Le blog de Bernard Alapetite

A partir du cinéma mais aussi de toute la production culturelle un regard gay et décalé sur les jours

31 octobre 2008

Didio

 


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Une visite au Met' en mars 1990

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New-York, Metrepolitain museum, mars 1990.

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Arno Diem, graine de star 2 ...

 

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la comédie musicale "Je m'voyais déjà"  autour des chansons de Charles Aznavour permet d'admirer Arno Diem, 20 ans.

Arno Diem est né en 1988 et a toujours habité les Alpes-Maritimes, dans une petite ville voisine de Vence. Passionné dès le plus jeune âge par la musique, il se met au piano à 5 ans. Il multiplie par ailleurs les cours artistiques, de chant, de théâtre comme de danse, en entrant notamment au conservatoire de théâtre de Saint-Laurent-du-Var dès 10 ans.

Il est ainsi amené, dès son plus jeune âge à interpréter en public diverses chansons et à participer à plusieurs comédies et spectacles musicaux parmi lesquels : Barbe rouge, Beebop Nohop, L’esprit rouge, Gabuzomeland (1999), Rumeur (2002) ou Sale été (2003)

Tout s’accélère pour lui en 2004 puisqu’il remporte les trois concours de chant auxquels il participe : le concours de la chanson de Cannes, le concours des jeunes talents à Beaulieu-sur-Mer et le concours de la marche d’or à Juan-les-Pins.

Le 22 février 2004, alors qu’il n’a pas encore 16 ans et qu’il est en seconde, il se présente à la première édition d’Entrée d’artistes, l’émission musicale de Pascal Sevran. Il arrive en finale de l’émission et enregistre le titre Que tu reviennes de Patrick Fiori dans la compilation des finalistes.

Après avoir débuté dans l'émission "Entrée d'artistes" de Pascal Sevran en 2004, Arno Diem a intégré la cinquième promotion de la Star Academy.

Par la suite, et tout en obtenant brillamment son baccalauréat poursuivi par correspondance, il s’expatrie quelque temps aux États-Unis pour poursuivre sa formation artistique. Il suit notamment un stage au Broadway Dance Center et une formation à l'Acting International à New York.

Il en revient en mars 2007 et est retenu par les Walt Disney Studios pour interpréter, en permutation avec des artistes états-uniens, le rôle principal dans High School Musical on Tour, le spectacle inspiré d’High School Musical, chorégraphié par Katy Harris [2] à l’occasion des 15 ans du Parc Disneyland[3]. Benjamin de l’équipe, il est, du 16 juin au 26 août 2007, à la tête d’un spectacle de 2h30 par jour qui met en scène une douzaine d’artistes et qui combine danse, chant, numéro d’acteur et basket-ball.

Il a ensuite intégré l'école artistique de l'Espace Lauriston à Paris, faisant l'objet d'un reportage dans l'émission "100% Mag" de M6 le 16 septembre (la vidéo dans la suite du post).

 

Parallèlement, il tourne, aux côtés de Virginie Lemoine et Christian Charmetant, dans un épisode de la série Famille d'accueil, intitulé 'Age tendre', diffusé pour la première fois en octobre 2008 sur France 3, ainsi que dans un épisode de la série 'le QG' diffusée sur Disney Channel.

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"Je m'voyais déjà" jusqu'au 4 janvier. Vous pouvez réserver vos places directement sur le site du Théâtre du Gymnase.                                                                                                                            

 

Arno Diem dans le spectacle "High School Musical on Tour"

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Arno Diem dans High School Musical en juin 2007..

   

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Boys love



Japon, 2006, 90 mn

Réalisation: Kotoro Terauchi, scénario: Kotoro Terauchi, Karoruko & Saki Senoo, musique: Chiko Fujino, montage: Kenji Sagami

Avec: Yoshikazu Kotani, Takumi Saito, Hiroya Matsumoto, Masashi Taniguchi

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Résumé

Taishin Mamiya (Yoshikazu Kotani), jeune journaliste dans un magazine, rencontre pour réaliser une interview, un jeune lycéen type, Noeru Kisaragi (Takumi Saito). Ce dernier est impertinent lors de l’entretien mais Mamiya est subjugué par le garçon. Un tableau représentant l’océan, peint par Noeru, offre un prétexte à Mamiya pour l’inviter au restaurant. Le lycéen se montre sans gène durant tout le repas. Lorsque Mamiya se rend aux toilettes, Noeru le suit et ils ont leur première relation sexuelle. Le lendemain la rédaction du journal de Mamiya reçoit un appel comme quoi leur journaliste n’a pas été correcte avec l'interviewé. Mamiya, pour s’excuser, et aussi pour revoir Noeru, se rend chez le garçon avec un cadeau, mais il le surprend au lit avec un individu qui a tout du pervers. Mamiya choqué, s’aperçoit que Noeru ne lui est pas du tout indifférent...

