Le blog de Bernard Alapetite

A partir du cinéma mais aussi de toute la production culturelle un regard gay et décalé sur les jours

03 avril 2009

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Napola (Before the fall) mise à jour

 

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Allemagne, 2004, 115 mn

Réalisation: Dennis Gansel, scénario: Dennis Gansel & Maggie Peren, image: Torsten Breuer, montage: Jochen Retter musique: Angelo Badalamenti &  Normand Corbeil, casting: Nessie Nesslauer, Costumes: Natascha Curtius-Noss

Avec: Max Riemelt, Tom Schilling, Joachim Bissmeier, Sissy Höfferer, Thomas Drechsel, Claudia Michelsen, Devid Striesow, Goeres Martin,   Joachim Bissmeier , Justus von Dohnanyi Michael Schenk, Florian Stetter, Gerald Alexander Held, Jonas Jägermeyr


         

Résumé:

 

1942, Berlin, Friedrich (Max Riemelt), beau jeune aryen de 17 ans issu d’une modeste famille d’ouvriers est remarqué par un recruteur, Heinrich Vogler (Devid Striesow), d’une Napola (Napola est l'acronyme de National Politische erziehungs Anstalt ou l'Institut national d'éducation politique). Après un difficile examen il y est  admis surtout en raison de ses compétences en boxe. Il saisit cette occasion d'échapper à sa condition sociale. Son père s’y oppose. Friedrich passe outre. A la Napola son professeur de boxe garde un œil sur lui.  Vogler veut Friedrich prèt pour le prochain championnat de boxe inter-Napola Vogler compte sur son poulain pour gagner ce concours annuel de boxe. Friedrich découvre vite que la napola est un monde cruel doté d’une discipline de fer. Mais il y rencontre aussi l’amitié pour un de ses camarades, Albrecht ( Tom Schilling ) qui est pourtant tout son contraire. Friedrich est écartelé entre l'idéologie qui lui est enseigné à la napola  et les croyances pacifistes de son ami. Cette amitié passionnée entre un sportif et un intellectuel va enseigner à ces deux garçons, que tout semblait séparer, comme dans les grands livres de Mann et Hesse, les choses importantes de la vie.

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L’avis de Bernard Alapetite:

Il y a trois grandes sortes de films historiques ou plus exactement de film dans l’histoire. Vous me direz qu’un film tourné hier est déjà un film historique puisque le contexte de son tournage n’est déjà plus le même que celui d’aujourd’hui et que ce contexte influe de façons variables mais influe toujours sur la fabrication d’un film. Soyons plus précis, je considère qu’un film est dans l’Histoire lorsque cette dernière intervient de manière significative dans le déroulement de la destinée individuelle que nous suivons sur l’écran.

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La première catégorie est celle dans laquelle les personnages ne sont guère que des alibis pour nous faire visiter une époque, elle n’est pas très intéressante et ne vaut jamais un bon documentaire. Il faut tout de même faire exception pour “l’Armée des ombres” de Melville.
La seconde est celle dont l’Histoire est surtout un décor, servant d’arrière plan à la peinture des âmes. Elle compte des réussites comme “La traversée de Paris” de Claude Autant-Lara ou plus récemment “L’étrange histoire de Benjamin Button” de David Fincher...


 

La troisième est la plus ambitieuse et celle qui offre le plus de profits tant émotionnels qu’intellectuels à son spectateur, lorsqu’elle mêle à parts égales le romanesque et l’historique en un alliage inséparable. C’est à cette dernière catégorie qu’appartient Napola. Mais faut-il encore pour que ce subtil mariage soit consommé que le nœud romanesque de l’action soit plausible, c’est ce qui ne me semblait pas être le cas dans le pourtant non dénué d’intérèts, “Le garçon en pyjama rayé” alors qu’il l’est dans “Napola”.

 

Le titre du film doit paraître bien ésotérique pour la plupart car le sujet est très peu traité et ce n’est pas le moindre intérêt du film que de le faire. Il est fort à parier qu’en France ce sont surtout les lecteurs de “Roi des aulnes” de Michel Tournier dont Schlendorff à tiré un bien mauvais film éponyme, qui vaut surtout pour les jeunes créatures ravissantes qui le traversent, à qui ce terme évoque quelque chose et aussi à ceux, moins nombreux, qui ont lu le thriller “L'Ombre de la Napola” de Reiner Sowa.

