Le blog de Bernard Alapetite

A partir du cinéma mais aussi de toute la production culturelle un regard gay et décalé sur les jours

30 avril 2008

Garçon nu sur chaise

SKINNYoBOYoONE

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Hommage au tachisme

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avril 2008.

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Dino Valls

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A l’occasion du Salon du dessin contemporain  je vous ai parlé d’un grand peintre dérangeant d’ Aujourd’hui, Jean Rustin dont le blog de Jean-Yves  parle très bien. Voici dans ce post un nouvel artiste aussi malaisant, Dino Valls, cette fois non du coté de la France et de l’expressionisme comme Rustin, mais de l’Espagne et de sa peinture mystique du XVII ème siècle.
Dino Valls est un peintre espagnol né en 1959 à Saragosse. Actuellement il vit et travaille à Madrid. il est aujourd'hui l'un des représentants espagnols de l'avant-garde de l'art figuratif.
Dino Valls est un artiste autodidacte, avant de se lancer dans une carrière artistique, il a préalablement obtenu son diplôme de médecin et de chirurgien.
Il a commencé à peindre en 1975 au cours de ses études de médecine à l'Université de Saragosse à l’époque  il participe à de nombreuses exposition de groupe  en Espagne et en France, où il reçoit plusieurs prix.

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Sa première exposition personnelle a lieu à Saragosse en 1981.  L'année suivante, il a reçu le San Jorge récompense pour la première place dans la peinture espagnole. Après avoir reçu son diplôme en médecine et de chirurgie en 1982, il décide de se consacrer exclusivement à la peinture. lIl déclare que sa peinture s’inscrira dans une perspective humaniste influencée par son l'étude de l'homme. Cette d'attitude n'est pas sans rappeler celle de nombreux peintres de la Renaissance.

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Il semble avoir garder de ses études médicale un penchant pour la dissection et une fascination pour les cire anatomiques. Ses toiles sont peuplées de personnages des deux sexes d’age divers, mais tous semblent sous l’emprise d’une taraudante souffrance intérieure qui rappelle celle que l’on peut lire dans les portraits des grands mystique  dans la peinture espagnole de la renaissance.

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Sa peinture s'élaborer et se développer selon les méthodes et techniques des maîtres du passé.
L’art de Valls est centré sur la psyché humaine. Sa technique figurative est au service d’un concept qui prend en charge les plus obscurs des pulsations qui habitent l’esprit humain par le biais de processus symboliques et intellectuelle.

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Sa passion pour la peinture ancienne lui fait faire de nombreux voyages pour aller étudier sérieusement les techniques des maîtres anciens dans les grands musées européens.
Entre-temps, il a continué à participer à de nombreuses expositions de groupe.
En 1991, Valls étudie l'art de la tempera à l'œufs et la technique des maîtres italien et flamands des 16e et 17e siècles; cette technique reste sa favorite  aujourd’hui.
En 1993, Valls a commence à participer à diverses foires d'art aux États-Unis à Miami, New York et aussi en Amérique du Sud en Australie et en Europe.

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29 avril 2008

Tait Hughes Geijer

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Robert McCall, le peintre de Stanley Kubrick

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Robert McCall avec l'affiche qu'il a réalisé pour le film de Kubrick


Lecteur cinéphile vous ne pouvez pas ne pas connaître l’un des tableaux de l’artiste dont je vais vous parler, mais probablement vous ignorez son nom. En effet Robert McCall qui est né en 1919, est l’auteur de la célébrissime affiche de 2001 Odyssée de l’espace, le film de Stanley Kubrick. Il est aussi le père de celles de “The black hole”, de “Star trek”, “Tora, tora, tora”... Le choix de McCall par Kubrick est somme toute très logique. Le peintre avait déjà pris l’homme dans l’espace depuis 1960 comme sujet de prédilection. Dés son diplôme obtenu de l’Ecole d’art de Colombus dans l’Ohio, il choisit, fasciné par toutes les choses qui volent, d’illustrer la réalité et les rêves nés de la conquête spatiale. Peut être pour trouver plus d’inspiration pour ses paysages stellaires il déménage son atelier en 1970 de New York à une contrée désertique de l’Arizona où il travaille toujours.

