Le blog de Bernard Alapetite

A partir du cinéma mais aussi de toute la production culturelle un regard gay et décalé sur les jours

08 juillet 2009

Acla (mise à jour)

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Fiche technique :

Réalisé par Aurelio Grimaldi. Scénario : Aurelio Grimaldi.
Italie, Durée : 86 mn. Disponible en VO et VOST.

Avec: Francesco Cusimano, Tony Sperandeo, Luigi Maria Burruano, Lucia Sardo, Giovanni Alamia, Benedetto Raneli, Giuseppe Cusimano, Rita Barbanera, Salvatore Scianna et Ignazio Donato.

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L'avis de Bernard Alapetite:
La vie extrêmement dure des mineurs italiens dans les années vingt et en particulier celle d’ un garçon blond de 11 ans est le sujet de ce drame affreux et implacable. Le bel Acla arrive à l’âge d’accompagner son père et ses deux frères aînés à la mine souterraine de soufre où ils travaillent six jours par semaine pour un salaire de misère. Le réalisateur montre tous les mineurs peu vêtus dans une sensuelle lumière caravagesque. Le travail achevé, les hommes dorment tous ensemble dans la mine même, loin de leur femme. Leur frustration sexuelle les amène à faire l’amour entre eux et souvent ils attirent les garçons avec quelques olives... Un des mineurs dit d’ailleurs : « On baise les garçons la semaine et nos femmes le dimanche. » Acla ne se laisse toucher par personne malgré les sollicitations incessantes de beaucoup.

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Acla rêve de mer et d’évasion alors qu’il lutte contre l’inhumanité. Bien que le sexe soit omniprésent, il est filmé avec discrétion, le réalisateur se contentant de chair plutôt que d’action. La seule relation tendre de tout le film est entre le frère aîné d’Acla et un autre mineur, et on les voit amoureux, les yeux dans les yeux, dansant sous les regards ravis de leurs compagnons...

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Aurelio Grimaldi, scénariste et réalisateur du film, a tourné et écrit une dizaine d'autres longs métrages en particulier un autre film gay, Mery per sempre. Ce film a été édité en vidéo en Italie et aux USA.

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Pour se souvenir de Pol Vandromme

Les lettres françaises ont  perdu un de leurs plus grands serviteurs  en la personne de Pol Vandrome qui est décédé le 28 mai (je ne l'ai appris qu'hier) à Loverval en Belgique son pays natal. Peut être êtes vous nombreux à méconnaitre ce grand critique. Il faut dire que ses sains goûts n'étaient guère partagés par nomenclatura de la culture française. Ce belge amoureux des lettres françaises entretenait un rapport compliqué avec son pays << de crémiers d'arrière-boutique et d'actionnaires frileux >> était néanmoins un grand chantre des artistes belges. Il fut le premier en 1959 à se pencher sérieusement sur le monde de Tintin et de son créateur. Il a aussi écrit sur Jacques Brel (Brel ou l'exil au Far West) et sur Simenon dans un essais très critique paru à l'Age d'homme. Mais la plus grande partie des cinquante livres qu'il a publiés ont été consacré à la littérature française. Il se positionnait contre Victor Hugo qu'il définissait comme la <<gauche sentimentale>> et se revendiquait proche d'Alexandre Dumas qu'il assimilait à << la droite songeuse et cabriolante>>; ce qui l'amena à promouvoir Roger Nimier, avec lequel il fut très proche et aussi Paul Morand, Jean Giono, Anouilh, Marcel Aymé, qu'il adorait, Jacques Perret, Jacques Laurent, Antoine Blondin, Michel Déon. Il n'avait pas peur de dire son admiration et ses sympathies pour Céline, Léon Daudet ou Brasillach. On comprend qu'avec cette liberté affichée on avait peu de chance de le lire dans la presse française ou de l'entendre sur France-Culture, inféodés à la doxa du pré à penser progressiste... 

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solde chez Romeo and Julian

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solde chez Romeo and Julian.

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Souvenir de Wimbledon 2009

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Voilà, j'y suis, presque cinquante ans que je rêvais de venir à Wimbledon. Si je suis là c'est grâce au net. Auparavant, il était très difficile à un non londonien d'obtenir une place pour la mecque du tennis. Il n'y avait guère que la solution de faire une nuit de queue devant les guichets de la porte d'entrée pour obtenir une des places qui sont vendues pour le jour même, c'est d'ailleurs toujours possible. Aujourd'hui, "il suffit" d'écrire au stade pour faire acte de candidature pour obtenir une place. Sur toutes les demandes certaines sont tirées au sort. Si vous êtes un des heureux élus, vous recevez une lettre qui vous propose une place pour un jour donné (un jour seulement!) et des courts précis. Si cela vous convient, il ne reste plus qu'à payer ( c'est un peu plus cher qu'à Roland Garros ) et attendre quelques semaines pour fouler ce lieu mythique du tennis. Si la place proposée ne correspond pas à votre attente, vous passez votre tor et vous retenterez votre chance l'année prochaine.

