Le blog de Bernard Alapetite

A partir du cinéma mais aussi de toute la production culturelle un regard gay et décalé sur les jours

04 avril 2008

ANDRE’S MOTHER, (L’AMI DE MON FILS)

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USA, 49mn, 1990

Réalisé par Deborah Reinisch, scénario : Terrance Mc Nally, images: Bobby Bukowski, montage: Jeffrey Wolf, son: Laura Civiello, musique: Jonathan Sheffer

Avec : Sylvia, Sidney, Sada Thompson, Richard Thomas, Richard Venture, Haviland Morris, Conan Mc Carty


Résumé
A New York, lors des obsèques d’André, un jeune acteur mort du sida, la rencontre difficile entre la mère du défunt, murée dans ses principe et Cal l’amant du jeune homme.

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Avis de Bernard Alapetite
Le film est l’itinéraire d’une rencontre celle de la mère du mort et de son amant. Tout sépare ces deux êtres que ne rapproche que l’indicible douleur d’avoir perdu l’être aimé. La très efficace réalisation capte bien les refus, la douleur autiste de cette mère qui n’a jamais voulu accepté l’homosexualité de son fils. Elle s’aperçoit à travers le chagrin qu’éprouve les amis d’André qu’elle ne connaissait pas son enfant qui lui a caché jusqu’au bout sa maladie.
Le film est construit en une alternance entre le présent, les obsèques d’André et des remémorations, traitées en flash-back, de sa mère pendant la cérémonie.

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Elle se souvient de ses précédentes rencontres avec l'amant de son fils, de sa propre mère avec qui elle avait des relations difficile et qui elle aussi, a disparu il y a quelques mois. Habilement, on ne verra qu’André qu’en photo sur une table de chevet. On ne le connaîtra que par ce qu’en dise ses amis. La grande qualité du film est de ne pas tout donner au spectateur mais avec quelques indications de lui permettre d’imaginer la vie des protagonistes, de se faire une idée de la vie de couple que menait andré et cal, de s’émouvoir sur cette carrière d’acteur pour toujours incomplète de se passionné de Shakespeare qui joua hamlet et jamais incarnera le roi Lear... Chaque personnage garde sa part de mystère qu’elle fut la vie de la mère et de la grand mère de Cal? Deux femmes bien différentes mais toute deux remplies de regret et d’amertume.

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Elle ne peut accepter le fait que son fils soit gay et par conséquent Cal représente tout ce qu'elle déteste et en même temps comme elle lui avoue presque à regret elle a conscience que c’est quelqu’un de bien et que c’est lui et sa famille qui ont assisté son fils dans ses derniers instants.
Leur relation sera difficile et tourmentée. Katherine a perdu son fils. Cal a perdu son amant. Ensemble, ils vont rechercher une réconciliation, une compréhension de ce qu'est la vie avec, et sans, leur André mort du SIDA.  Le lâché des ballons blancs dans Central Park comme un dernier adieu les libérera-t-il ? Cal fera le dernier pas vers la mère d'André... Le ballon blanc s'élève guidé par les vents au dessus de Central Park à New York.

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Andre’s mother est un film sans graisse mais il n’est pas sec. On peut aussi le définir par cette formule qui paraîtra pour beaucoup un oxymore: un mélodrame sobre. Il a été tournée alors que l’épidémie du sida faisait le plus de victimes. Il serait erroné de croire que son sujet appartient à une époque révolue ou est propre à l’Amérique. Souvenons nous qu’en France les nombreux cas de compagnon rejeté par les parents d’une victime du sida a été un des déclencheur de la mise en œuvre du pacs. Au delà de ces cas pas si particulier, malheureusement le film décrit plus généralement l’aveuglement d’une mère devant la sexualité de son fils. On ne peut faire que le vœux pieux pour que les paroles de Cal à la mère d’André deviennent rapidement caduques: << Combien sommes nous à vivre dans cette ville anonyme pour ne pas blesser nos mères.>>.

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Les acteurs sont si vrais que le spectateur parfois se sent gêné de s’immiscer dans ce drame familiale. Sada Thompson est inoubliable. On l’a vue la dernière fois dans la belle biopic Pollock où elle joue Stella Pollock. La grand mère d’André, Sylvia Sidney (1910-1999) est une comédienne chevronnée,  que l’on a pu voir dans un autre excellent film gay, An Early frost mais aussi dans Betle juice, Mars attaque... et Soupçon d’Hitchcock en 1936.
Le scénariste Terrance McNally a obtenu un Tony Award pour le scénario d’un autre beau film gay, Love!Valour! Compassion!. Andre’s mother a reçu un Emmy Award.
Andre’s mother est édité en DVD aux USA.

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Posté par bernar alapetite à 08:53 - cinéphagie gay - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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