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L’oeuvre de Robert McCall est dans la droite ligne de celle de Chesley Bonestell  (1888-1986) qui fut le pionnier de l’ “art spatial”. Son travail est loin de se limiter à la seule illustration réaliste des grandes pages américaine de l’épopée spatiale. Il est surtout un extraordinaire imagier des mondes futurs. C’est un peu le Robida  de la seconde moitié du XX ème siècle. Regarder certaines peintures de Robert McCall s’apparente à la lecture d’un bon roman de science-fiction. Si certaines de ses créations témoignent aussi des drames qui ont émaillé cette grande aventure scientifique, la plupart sont surtout de merveilleux passeports pour le pays de demain. C’est une célébration de l’avenir. Voilà enfin une oeuvre optimiste que l’on devrait montrer à tous les jeunes. Elle nous parle déjà d’un temps où nombre d’entre nous avaient le regard fiché dans les étoiles... Il me semble qu’aujourd’hui le grouillement des lémures rend la contemplation des cieux plus ardue...

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Robert McCall travaille dans des formats les plus divers du plus grand, c’est un muraliste reconnu qui a déjà décoré des maisons, des bureaux, des centre commerciaux, mais il est surtout l’auteur de la fresque qui orne le Space Museum de Washington DC (que je vous conseille vivement de visiter) qui est à la fois une belle synthèse de la conquête américaine de l’espace et aussi de sa production. Au plus petit, il a également créé dès 1971 de nombreux timbres pour la poste américaine, mais aussi pour d’autres pays. Il a même réalisé des vitraux pour une église. Il faut néanmoins dire que Robert McCall s’est surtout consacré à l’illustration et à la peinture de chevalet.
Allez sur le site  de l’artiste pour découvrir l’étendue et la diversité de l’oeuvre, pourtant sur presque un seul thème.
C’est pourtant à des images atypiques de Robert McCall que vont ma préférence, celles faisant revivre l’attaque japonaise de la flotte américaine à Pearl Harbor. Elle m’ont rappelé le meilleur Brenet . Vous pouvez trouver une autre version dessinée de cet événement et moult autres batailles aérienne, mais cette fois vu du coté japonais dans le chef d’oeuvre du manga qu’est Zipang...

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Duralex et Cadinot

Duralex est en liquidation. Cadinot à 64 ans vient de lâcher définitivement la caméra. Une époque se termine Pour rendre hommage au cinéaste photographe qui ne fut ni Visconti, ni Bruce Weber mais qui nous a offert de bons moments, que beaucoup n'ose avouer, il ne reste plus qu'à se branler dans un verre Duralex...

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28 avril 2008

Clément Chabernaud photographié par René Shenouda

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André Zucca, photos de Paris sous l’occupation

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Dans un premier temps, faisons fi de la médiocre polémique qui entoure cette très belle exposition de 250 photographies couleurs inédites de Paris sous l’occupation. Avant tout autre chose elle permet de découvrir un grand photographe français (je précise la nationalité, car j’ai lu qu’il était qualifié de photographe allemand dans une des innombrables feuilles de choux qui encombrent les kiosques). Elle nous montre son regard sur le Paris occupé. Il faut savoir qu’André Zucca travaillait dans ces années là à la fois pour l’”Illustration”, très pro vichyste, et Signal le magazine illustré de propagande allemande en territoire occupé.

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artoff3461Auparavant André Zucca était un l’un des photographes de presse les plus connus de l’immédiate avant guerre. Il est correspondant de guerre pour “France Soir” et “Paris Match” au front en septembre 1939. C’est parce que le photographe travaillait pour les allemands, il faut à ce propos rappeler qu’il a été à l’origine réquisitionné par les autorités d’occupation, qu’ André Zucca a pu avoir des pellicules couleurs, une technique qui en était encore à ses débuts. Des films qui étaient particulièrement rares à cette époque. Ces pellicules n’avait qu’une sensibilité de 16 asa; ce qui contraignait l’ utilisateur d’opérer qu’avec une forte luminosité. Toutes les photos présentées ont été prises par grand soleil donc principalement l’été ou l’hiver par soleil sur une neige fraîchement tombée.  Ce qui explique le coté lumineux et “joyeux” de ces images. Certains commentateurs ont reproché au photographe d’avoir pris ses clichés que par beau temps pour rendre l’atmosphère de Paris plus heureuse qu’elle était en réalité, mais techniquement il était contraint à cela... On ne peut pas décemment demander à des journalistes ou des hommes politiques qui on peut être découvert grâce à cette exposition que Paris avait été occupé par l’armée allemande, d’en plus connaître la photographie...

