Le blog de Bernard Alapetite

A partir du cinéma mais aussi de toute la production culturelle un regard gay et décalé sur les jours

21 avril 2008

Ramasseurs de balles

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Paris, Roland Garros, 1990.

Posté par bernar alapetite à 11:45 - images volées des temps enfuis - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Vintage/Vantage où Voinquel à New-York

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Il y a longtemps que je voulais vous parler de cette galerie                     Wessel + O'Connor Fine Art, sise au 111 Front Street, Suite 200 à Brooklyn, New-York. L'occasion m'en est fourni par l'exposition actuelle, Vintage/Vantage qui se déroule jusqu'au 3 mai 2008 et sous le titre vintage rassemble un nombre important de photos anciennes dont le thème est la beauté masculine, thème s'il n'est pas unique à cette adresse y est néanmoins récurrent.
Pour les chanceux qui seront dans les parages il verront certes les habituelles vedettes de ce genre de manifestation, Gloeden, Herbert List, George HOYNINGEN-HUENE, Edward MUYBRIDGE... plus originale est la présence d'images de deux photographes italiens, Gaetano D'Agata (1883-1949) et Vincenzo Galdi (1856-1931) et de celles de l'autrichien Rudolph KOPPITZ (1884-1936) dont une belle photographie sert d'affiche à l'exposition.

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Gaetano D'Agata                           Vincenzo Galdi.

La photographie américaine est aussi représentée par un photographe de moi totalement inconnu, John Hernic, mais aussi par PAJAMA (PAul Cadmus , JAred & MArgaret French) et par George Platt Lynes.
               

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John Hernic

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PAJAMA Paul Cadmus, Provincetown, 1940.

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PAJAMA, George Platt Lynes & Jonathan               Tichenor, Fire Island"1945

Mais surtout il découvriront des nus fort rares du grand photographe de plateau Raymond Voinquel.
Le nom de Voinquel me fait me souvenir de mon inoubliable rencontre avec ce photographe.
J'ai rencontré aux alentours de l'année 1990 ce grand monsieur de la photographie pour essayer de monter sa première rétrospective à Paris sous l'égide du Salon d'Automne, dans le cadre prestigieux de la nef du Grand Palais. Son adresse m'avait été donnée par notre sémillant et incapable attaché de presse qui jouait les intermédiaires encombrants...

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Raymond Voinquel

Raymond Voinquel me reçut fort courtoisement, ce qui n'était déjà pas gagné car il passait pour être un ermite inabordable selon la rumeur qui entourait le personnage. Le vieux monsieur vivait dans un petit studio duquel, en se penchant on pouvait voir l'arc de Triomphe de la Place de l'Etoile. La pièce était encombrée de meubles volumineux dont un énorme lit et une grande armoire normande d'où il me sortit de nombreuses boites dûment étiquetées qui chacune renfermait des trésors. Je fus surtout subjugué par la collection de photographies de nus de Jean Marais. Ma contemplation était régulièrement interrompue par les deux colocataires du photographe, un perroquet qui n'arrêtait pas de voleter dans l'appartement et un gros chat persan qui semblait s'être pris d'amour pour ma jambe.

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Raymond Voinquel

Les superbes photographies que Raymond Voinquel me montrait, n'étaient pas les seules supports de mon admiration. Le moindre morceau de mur était occupé par des peintures ou des dessins soigneusement encadrés dont je reconnus certaines signatures, Bérard, Cocteau... Mais le plus surprenant était que le plafond était également intégralement rempli de cadres ce qui obligeait à se casser le cou en arrière pour voir très inconfortablement les toiles. Raymond Voinquel nullement vexé par mon intérèt pour son décor me précisa les auteurs et l'histoire de chaque oeuvre, il m'enmena même dans la petite salle de bain contigue à la pièce principale qui avait, elle aussi des murs sur lesquels les tableaux étaient à touche touche. Le plus surprenant etait que, juste au dessus de la baignoire, sur toute sa longueur, était accroché une huile représentant un homme nu.
Si le photographe s'était montré on ne peux plus aimable avec moi, je ne réussis pas à organiser l'exposition tant ses conditions étaient extravagantes. Je ne parvint pas plus à lui acheter une photographie malgrè mes offres pressantes me répondant qu'il ne vendait plus rien gardant tout pour les musées!

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Voinquel

Les américains sont assez joueurs et ont la curieuse tendance à cacher leurs galeries donc pour atteindre ces merveilles il vous faudra être un peu astucieux. Sur la carte ci-dessous le A indique la position de la galerie.A l'adresse il faut prendre l'ascenceur jusqu'au 2nd floor, soit notre premier étage tourner à gauche et la galerie est la première à droite au numéro 200. Auparavant je vous conseille de venir de Manhattan par le Brooklynd bridge et d'ainsi admirer les gratte ciel de New-York dont on a une vue imprenable...

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Posté par bernar alapetite à 08:14 - DE CIMAISES EN CIMAISES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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