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La première impression dés l'entrée du stade, après avoir cheminé une quinzaine de minutes dans une banlieue riante depuis la station de métro, est l'espace, et le reposant de tout ce vert. De nombreux panneaux directionnels aident les visiteurs à se diriger dans le vaste complexe qu'est le stade, plusieurs  tableaux nous informent sur quel court ont lieux les matchs ainsi que les résultats de ceux qui sont terminés.

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Très vite je suis conquis par la l'habile géographie vallonnée du stade qui le rend beaucoup plus beau que le très plat Flushing et même que l'arboré Roland Garros. Mais l'avantage principal de Wimbledon sur ses deux rivaux (je ne connais pas encore le stade de Melbourne où se déroule l'open d'Australie) c'est que l'on peut facilement assister à des rencontres se déroulant sur des courts annexes, grâce à des esplanades ou des allées qui surplombent certains courts. C'est ainsi que j'ai pu voir le dernier match de double de Santoro, associé au suisse Alegro. Ils ont perdu contre la paire Ullyet -Suarez.

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C'est assez confortablement que j'ai pu assister à une partie de cette partie, accoudé à une rembarde du muret bordant la large allée au dessus de ce court 19. Bientôt j'ai eu la surprise de voir arriver juste à mes cotés Llodra venu voir jouer son ancien partenaire de double avec lequel il a remporté de nombreuses victoires. Il fut ensuite remplacé par Lars Graf, le fameux arbitre qui sera celui de la finale. Il me semble que les allées de Wimbledon offrent des proximités que celles de Roland Garros interdisent. Je décide de quitter  le match de Santoro alors qu'il me semblait qu'il allait gagner pour prendre ma place sur le court 1 et par la même le découvrir.

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Ce court 1 est le deuxième court pour la contenance après le central de Wimbledon, l'équivalent du Suzanne Lenglen à Roland Garros. La comparaison pour l'esthétique n'est pas à l'avantage du terrain anglais. Si on y voit bien je suis un peu géné par la couverture dont bénéficient les spectateur, sans doute bien utile pour patienter lorsqu'il pleut mais je préfère rien avoir au dessus de ma tête lorsque je viens voir une partie de tennis en extérieur.
A mon arrivée c'est Greul, spécialiste allemand du gazon, sorti des qualifications qui s'oppose à Djokovic l'un des favoris du tournois. L'allemand ne fera illusion que durant un set.

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Greul

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Djokovic

Ne doutant pas que Serena William qui est à la suite du programme sur le court 1, sorte victorieuse de son match je décide de continuer ma visite de Wimbledon.

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Ci-dessus le central avec son écran géant vu de la fameuse Henman Hill que l'on voit pas encore trop fréquentée sur les deux autres photos. Cette colline artificielle, qui recouvre un vaste restaurant, doit son nom au fait  que lors de sa création cocomitamment avec la pose de l'écran sur la paroi du central , elle était le lieu où se réunissaient les supporters de Tim Henman qui n'avaient pas obtenu de place sur le central pour sotenir leur favori. Les tentes pointues que l'on aperçoit sont les petits bars qui vendent le fameux pimm's la boisson emblématique de Wimbledon. Après avoir goûté cet agréable breuvage je décide de regagner ma place pour assister au deuxième simple homme du jour qui va opposé Michael Llodra à Haas. Je reviens juste à temps pour voir la balle de match de Serena William.

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Michael Llodra.

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Haas

Alors que la rencontre était équilibrée, Michael Llodra demande l'intervention du médecin. Apparemment c'est une blessure aux abdominaux. Le français reprend le match, mais ne pouvant plus servir, il abandonne!

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Assez dépité, je quitte le court 1 à la recherche d'un autre simple homme. Il y en a sur les courts annexes auxquels mon billet me permet d'accéder. Repassant par la Henman Hill, je m'aperçoit qu'il n'y a pas que des vieilles anglaises qui s'intéresse au tennis...

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Chemin faisant j'ai le sentiment que la crise n'atteint pas toute la population anglaise. Les restaurants en grand nombre sont pleins à craquer comme l'est le vaste bar à champagne, tenu par la maison Lanson, où nombre de spectateurs s'abreuve de notre pétillante boisson nationale. Nous arrivons sur une esplanade qui domine un court où vient de commencer la rencontre Spadea-Andreev. Cela sera parfait pour finir la journée.

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Spadea

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Comme prévu, Andreev n'a pas eu trop de mal pour venir à bout du vétéran américain. Il est tant de regagner nos provisoires pénates, une maison typiquement anglaise, au nord de la capitale, que nous ont prété nos amis londoniens. Mais il est prévu de faire avant un détour par mon restaurant indien préféré qui se trouve, le hasard faisant bien les choses aux abords du quartier gay. Sur le quai de la station Southfield qui est la plus près du stade (ce n'est pas la station Wimbledon qui est la suivante) décorée pour l'occasion ont été disposé des sièges portant les noms des vainqueurs de l'épreuve, en simple mais aussi en double. Ainsi je photographie ceux aux noms de mes duettistes des courts préférés.

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Posté par bernar alapetite à 11:36 - images volées des temps enfuis - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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