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En cherchant à connaître mieux Noeru, Mamiya découvre qu’il a une âme torturée et qu’il se prostitue à des hommes différents chaque nuit à la recherche de sensations fortes mais voulant surtout pour fuir l’amour en raison d’un secret qui le taraude (mélodramatique à souhait). Mamiya qui s’est donné comme mission de remettre Noeru dans le droit chemin, finira par le découvrir.
Mais leur relation est contrariée par la jalousie d’ un camarade de classe (Hiroya Matsumoto) de Noeru qui est follement amoureux de lui...

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L’avis de Bernard Alapetite

Nous sommes devant une adaptation cinématographique d’un yaoi, ces mangas, généralement réalisés par des femmes et lus au Japon, surtout par des jeunes filles, dans lesquels des garçons s’aiment d’un amour rarement sage et parfois peu doux... L’origine de Boys love transparaît dans chaque plan tant on a l’impression de voir une suite de cases d’une bande dessinée, toutes soigneusement cadrées et bien éclairée. Si la grammaire cinématographique est extrêmement simpliste lors des face à face entre les deux personnages principaux, se résumant le plus souvent au champ, contre champ, la réalisation néanmoins sait faire preuve d’audace dans ses angles de prise de vues et dans ses scènes de sexe, qui aurait été beaucoup plus explicites dans un manga, comme le ballet des pieds lors de la première relation sexuelle entre Mamiya et Noeru dans les toilettes du restaurant. Le réalisateur n’est pas trop pudibond et nous offre quelques beaux plans de nu intégral... de dos.

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“Boys love” n’évite aucun des passages obligés du yaoi, comme les scènes de lycée avec le camarade, meilleur ami, pas très beau et bien sûr jaloux de la vie extérieure (par rapport au lycée) que mène son ami à son insu. Et sans doute plus étonnant pour des non habitués aux manga, des lieux habituels de ce mode d’expression, le train, les ascenseurs, les toilettes... et l’ exacerbation des sentiments.

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Mais si nous sommes bien du coté de l’amour, façon collection Harlequin, à la différence de malheureusement la quasi totalité des yois, la psychologie dans “Boys love” est fouillée. On s’aperçoit que si Noeru, couche avec des hommes au hasard, c’est plus pour combler sa solitude que par soif de sexe.
Mine de rien le film est aussi une réflexion sur l’amour. La mise en image de l’obsession de Mamiya par Noeru est très convaincante. Très intéressante aussi de mettre au centre et comme moteur de la relation amoureuse la curiosité pour l’histoire de l’autre.

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Le spectateur peu habitué à la lecture de manga sera surpris par l’aspect juvénile de Mamiya que tout occidental, à la lecture du pitch, aurait imaginé plus mure, mais ce décalage entre la fonction du héros et sa silhouette adolescente est bien dans la tradition nippone du manga. On a d’ailleurs l’impression que tous les protagonistes du film ont peu ou prou le même âge. De même qu’il sera peut être étonné que dans ce monde l’homosexualité semble la norme et que tout les mâles soient gays. Les femmes sont ici réduites à des silhouettes fugitives. La seule surprise est que c’est celui qui est sensé être le plus jeune, ce qui n’est pas évident à l’image, donc le dominé, prenne l’initiative en matière de sexe.
Les deux acteurs sont très mignons et Takumi Saito, avec ses grands yeux de faon, semble s’être échappé des pages d’un yaoi.


