Le blog de Bernard Alapetite

A partir du cinéma mais aussi de toute la production culturelle un regard gay et décalé sur les jours

03 février 2008

Dimitri Vankerkoven

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Posté par bernar alapetite à 11:59 - miscellanées - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

No country for old men

no_country_for_old_men_imagesfilmJe n’aurais pas l’outrecuidance d’encombrer le web d’une énième analyse et d’une nouvelle salve de louanges qu’incontestablement “No country for old men” mérite (ridicule snobisme de ne pas traduire le titre américain quand celui-ci est évident et sans un sous texte que la langue d’origine parfois apporte). Vous trouverez tout cela dans le toujours excellent Positif qui consacre un dossier aux frères Cohen dans son numéro de janvier 2008 et sur le web vous trouverez des avis éclairés ici ou ...
Je me contenterais donc d’une réflexion que je n’ai pas trouvée ailleurs. ( ATTENTION SPOILER) N’ayant trouvé nulle part ce que je subodore...
En préambule, je dois confesser que je n’ai pas lu le livre de Cormac McCarthy dont le film est tiré. Est-ce parce que je suis gay que je remarque que le placide tueur certes un peu fou, mais qui a de bonnes connaissances médicales et est fort méticuleux dans son labeur de désoudeur professionnel, est distrait lors de son retour du travail, au volant de sa conduite intérieure par deux jeunes et jolis garçons musardant à bicyclette. Notre intègre tueur les matte dans son rétroviseur, distraction qui peut être fatale dans les villes américaines dont les rues se coupent à angle droit. Ce qui est le cas. Après avoir embouti un autre véhicule, il parvient à s’ extirper de son tas de ferraille qu'est devenu son automobile. Il   se repose un peu assis sur une pelouse près du crash, son radius perforant sa peau. Les deux adolescent le rejoignent et s’enquièrent de sa santé. Notre exterminateur, pas au mieux, avec néanmoins une lueur dans son œil vitreux, demande alors à l'un des garçons, le plus joli, de retirer sa chemise. Secrètement on admire alors la santé de l’individu qui pense à se rincer l'oeil, peut être une ultime fois, dans un moment pareil. En même temps on est inquiet pour le jouvenceau, car notre bougre même manchot pourrait bien lui faire subir les derniers outrages. Très serviable, contre tout de même un billet ensanglanté, l’adolescent s’exécute. Et là: éblouissement, l’un des plus beaux torses juvéniles que l’on ai jamais vus au cinéma apparaît. La chemise du jeune cycliste dissimulait une tendre et musclée poitrine de nageur! Retour au trivial utilitaire l’estourbisseur patenté réduit la pimpante liquette en lambeaux, la transformant ainsi une écharpe pour tenir son bras brisé à l’os saillant. Il se relève du gazon et s’éloigne sans se retourner sur ce trottoir de banlieue résidentielle comme Charlot à la fin de ses films vers l’horizon...

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Cette scène qui semble avoir échappée à la pourtant vigilante communauté gay américaine, peut être à cause de son relent presque pédophile, ne peut elle pas être interprétée comme homophobe? La fratrie ayant doté son serial killer consciencieux, mais peu ragoûtant pour la majorité des spectateurs, d’une attirance pour les très jeunes personnes de son propre sexe? A l’inverse on peut aussi la lire comme homophile, le personnage gay (ou que je suppose tel) est un des rares à se sortir vivant de l’aventure... Ou bien encore (je songe au délicat casting) les frères Cohen auraient-il un intérêt pour les jeunes torses mâles? Mais peut être que j'ai mauvais esprit, assez en tout cas a pour trouver ce film délectable et plein d'humour très noir...
P.S. Autre message subliminale que délivre le film, les frère Cohen préfère les chats aux chiens...

Posté par bernar alapetite à 11:52 - Humeurs cinématographiques - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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