Le blog de Bernard Alapetite

A partir du cinéma mais aussi de toute la production culturelle un regard gay et décalé sur les jours

02 avril 2008

Tan Lines

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Australie, 2006, 97mn

Réalisation: Ed Aldridge, scénario: Ed Aldridge, Musique originale:The Mares, images: David Gacs, montage: Rolmar Baldonad

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Avec: Jack Baxter, Lorena Arancibia, Dan Masters, Curtis Dickson, Harry Catterns, Joshua Bush, Daniel O'Leary, Lucy Minter   

Résumé

Dans un petit bled de la cote australienne (dans une île?) deux adolescents, les meilleurs amis du monde, glandent au début des vacances d’été. Les seules distractions sont pour les jeune le surf et la bière, pour les vieux il reste la bière! L’un issu de la classe moyenne Paul ( Curtis Dickson ) annonce à son copain Midget ( Jack Baxter ), qui vit dans un gourbi dans lequel il partage l’unique lit avec sa mère, que son frère Cass ( Daniel O'Leary) après quatre ans d’absence revient au village. On comprend vite que ce garçon a du fuir le pays à cause de son homosexualité. Il rentre à la maison où ses parents sont parti ... en vacances. Midget très travaillé par le sexe, il tente de goûter concomitamment aux filles et aux garçons avec des bonheurs mitigés, jusqu’au moment où il s’aperçoit qu’il est amoureux de Cass...


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L’avis de Bernard Alapetite

“Tine lines” où comment l’amateurisme et la précipitation peuvent gâcher un film. Je dis bien gâcher car il y avait un bon potentiel dans cette histoire située dans un microcosme inédit au cinéma doté d’un superbe décor (complètement sous employé) servie par des comédiens, pour la plupart débutant, qui sont toujours très justes aidé en cela par des dialogues d’un parfait naturel.

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Malheureusement, probablement par hâte d’arriver au tournage, ce qui est le défaut des metteur en scène débutants, le réalisateur, qui est aussi le scénariste, n’ a pas assez travaillé son texte. S’il parvient bien, par quelques courtes scènes, à la fois à brosser le portrait de cette petite communauté et à rendre les rapports entre les “bourgeois” du village et Midget, le fils de la marie couche toi là locale, excellente idée de cinéma de nous montrer cette mère absente seulement endormie sous des couvertures, son visage n’apparaissant jamais, il abandonne trop de pans de son histoire. Alors qu’il nous présente dans le bon début, Midget et Paul comme deux potes inséparables, Paul disparaît quasiment de la deuxième moitié du film, ce qui rend par contre coup la fin artificielle. Aldridge nous assène des évidence, comme la religiosité de Cass qui sans explication, dans ce contexte, ne le sont pas du tout. Des personnages ne sont pas assez développé comme le gay patenté du groupe (Midget ne l’est pas “officiellement” ou le professeur avec lequel Cass à eu une aventure quatre ans auparavant (il y a un nombre de pédés surprenant dans les trous perdus de la côte australienne!).

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Il aurait gagné par contre couper dans les scènes de surf, bien mal filmées et dans celle de skate parfaitement inutiles, là sans doute pour faire joli, ce sont en effet les seuls bien cadrées. Car le vrai immense défaut du film est dans l’indigence de son filmage. Deux symptomes révèlent l'amateurisme d'un réalisateur, d'une part une figuration étique, sur ce point rien à dire bien au contraire dans Tan lines et surtout un éclairage déficiant avec sous exposition dans les intérieurs et fréquents contre jour dehors ce que nous retrouvons ici.  Il faut dire une fois pour toute aux apprentis cinéastes que l’on ne fait pas un film sans éclairage. Avant le cadre une belle image, et même parfois une image seulement lisible, c’est avant tout de la lumière. Pour les extérieurs le soleil ne suffit pas , surtout sans déflecteur; et pour les intérieurs la loupiote de la chambre ne peut en aucun cas illuminer une scène d’amour. C’est bien ce que semble ignorer Ed Aldridge. Ce qui nous vaut des scènes de sexe pas du tout torrides comme l’indique d’une façon mensongère la jaquette du dvd (édité par BQHL), tant elles sont mal éclairées et mal cadrées comme tout le reste, d’autant que ce sont les seuls moments où les acteurs sont peu convaincants, ne voulant sans doute pas passer pour des gays! Le film est presque constamment sous exposé.

Les deux premières photos si dessous peuvent induire en erreur. Elle ne sont pas extraites du film et leur éclairage ne correspond en rien à ce dernier contrairement à la troisième.

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Autre conseil aux personnes ayant des velléités de réalisation, avec le chef op. et le chef électro (le maître de la lumière sur un plateau) une autre personne est indispensable sur un tournage, la scripte, ici elle aurait vu qu’entre deux images la barbe du joli midget, qui pourtant n’en a pas beaucoup, avait poussée.
Le réalisateur à la bonne idée de faire suivre son générique par une séquence de dessins animés très réussis sur lequel on entend un monologue en voix off d’un garçon face à sa mère. On comprendra immédiatement après qu’il s’agit de Midget et de sa mère. Malheureusement sans doute pour montrer que c’est un petit malin des effets spéciaux il nous inflige un dialogue entre son héros et la photos du pape dont il a pris le soin de faire bouger la bouche, hideux et grotesque!
On ne s’ennuit pas dans Tan Lines, il faut dire Jack Baxter est bien mignon, il est seulement triste qu’il soit aussi mal filmé.

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Posté par bernar alapetite à 17:47 - cinéphagie gay - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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