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Grande nouveauté au cinéma, surtout dans le cinéma gay qui brille rarement par son intellectualisme, le fait que Terauchi sépare les scènes par des citations sur la nature de l'amour tirées d’oeuvre de Shakespeare, Hemingway, Montaigne...
Dans ses déclarations Tarauchi développe une thèse pour le moins radicale; celle que la relation homosexuelle est plus pure et plus romantique que l’hétérosexuelle car elle n’a pas l’alibi utilitaire de la reproduction; étant entièrement gratuite, elle est donc plus désintéressée et plus pure.
Devant le succès Boys love, qui est son premier film, Terauchi a tourné un “Boys love 2”, une année après celui-ci, qui n’en est pas la suite, mais qui reprend comme acteur principal, Yashikazu Kotani.
Dans les limites étroites du yaoi, Terauchi a réussi un beau mélodrame.
Nota: Toutes les sources donnent une durée pour ce film de 90 mn alors que mon exemplaire ne dure que 83 mn!


http://www.imdb.com/title/tt1235414/






    Pour télécharger le film il suffit de cliquer sur les lignes ci-dessous et être patient


http://rapidshare.com/files/155341485/Boys Love.avi.001
http://rapidshare.com/files/155344753/Boys Love.avi.002
http://rapidshare.com/files/155349135/Boys Love.avi.003
http://rapidshare.com/files/155352137/Boys Love.avi.004
http://rapidshare.com/files/155355223/Boys Love.avi.005
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http://rapidshare.com/files/155446904/Boys Love.avi.007
http://rapidshare.com/files/155447508/Boys Love.avi.008

sous-titres: anglais, français
http://rapidshare.com/files/155447516/Boys Love.rar

 

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28 octobre 2008

Images insolites à la FIAC

Une visiteuse à jamais immobile dans un stand

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Dans la gueule du monstre

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27 octobre 2008

Alan Carey

 

               

               

                        

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photo Mariano Vivanco .

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Alan Carey par JD Ferguson

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ci dessous Alan Carey shootée par Milan VUKMIROVIC pour Neil Barrett Black

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Alan Carey : attention beau gosse à découvrir sans modération

photos pour Dazed and Confused

                                       

Alan Carey : attention beau gosse à découvrir sans modération

photo pour Dazed and Confused célèbre mag américain

                                       

Alan Carey : attention beau gosse à découvrir sans modération






Alan Carey.

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Alan Carey pour le catalogue Swiss Army Victorinox (photos : Denise Behrens)

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Je m’ voyais déjà

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Charles Aznavour peut dormir sur ses deux oreilles, le spectacle “Je me voyais déjà” au théâtre du gymnase prouve que ses chansons peuvent résister à un livret indigent et à une absence de mise en scène, pourvu qu’elles soient chantées par des gens de talent, ce qui est le cas ici. Parlons tout d’abord de ce qui fâche, en premier lieu le livret, donc l’argument qui sert à relier les chansons du grand Charles. Procédé qui a fait la fortune des refrains d’Abba formidablement tricotés dans “Mama mia” (je vous recommande chaudement le film, deux heures de bonheur garanti). Malheureusement c’est à Ruquier que l’on a eu la curieuse idée de demander ce travail d’ orfèvre alors qu’il n’est qu’un maladroit forgeron.

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Au sortir d’un casting six élèves qui n’ont pas été retenu pour jouer dans une comédie musicale échangent leurs rancœurs devant le théâtre où ils ne se produiront pas, lorsque sort un membre du jury qui les a évincés, en la personne de Francesca Lavi (Diane Tell) chanteuse ayant connu le succès, aujourd’hui retirée sur son aventin, en l’espèce son loft Montmartrois où elle a tendance à s’imbiber de vin rouge. Le groupe la prend à parti. Emue par ces jeunots elle devient leur pygmalion et les fait répéter un spectacle sur Aznavour dans son appartement avant de réussir à monter le spectacle au Gymnase...

