'une des grandes figures du surréalisme d'avant-guerre est devenue une presque  étrangere dans son pays natal. Elle s'installe à Madrid, Calle Núñez de Balboa, et presque comme un symbole elle redessine la couverture de la Revista de Occidente.



Cabeza de negra, 1946 (Tête noire)

Oro, 1951 (Or)

Elle vit une relation étroite avec le poète Rafael Alberti, avant que ce dernier  rencontre sa future épouse, Maria Teresa León. Les années 90 sont pour Muruja Mallo sujets à de nombreuses expositions et récompenses. Elle  meurt à Madrid le 6 Février 1995.

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18 novembre 2009

Baron-Renouard au Salon d'Automne 2009

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