30 avril 2009
Adoration (mise à jour)
Atom Egoyan est un des rares cinéastes
à nous concocter régulièrement des films “à idées”, à ne pas confondre
avec le film à thèse. Le cinéaste ne délivre pas de réponses aux
questions qu’il soulève, d’ailleurs faudrait-il encore qu’il y en ait.
Je suis toujours admiratif de ce réalisateur qui arrive à transmuter
ses interrogation de plomb en or artistique. Son dernier film remue ses
questionnements habituelles sur la mort, le deuil, la famille, la
vérité, le mensonge, la dissimulation, l’ exhibitionnisme, la
manipulation et les faux semblants. Plus prosaiquement le
scénariste-réalisateur traite aussi d'un sujet comment à beaucoup de
gens, en pariculier durant la période de l'adolescence, le besoin de se
créer une histoire familiale différente de la réalité.
Je suis
toujours surpris que les films d’Atom Egoyan d’un indéniable
raffinement intellectuel et cinématographique n’ait pas plus d’échos
tant cet artiste interpelle les hommes avec des problèmes qui les
assaillent chaque jour dans le secret de leur cœur. Peut être parce que
les objets filmiques d’Egoyan manquent un peu de chair. C’est le seul
défaut que je trouverais à “Adoration” dont l’intrigue nous est
délivrée, comme dans ses autres films, d’une façon sinueuse et habile,
à grand renfort de flash back, de films dans le film et de points de
vues croisés. A la fin de cette histoire, dans laquelle un adolescent,
Simon (Devon Bostick) seize ans, imagine et propage une fiction, qu’il
fait passer pour la vérité, dans laquelle son père était un terroriste
ayant instrumentalisé sa femme, alors enceinte, pour faire sauter un
avion en partance pour Israel, le nœud gordien familiale sera défait et
si tous les protagonistes n’auront pas entièrement perdus leur part
d’ombre, les masques seront néanmoins tous tombés.
Le réalisateur
réussi a situer son mélodrame dans un paysage résolument moderniste
dans lequel la technologie tient toute sa place. Les tensions du monde
sont aussi présentes puisque la source du mensonge est donnée par les
conflits du moyen orient. En outre le film est clairement post 11
septembre 2001.
Il n’est pas si fréquent de voir un film aussi
intelligent et encore plus rare que son héros principal soit aussi
plaisant à regarder.
.
Commentaires
Indeed, the movie itself wasn't too intriguing IMO, mind you I did enjoy watching a lovely looking person like Devon in almost each and every scene of the movie!
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