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La Napola pour Nationalpolitische Erziehungsanstalt (NPEA) est une école dont l'objectif était de former (de déformer?) une nouvelle génération de cadres pour le reich millénaire, tant politique, qu’ administratif ou militaire, l’élite future de l'Etat nazi.  Par conséquent, la vie à l'NPEA était dominée par la discipline militaire. Seuls les garçons et les filles (ces établissements n’étaient pas mixtes) considérés comme "racialement impeccables» étaient admis à intégrer ces écoles. Cela signifie par exemple qu'un enfant avec une vision défectueuse ne pouvait y être accepté. Un bon niveau scolaire et intellectuel "Au-dessus de l'intelligence moyenne” y était également demandé. Pour y être admis l’ examens d'entrée durait 8 jours (et non une journée comme le suggère le film qui se focalise surtout sur les tests physiques). Dans la vie quotidienne des Napola les garçons étaient constamment mis en  concurrence entre eux et la brutalité régnait partout. Environ un cinquième de tous les cadets qui sont entrés dans une Napola ont ensuite été renvoyés chez eux en raison de blessures subies lors d'accidents pendant leur formation. Le rang des élèves dans l’armée allemande était similaire  à celui des "cadets" des écoles militaires américaines. Les élèves dans les Napola  avaient entre 11 et 18 ans (Comme le fait remarquer son entraîneur de boxe à Friedrich, il était donc rare que l’on y entre  comme lui à 17 ans).


 

Le pourcentage de Jungmannen (pluriel de "Jungmann") issu des napolas qui a finalement entré dans la SS a été beaucoup plus élevé que dans l'ensemble de la population allemande de 13% comparativement à 1,8% de la même classe d’âge. Inculquer les théories du national-socialiste était considéré comme primordiale dans l’éducation dans les Napola. Il était indispensable que les  cadets intègrent le concept d’ "Endsieg" ou victoire Finale. Beaucoup de ces garçons ont été utilisés comme enfants soldats et sont mort dans les derniers mois de la guerre...

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Les trois premières NPEA ont été fondé en 1933 par le ministre de l'Éducation Bernhard Rust à Plön, Potsdam, et Köslin ( toutes les napolas se trouvaient en Prusse orientale et non dans le Warthegau comme dans le film. Le batiment que nous voyons à l'écran sensé être une napola est en réalité le chateau de Bouzov en République Tchèque; d'autres scène du film ont été tournées à Prague). A partir de 1936, les NPEA ont été subordonnées à l'inspecteur de la politique nationale de l'éducation et des Instituts l’ Obergruppenführer SS  Heissmeyer. A partir de 1939, ils faisaient partie de la Dienststelle Hauptamt, dirigée par l’ Obergruppenführer SS Heißmeyer. Ces écoles ont été alors sous l'influence directe de la SS. Heißmeier fit pression sur les enseignants pour qu’ils rejoignent la SS. Il a également envisagé d'introduire des uniformes et la hiérarchie de la SS parmi les étudiants et les enseignants. Les SS aussi plaçaient de grands espoirs dans les Napola. Leur chef, le Reichsführer Himmler, sélectionnait lui-même certains jeunes. Il s'agissait de transformer l'élite aryenne en machines de combat...

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En 1941, il y avait un total de 30 NPEA avec 6000 étudiants inscrits dans l'ensemble de l'Allemagne nazie. En 1942, il y avait 33 écoles, 30 pour les garçons et 3 pour les filles. À la fin de la guerre 43 écoles existaient.
L’historien Christian Schneider, en quelques phrases situe bien ce qu’étaient les napolas pour le régime nazi: : "Disons qu'il y a deux institutions qui sont plus ou moins les piliers du régime nazi : les camps de concentration d'une part, les Napola d'autre part. Les camps, c'est l'élimination, l'extermination de tout ce qui ne correspond pas à leur vision du monde, à leur conception des races. Et les NAPOLA c'est le contraire. Il s'agit de fabriquer des gens qui aient exactement le comportement qu'ils attendent."


 


Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le sujet, ils peuvent lire aux éditions de L’Harmatan,  NAPOLA, Les écoles d'élites du troisième Reich d’Herma Bouvier, Claude Geraud.   

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"Napola" montre aussi au delà de la mise au premier plan de la description de la barbarie du dressage que subissent ces adolescents, la tentative du nazisme pour briser la hiérarchie des classes sociales en Allemagne.

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Comme l’illustre le fait que le meilleur ami de Friedrich, fils d’ouvrier, à la napola soit le rejeton du gouverneur  locale. Lors de l’invitation que fait Albrecht  à son ami  pour l’anniversaire de son père,  on découvre le château où vit sa famille et l’on s’aperçoit qu’ils sont des nouveaux riches et que c’est le parti qui a donné au gouverneur cette somptueuse demeure. On est également informé que le père du sensible  Albrecht, qui s'oppose au dogme nazi et qui n’ est manifestement pas à une place à la napola,  n'a pas eu le choix et a du accomplir la volonté de son père. Père qui doit son grade et son ascension non à son instruction ou à ses compétences mais à son appartenance au Parti à ses débuts. On remarque aussi l’effacement des femmes ni la mère de Friedrich, ni celle d’Albrecht n’ont voix au chapitre. La société nazi qui nous est décrite est une société patriarcale.