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Les photos couleurs que prenaient Zucca n’étaient probablement pas réalisées en vue d’une parution dans les journaux pour lesquels il travaillait qui ne publiaient peu de photographies couleurs (la couleur était réservée dans “Signal” aux photos de guerre), mais pour son plaisir personnel et à titre expérimental. Toutefois elles sont  ressemblantes à celles qui paraissaient car parfois, quand il le pouvait, Zucca doublait la prise de vue, une avec son appareil habituel (un rolleiflex 6x6) chargé en noir et blanc et une autre avec un Leica 24x36 équipé en couleur. Il opérait avec un objectif unique, un 50 mm d’excellente qualité qui lui permettait une grande ouverture de diaphragme ce qui compensait en partie la faible sensibilité de sa pellicule d’ou aussi  souvent de grandes profondeurs de champs dans les photographies présentées. Cet objectif unique l’obligeait à se rapprocher ou à s’éloigner de son sujet pour obtenir le cadre désiré toujours très soigné. On peut constater que le passage d’un format carré à une géographie de l’image rectangulaire n’a en rien altéré ses dons pour la composition de l’image. Il y a peu de gros plans et beaucoup de plans larges.

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Il a su intégrer très vite la couleur  dans la composition de ses image, en témoigne cette vue de la rue de Rivoli dans laquelle les drapeaux nazis sont plus des taches de couleur dans la composition que des emblèmes politiques.

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Zucca opère frontalement. Il sait néanmoins se faire si discret que sa présence ne modifie pas le quotidien, le banal qu’il aime photographier. Cet infatigable piéton de Paris a sillonné la ville de Ménilmontant à Montparnasse, de Saint Germain des prés à la Nation, du zoo de Vincenne au jardin du Luxembourg, des Halles à La Muette... Il photographie aussi bien les riches qui se pressent au pesage d’une réunion hippique, que les miséreux, tel se clochard au bord de la scène, le travail comme dans ces éboueurs dans un petit matin clair d’été, que les loisirs dans les fêtes foraines ou les jardins publics. En parcourant cette, je le répète exceptionnelle exposition, on repère facilement les centres d’intérèt d’André Zucca, en premier lieu les belles femmes élégantes. Il a, comme François Truffaut, une prédilection particulière pour leurs jambes. Ces images sont aussi une mine de renseignements pour savoir comment étaient habillés les parisiens dans ces années de guerre. Espérons que la pléthore de cinéastes qui ressassent cette période scruteront les photos de Zucca...

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Le photographe s’intérresse également beaucoup aux affiches, un art voisin du sien, les politiques mais surtout celles de cinéma. Le commissaire de l’exposition a eu la bonne idée de parsemer les salles d’affiches de cinéma de l’époque. André Zucca a su faire passer sa passion de l’image et du cinéma à son fils, Pierre Zucca, malheureusement disparu trop tôt, qui était un très estimable et original cinéaste.

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Toutes les images présentées sont des tirages modernes aux couleurs restaurées. Un panneau explique le processus de sauvetage de ces inestimables témoignages. Le beau catalogue est le reflet exact et précieux de l’exposition.

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L’exposition a provoqué l’ire des jocrisses. On a pu même lire sur le site du journal en ligne rue 89  ce titre: << L'exposition d'André Zucca perpétue la propagande nazie>> titre d’une rare imbécillité qui chapeautait  un article, d’une non moins rare indigence, signé par Gilles Manceron et Agnès Tricoire. Comme quoi les feuilles de choux ne sont pas qu’imprimées on peut en trouver en ligne;  l’ennuyeux celles-ci, c’est que l’on peut même pas se torcher avec ou s’en servir pour envelopper les épluchures! Mais le comble du crétinisme fut atteint par Christophe Girard adjoint au maire de Paris chargé de la Culture, qui demanda l’arrêt de l’exposition, arguant que les légendes fournies avec les photographies n’assènent pas assez l’horreur de la collaboration et l’infamie d’André Zucca, prétextant que tous les détails de ces clichés ne sont pas décrits par le menu au visiteur insouciant et, comme tout le monde le sait, stupide. On voit combien le bien-pensant Christophe Girard a une haute idée de ses électeurs. Heureusement monsieur Delanoé, le célèbre plagiste et par ailleurs maire de Paris a renvoyé son calamiteux collaborateur à ses pâtés de sable. L’exposition se poursuivra.


Les Parisiens sous l’Occupation
Photographies D’andré Zucca
Du 20 mars au 1er juillet 2008
Bibliothèque historique de la Ville de Paris
rue Malher (métro Saint Paul), 4ème arr.

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26 avril 2008

Kam Mak

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D'autres images de cet illustrateur sino-américain ici.

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