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Comme on le voit Laurent Ruquier n’a pas été chercher bien loin. Il a seulement été regarder d’un peu trop près du coté de “Fame” et de “Chorus Line”. Mais force est de constater que ce n’est pas encore cette fois que Paris concurencera Broadway. On lui pardonnerai volontier sa paresse, s’il ne s’était pas cru obliger d’émailler le spectacle de ses blagues à deux balles qui ne font rire que lui, pour reprendre une phrase de “je m’voyais déjà”. Malheureusement Ruquier, lui a réussi, soyons en sûr, plus grâce à son entregent qu’à son talent, à moins que ce soit grâce à son entrejambe (je me met au niveau du personnage)... On est malheureux pour le rigolo de service, l’excellent St Cyr, qui a bien du mérite à défendre les vannes vaseuses de Ruquier. Il faut tout de même reconnaître au librettiste d’avoir réussi à faire tenir dans son pauvre argument, qu’il ne parvient même pas à tenir jusqu’au bout, presque toutes les grandes chansons d’Aznavour, je regrette tout de même l’absence de ce chef d’oeuvre qu’est “Le bois de trousse chemise”. Néanmoins le spectateur sort du Gymnase avec, dans la tête, le florilège des meilleurs chansons d’Aznavour magnifiquement interprété, je reviendrai sur ce point. En prime il apprendra sans doute qu’Aznavour est aussi l’auteur de nombreuses chansons qui furent interprétées par d’autres comme “J’ai bu” par le trop oublié Georges Ulmer, “Je suis la plus belle pour aller danser” par Sylvie Vartan, “Le méxicain” par Marcel Amont, “Retiens la nuit” par Johnny Halliday... La direction musicale, assurée par Gérard Daguerre,  est impeccable, de même que les musiciens que toutefois l’on aurait plus nombreux.

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La mise en scène et le décor sont d’Alain Sachs. Le décor est aussi beau qu’astucieux principalement composé de grands panneaux sur lesquels sont projetées de belles images qui à chaque chanson se modifient pour évoquer le couplet que l’on entend. C’est souvent très bien trouvé et efficace (si l’on excepte l’envol du poulet sur “La marche des anges” grotesque et scandaleux).
La mise en scène est quelconque, j’imagine ce que cela aurait pu être si Révol de l’inoubliable “Cabaret des hommes perdus” s’en était chargé.
Quant à la chorégraphie, Patricia Delon, sans doute “inspirée” par le nom du théâtre confond constamment danse et gymnastique au sol!

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Le casting est la traduction, jusqu’à la caricature du politiquement correcte de Ruquier qui a pourtant le ridicule de se voir en impertinent. Il y a le beur, le blake et le pédé et nouveauté dans le conventionnel, la grosse! On doit seulement à la modestie de la production d’avoir échappé à la trans, au nain et au chinois... Mais disons le tout de suite, ils chantent tous bien, mieux que leur modèle et sont presque tous aussi bon comédien que lui, ce qui n’est pas un mince compliment lorsque l’on se souvient d’Aznavour dans “Le passage du Rhin” ou “Taxi pour Tobrouk”. Un grand coup de chapeau au responsable du casting, Bruno Berberes.

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La très bonne nouvelle que nous apporte “Je m’voyais déjà” est que l’on peut maintenant en France, à l’instar de l’Angleterre et des USA, trouver des jeunes gens qui savent à la fois chanter, danser et jouer la comédie. Ce qui est le plus remarquable c’est peut être l’humilité avec laquelle la troupe aborde le répertoire de Charles Aznavour; se mettant à son service et ne se servant pas. Il ne sont jamais dans l'imitation.

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Jonatan Cerrada s’il chante bien manque de charisme en jeune  premier mais les autres sont irréprochables surtout que la direction d’acteur n’est pas des plus subtile. Diane Tell si elle manque un peu d’abattage pour son rôle le défend néanmoins avec beaucoup de conviction. Pablo Villafranca a beaucoup de présence en looser et se tire très bien de son rôle peu gratifiant. Stefi Celma est d’une énergie fantastique avec son grand corp à la souplesse de liane, et surtout sa voix d’or qui doit faire merveille dans le répertoire soul. Et puis bien sûr il y a Arno Diem en gay candide, qui s’il a un physique exceptionnel, aussi bien dans le sens de l’esthétique que du sportif, il bouge très bien, a surtout une voix d’une ampleur et d’une fraicheur qui ravissent.
Pour les chansons de Charles Aznavour et leurs généreux interprètes, il faut aller au gymnase.