 


Le scénario, écrit par Dennis Gansel, réalisateur et scénariste, et Maggie Peren, a remporté le Prix du film allemand en 2003 pour le Meilleur Scénario. Il est facile de comprendre pourquoi. Il réussit avec brio la fusion des deux sous-genres, les drames de l’ére nazi et les films de pensionnat de garçons. Le film nous offre à la fois un drame historique riche, ancré dans une époque précise, ainsi qu'une histoire universelle et intemporelle celle de découvrir le monde de la véritable amitié qui fait grandir et fait prendre à l’adolescent,  le sens des  responsabilités.

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Dennis Gansel, à gauche avec deux de ses acteurs.

La beauté du script de Gansel et Peren se trouve dans son refus du mélodramatique gratuit. ils refusent de représenter tous les nazis ou les actions demandées par les nazis comme un mal en soi. Si le directeur de la Napola est une parfaite ganache et le père d’Albrecht un butor, l’entraineur et mentor de Friedrich, Heinrich Vogler est sympathique.  Après "Der Untergang (La Chute)", qui montre Hitler plus comme un malade que comme qu’un monstre,  "Der Tag (The Ninth Day)" dont le sujet est celui d'un fonctionnaire nazi qui cherche à briser la volonté et la foi d'un prêtre catholique, ou "l’architecte du diable", formidable portrait de la figure complexe de Speer, "Napola" est encore un de ces autres films allemands qui cherchent à explorer sans tabou le plus sombre chapitre de l'histoire allemande, en essayant de le peupler avec de vraies personnes.


 


Ceux qui soutiennent qu'il est impossible d'humaniser les nazis se trompent dramatiquement. Le danger des idéologies comme le nazisme, c'est qu'elles sont défendues par des personnes “ordinaires”.
Il y a beaucoup de choses dans ce film qui bénéficie d’un atout immédiat est qu’il est fait par des allemands et donc que l’on entend cette langue; ce qui lui donne d’emblée une évidente authenticité. Il n’est pas indifférent qu’ il soit allemand, il faut rappeler que le premier film à dénoncer l’embrigadement de la jeunesse par le nazisme est aussi un film allemand, “Le pont” de Bernhard Wicki. Les allemands d’aujourd’hui doivent se colleter au fait qu’ils sont quasiment tous les descendants des nazis d’hier  qu'ils aient été forcés ou non, induits en erreur ou non et pour de bonnes raisons (s'il en existe) ou non.  Les générations actuelles de ce pays doivent faire face à cette réalité. Une des motivations pour Dennis Gansel a réaliser son film, est que son propre grand père a été élève d’une napola puis officier sous le IIIè Reich. La récente avalanche de films allemands revenant sur le régime nazi est une indication que quelque chose est en mouvement dans la société allemande dans ce domaine.


 


Il est très intéressant également que “Napola” suggère que les raisons qui poussent des individus vers une idéologie soient multiples. Friedrich, armés seulement de sa jeunesse, de son optimisme et de naïveté, voit dans l'éducation de la Napola la possibilité d'une carrière qu’ il n'aurait jamais eu s’ il était resté à la maison. Albrecht, lui a été contraint par son père d’entrer dans ce système, son cas  n’a pas du être rare, quant à son père on voit bien que le nazisme est pour lui une revanche sociale comme ce fut le cas pour la plupart des hauts dignitaires du régime.

Les premières séquences d’un film, (comme les premiers paragraphes d’un roman) sont extrêmement importantes. Elles déterminent la qualité du regard que le spectateur portera sur les suivantes. S’il est “accroché”, il sera d’emblée bienveillant pour la suite, alors que s’il y a décelé immédiatement des faiblesses, il se fera suspicieux envers le cinéaste qui aura bien du mal ensuite à reconquérir son estime. Les premières séquences de Napola, en particulier celle du combat de boxe, sont parfaites et la reconstitution d’époque impeccable, comme dans tout le film. Le montage est nerveux et rapide, le jeu des acteurs convaincant, le héros bien mis en évidence et sa plastique peut difficilement laisser indifférent... C’est déjà en grande partie gagné.


