29 avril 2008
Robert McCall, le peintre de Stanley Kubrick

Robert McCall avec l'affiche qu'il a réalisé pour le film de Kubrick
Lecteur cinéphile vous ne pouvez pas ne pas connaître l’un des tableaux de l’artiste dont je vais vous parler, mais probablement vous ignorez son nom. En effet Robert McCall qui est né en 1919, est l’auteur de la célébrissime affiche de 2001 Odyssée de l’espace, le film de Stanley Kubrick. Il est aussi le père de celles de “The black hole”, de “Star trek”, “Tora, tora, tora”... Le choix de McCall par Kubrick est somme toute très logique. Le peintre avait déjà pris l’homme dans l’espace depuis 1960 comme sujet de prédilection. Dés son diplôme obtenu de l’Ecole d’art de Colombus dans l’Ohio, il choisit, fasciné par toutes les choses qui volent, d’illustrer la réalité et les rêves nés de la conquête spatiale. Peut être pour trouver plus d’inspiration pour ses paysages stellaires il déménage son atelier en 1970 de New York à une contrée désertique de l’Arizona où il travaille toujours.
L’oeuvre de Robert McCall est dans la droite ligne de celle de Chesley Bonestell (1888-1986) qui fut le pionnier de l’ “art spatial”. Son travail est loin de se limiter à la seule illustration réaliste des grandes pages américaine de l’épopée spatiale. Il est surtout un extraordinaire imagier des mondes futurs. C’est un peu le Robida de la seconde moitié du XX ème siècle. Regarder certaines peintures de Robert McCall s’apparente à la lecture d’un bon roman de science-fiction. Si certaines de ses créations témoignent aussi des drames qui ont émaillé cette grande aventure scientifique, la plupart sont surtout de merveilleux passeports pour le pays de demain. C’est une célébration de l’avenir. Voilà enfin une oeuvre optimiste que l’on devrait montrer à tous les jeunes. Elle nous parle déjà d’un temps où nombre d’entre nous avaient le regard fiché dans les étoiles... Il me semble qu’aujourd’hui le grouillement des lémures rend la contemplation des cieux plus ardue...
Robert McCall travaille dans des formats les plus divers du plus grand, c’est un muraliste reconnu qui a déjà décoré des maisons, des bureaux, des centre commerciaux, mais il est surtout l’auteur de la fresque qui orne le Space Museum de Washington DC (que je vous conseille vivement de visiter) qui est à la fois une belle synthèse de la conquête américaine de l’espace et aussi de sa production. Au plus petit, il a également créé dès 1971 de nombreux timbres pour la poste américaine, mais aussi pour d’autres pays. Il a même réalisé des vitraux pour une église. Il faut néanmoins dire que Robert McCall s’est surtout consacré à l’illustration et à la peinture de chevalet.
Allez sur le site de l’artiste pour découvrir l’étendue et la diversité de l’oeuvre, pourtant sur presque un seul thème.
C’est pourtant à des images atypiques de Robert McCall que vont ma préférence, celles faisant revivre l’attaque japonaise de la flotte américaine à Pearl Harbor. Elle m’ont rappelé le meilleur Brenet . Vous pouvez trouver une autre version dessinée de cet événement et moult autres batailles aérienne, mais cette fois vu du coté japonais dans le chef d’oeuvre du manga qu’est Zipang... 


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