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26 octobre 2008

Promenade à la FIAC 2008

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Ne comptez pas sur moi pour une nomenclature exhaustive et objective des oeuvres vues lors de ma traditionnelle visite annuelle à la FIAC. Je pense que peu parmi  les visiteurs, très nombreux, de cette année pouvaient se targuer d'avoir parcouru les allées de la première édition cise alors dans l'ancienne gare de la Bastille... Ci-dessous vous ne trouverez qu'une promenade selon mes goûts et mon humeur du jour.
Il ne faut pas penser, lorsque l'on va à la FIAC, découvrir de nouveaux artistes, pas plus que d'avoir une photographie exacte des goûts du moment ou des tendances du marché de l'art. On peut remarquer néanmoins qu'il y a un retour à la peinture au Grand Palais et la continuelle diminution depuis quelques années des vidéos et des installations se confirme. Il y a plus d'oeuvres conceptuelle à la cour carrée du Louvre, comme ce terril de deux tonnes de confétis noirs...   Il faut juste être disponible pour admirer des oeuvres de première grandeur,  qui sont tout de même toujours en grand nombre et qui ne doivent pas être occultées par l'esbrouffe à la dernière mode comme pour ce millésime, les épates bourgeois des frères Chapman à la galerie londonienne "White cube" dont vous ne verrez rien ici. Mon seul but est de vous faire partager le plaisir que j'ai eu pendant cette visite.
La campagne présidentielle américaine fait une intrusion sur le marché de l'art...

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Quelques pas plus loins je croise des clones de Marcel...

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Puis des paraboles qui ne captent rien sinon l'image déformée de la nef tels des miroirs de sorcière...

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Mitchell était mise à l'honneur cette année...

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Tout comme Picabia et Dubuffet avec des pièces exceptionnelles

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Il en est de même pour Basquiat

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Une salle entière était pour mon plus grand plaisir dévolue à Le Gac où il nous racontait une de ses vies parallèles dont il a le succès. Elle était visitée par un bien joli garçon...

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Il y avait cette autre joli créature sur une cimaise...

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La FIAC est toujours riche de rencontres incongrues, comme celle de cette fausse momie égyptienne qui tient entre ses mains une crucifiction et Gilbert et George... en petite tenue chez Thaddaeus Ropac

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Ce qui laissait un acorte visiteur dubitatif...

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Avec sa prestigieuse exposition Atlan, comme chaque année la Galerie Applicat-Prazan fait honneur à la profession de galeriste.

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Juste à coté, une autre somptueuse exposition, celle d'Etienne Martin

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Deux magnifiques Magnelli dans deux galeries différentes...
Ce superbe dessin de David Hockney m'évoqua les superbes toiles de Sutherland si peu vues de ce coté ci de la Manche...

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Avec Bublex l'art peut être gay friendly.

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Un bel Alechinsky de l'année à peine sec.

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Iy avait aussi des Soulage tout frais. Il est réconfortant de voir des artistes comme ceux-ci qui à plus de quatre vingts ans donnent encore des toiles d'une telle qualité.

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Comme l'année dernière mise à part pour les affamés de jeunisme les galeries les plus intéressantes se trouvaient dans la nef du Grand Palais et non sous le barnum de la cour carrée du Louvre. Dans ce dernier où l'on circulait très mal, La galerie Eva Hober cependant exposait des oeuvres horrifiques très fortes de Nicolas Darrot dont "la grande essoreuse" est un sommet du dessin actuel.

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En sortant sur les Champs Elysées, j'ai croisé deux lapins et un crocodile...

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25 octobre 2008

Damien Comment









 

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24 octobre 2008

Perthus de Jean-Marie Besset au Théâtre du Rond-Point

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Vite, vite, vite, vous n’avez plus que jusqu’au 26 octobre pour courir jusqu’au théâtre du Rond-Point pour allez applaudir la meilleure pièce de Besset à ce jour.
Paul ( Jonathan Drillet) à dix sept ans, il est en première dans un lycée d’une petite ville aux abords des Pyrénées, rêveur, introverti et littéraire, il ne comprend pas grand chose aux math... Une nouvelle figure arrive dans l’établissement, Jean-Louis (Robin Causse), du même âge que Paul mais son contraire. Il est sportif, lumineux et les mathématiques n’ont aucun secret pour lui. Paul est subjugué par Jean-Louis. Divine surprise ce dernier demande à Paul dont la réputation de rat de bibliothèque, le précède, de l’aider à rédiger un devoir sur “La princesse de Clève” qui est, cela tombe bien le livre préféré de Paul qui accepte mais en contre partie demande à Jean-Louis de lui apporter ses lumières sur les progressions géométrique. Une amitié est né qui va bientôt se transformer chez paul en amour exclusif pour Jean-Louis... 
Mais surtout ces deux garçons de la bonne bourgeoisie de province sont des fils à leur maman dont l’amitié provoquée par la rencontre de leurs fils survivra à celle de leur progéniture.