 


Rapidement on comprend que le réalisateur a choisi de faire progresser son film sur deux voies, le romanesque et l’historique qui se nourissent mutuellement. On a conscience dès les premières images que Gansel ne nous présentera pas les nazis comme des caricatures mais comme des humains ordinaires, de même il met l’accent sur ce que ces adolescents, censés être la futur élite du reich millénaire, ont des sentiments et des agissements peu différents de ceux d’ailleurs et en d’autres temps. On voit bien le hiatus entre l’idéal fantasmé que les nazis imagine être l’adolescent et la réalité beaucoup plus prosaique de ceux, même triés sur le volet, qui intégraient les napolas. A telle enseigne que pour “Napola”, on peut faire un parallèle avec un autre film qui se déroule dans un tout autre contexte, “Le cercle des poètes disparus” en effet dans les deux films, le suicide est un moyen de fuite pour un adolescent qui contre lui voit pactiser l’école et sa famille. Napola met bien en évidence les rituels et le processus, qui mènent à l'asservissement et à l'exclusion. Il fait voir aussi la peur de tous ces jeunes enrolés, leur solitude, leur désespoir, et le sadisme des professeurs. On sent que l'objectif du réalisateur, est d'abord de faire passer toutes ces émotions et il y réussit .Le spectateur  sent, dans sa chair, la réalité de l'époque.
Le réalisateur parvient habilement a faire cohabiter le documentaire sur la Napola avec une fiction dramatique. C’est par une suite de courtes scènes, très dynamiques, montées à la suite des unes des autres que l’on apréhende le quotidien de la napola.


 

   

Dennis Gansel a bénéficié d’un budget important pour tourner son film et en a fait bon usage. Toutes les prises de vues sont soignées et bénéficient d’un éclairage toujours bien étudié. Les effets spéciaux sont indiscernables et astucieux en particulier ceux de la dramatique scène du lac qui, il me semble doit beaucoup à “Titanic” et ne lui est en rien inférieure. La façon dont cette scène a été filmé est bien montré dans le making off présent sur le dvd américain.
Le chef opérateur a donné une dominante gris-bleu à plusieurs séquences renforçant ainsi  le sentiment à la fois du froid du climat et de celui qui habite nombre de ces coeurs fanatisés.
La musique, écrite par Angelo Badalamenti (Un long dimanche de fiançailles )  et Normand Corbeil est  élégante et non attentatoire; comme si tout était calmes et silencieux, de nombreux plans montrent les garçons à la fenêtre du château et insistent sur la quiétude qui les entoure, faisant ressortir la violence qui règne dans l’ établissement qui apparaît comme étranger à cet environnement bucolique. Cependant la musique éclate dans les scènes de boxe, et aussi dans celles où la  colère de Friedrich explose, soulignant les états d’âme du héros.

Il est remarquable qu’il n’y ait pas de scènes faibles cinématographiquement les scènes de combats, très bien montées, comme celles intimistes sonnent justes.
L’interprétation est sans reproche à commencer par Max Riemelt dont les épaules ne sont pas seulement belles mais aussi solides pour supporter une grande partie du film. Si Max Riemelt est inconnu en France, il est célèbre en Allemagne et posséde, malgré son jeune âge, une filmographie fournie; tout comme Tom Schilling qui interprète Albrecht et qui dans deux autres films joue le rôle d’Hitler jeune! Le reste de la distribution ne démérite pas non plus.


 


Dennis Gansel est né en 1973 à Hanovre. Etudiant à la Munich Film School, il réalise les courts-métrages “The Wrong Trip” et “Living Dead” en 1995 et 1996. Tous deux sont produits par Christian Becker, qui suit les mêmes cours que lui, et remportent le Prix Murnau du court-métrage. En 1998, il enchaîne avec un autre film court, Im Frautag Des Herren (“A Mission from God”). Napola est son troisième long métrage. Depuis il en a tourné un quatrième “La vague” (qui en fit beaucoup en Allemagne) qui traite aussi d’éducation et de totalitarisme, une nouvelle fois avec Max Riemelt.


 



Ce beau film est édité en dvd et fort bien par Picture This (ce qui n’est pas toujours le cas pour cet éditeur), maison d’édition estampillée gay, pourtant rien de sexuel dans l’amitié passionnée entre Friedricht et Albrecht. Je veux croire que ceux qui rangent Napola parmi les films gays ont en mémoire les belles paroles d’”Amour et amitié" d’Henri Tachan...

Entre l'amour et l'amitié
Il n'y a qu'un lit de différence,
Un simple "pageot", un "pucier"
Où deux animaux se dépensent,
Et quand s'installe la tendresse
Entre nos corps qui s'apprivoisent,
Que platoniquement je caresse
De mes yeux ta bouche framboise,
Alors l'amour et l'amitié
N'est-ce pas la même romance ?
Entre l'amour et l'amitié
Dites-moi donc la différence...


Pour télécharger le film il suffit de cliquer sur les lignes ci-dessous

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English subtitles:
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http://www.imdb.com/title/tt0384369/

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Posté par bernar alapetite à 13:10 - cinéphagie gay - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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Posté par bernar alapetite à 12:28 - miscellanées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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