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La grande force de la pièce réside dans la parfaite justesse des dialogues. Les échanges entre les deux mères sont plus vrais que nature et ceux entre les deux adolescents ne le sont pas moins.
La grande idée de Jean-Marie Besset et de son metteur en scène, Gilbert Desveaux, auquel on devait déjà la mise en scène “Des grecs”, est d’avoir fait jouer les mères par des hommes. Alain Marcel et Jean-Paul Muel qui sont prodigieux. Toutefois je suis en désaccord avec l’auteur lorsqu’il dit que cette interprétation éloigne la pièce du naturalisme tant l’interprétation des deux acteurs est extraordinaire. Je suis même persuadé que si les spectateurs ne savaient pas, avant d’entrer dans la salle que ces deux femmes esseulées après que leur mâle les aient laissé choir, étaient jouées par des hommes, la plupart d’entre eux ne s’en serait pas aperçu... Ce qui, aussi, aurait changé la nature des rires du public. Si ce choix audacieux enduit en erreur une certaine partie du public, il a aussi l’immense avantages de nourrir la personnalité de chaque femme, laissant naturellement apparaître le coté masculin, dominateur qu’il y a chez elles et de renforcer leur coté pitoyable, car il y a presque toujours ce coté là dans le travestissement...

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Je qualifierais “Perthus” de comédie de caractères. Ses références me paraissent être à la fois les “Caractères” de La bruyère et les monologues de Fernand Reynaud; deux sources qui semblent être aux antipodes l’une de l’autre et qui pourtant sont moins éloignées que l’on pourrait le croire; que l’on se souvienne, il y a quelques saisons, de la relecture que fit Jean Rochefort de certains textes de l’humoriste auvergnat. Comme ces deux textes, Perthus est constamment sur le fil entre burlesque et tragique.
C’est en effet de bien intéressants caractères qui petit à petit se dessinent devant nous. Tout d’abord ceux des mères ces idolâtres castratrices qui n’ont pourtant de cesse que d’abimer les icônes qu’elles révèrent, leur fils.
Ceux des deux garçons ne sont pas moins fouillés, si Paul est un jeune pédé assez archétypale, avec sa bande de filles à pédé  (que l'on ne verra pas, pas plus que les pères "qui ont beaucoup de travail"),  la figure de  Jean-Louis, prénom qui nous parait désuet aujourd'hui et qui renforce l'idée que nous ne sommes pas au XXI ème siècle, est beaucoup plus complexe. Celle du jeune mâle en apparence sûr de lui, assez semblable au jeune sportif du film "Get real " (Comme un garçon) mais qui en fait se laisse aimé passivement par son ami (très belle scène toute de sensualité retenue mais torride d'une nuit aux sports d'hiver) et qui craint plus que tout le regard des autres et la rumeur de sa possible homosexualité qui détruirait son image aux yeux des autres, mais surtout au siens de jeune coq du bourg. 
Alors que “Les grecs” était une pièce très parisienne, celle-ci est solidement ancrée dans la province d’où le titre Perthus, qui est un col permettant le passage, parfois difficile entre la France et l’Espagne, claire allusion également au passage souvent périlleux qu’est l’adolescence entre deux mondes celui de l’enfance et le monde des adultes avec ses conventions sociales.
Il faut saluer le choix des costumes, du à Dominique Borg, qui instille un subtile décalage entre le temps de la pièce, le courant des années soixante dix et notre époque. Ce sentiment est encore renforcé par le dispositif astucieux et minimaliste du décor modulable, procédé fort en vogue en ce temps là.
Il est dommage qu’une phrase malencontreuse brouille cet effet de distance temporelle. Dans la scène, la moins bonne de la pièce qui aurait intérêt à s’alléger de ses références historiques, où Paul évoque le voyage d’Auschwitz de sa classe et nous dit que les faits ont soixante ans.

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Robin Causse
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Si Perthus, souvent cocasse est aussi passionnant et émouvant c’est plus par la qualité de ses dialogue et sa pertinence psychologique que par ses ressorts dramatiques dont certains paraissent artificiels,
en particulier celui qui amène la rupture entre les deux garçons.
On peut penser que si tout est si juste dans cette pièce, c’est que, peut être, pour la première fois, Jean-Marie Besset a ouvert sans restriction son cœur et a puisé dans les souvenirs de son âge tendre. 

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