26 janvier 2008
WHOLE NEW THING
Fiche technique :
Réalisateur :
Amnon Buchbinder. Scénariste : Amnon Buchbinder et Daniel MacIvor.
Directeur de la photographie : Christopher Ball. Montage : Angela
Baker. Musique : David Buchbinder.
Canada, 2005, Durée : 92 mn. Disponible en VO.
Avec Aaron Webber, Robert Joy, Rebecca Jenkins, Daniel Maclvor, Kathryn MacLellen, Drew O’Hara, Ryan Hartingan, Georgie brown, Callum Keith Rennie, Jackie Torrens, Lisa lelliott et Leah Fassett.
Résumé :
Emerson
Thorsen (Aaron Webber), joli garçon androgyne et surdoué de 13 ans, vit
chez ses parents au Canada dans une maison perdue au milieu de la forêt
de la Nouvelle Écosse. Il vient d'illustrer son premier livre, 1 000
pages consacrées à sa première pollution nocturne. Ce qui étonne à
peine ses parents qui jusque là pourvoient à son éducation sans le
secours de l’école. Il faut préciser que le père est un célèbre auteur
d’ouvrages pédagogiques, par ailleurs impuissant et mari trompé par sa
femme légèrement nymphomane. Mais il convient qu’il serait peut-être
bon pour son fils d’abandonner les leçons à la maison pour l'école
locale. Voilà qu’Emerson se retrouve bientôt avec des filles et des
garçons de son âge. Il éprouve le choc des cultures, d'un esprit libre
forcé de se confronter avec ses camarades de classe non préparés pour
accepter sa différence. Ils ne comprennent pas bien ce garçon qui aime
Shakespeare et écrit ses propres romans. La grande préoccupation
d’Emerson est de savoir s’il est vraiment gay comme lui suggèrent
fortement ses condisciples. Pour vérifier, il embrasse sur la bouche
une fille puis un garçon : ce qui n’aide pas à son intégration. La
personne dont il se sent le plus proche est son professeur d’anglais
(Daniel MacIvor). Comme celui-ci est gay, Emerson en déduit que lui
aussi doit être gay. Il n'en éprouve aucune honte et est déterminé à
poursuivre son professeur de ses assiduités. Il apprendra les dures
leçons de ce que signifie aimer...
L’avis de Bernard Alapetite :
Tout
d’abord, ne vous fiez pas à la très laide affiche. Ce film est une très
jolie surprise et Aaron Webber bien mignon. On comprend bien que pour
désamorcer le scandale que pourrait provoquer le film, il ne fallait
pas que le garçon paraisse beau. D’ailleurs un garçon de 13 ans qui
poursuit de ses assiduités son professeur, cela ne peut pas exister et
cela n’a jamais existé. Je vous rappelle que dire le contraire vous
voue aux gémonies éternelles. Nous ne sommes plus dans les années 70.
Vous vous souvenez, une époque où l’on donnait le prix Médicis à Tony
Duvert, un auteur de livres ouvertement pédophiles. Non, nous sommes en
207. Vous êtes rassurés maintenant et puis si vous l’aviez oublié vous
devez me lire en prison, mais je crois qu’Internet y est interdit ! De
toutes façons, depuis que vous vous gavez de films américains,
iraniens, chinois et même français, vous savez comme moi qu’un garçon
de 13 ans, ça n’a pas de sexualité. Au regard de ce que veut nous faire
croire la production internationale, Whole New Thing
est bien une fiction extravagante. Il faut dire que le film aggrave son
cas. Il présente comme héros un garçon surdoué et joli et non un bas du
front avec des cuisses d’haltérophile comme les apprécient bon nombre
de cinéastes de ma connaissance que je ne dénoncerai pas (c’est encore
un peu tôt pour la délation, je me réserve). Un professeur profondément
dans le placard qui drague les mecs dans les pissotières des parkings,
encore de la pure fiction, ce n’est pas le syndicat des enseignants qui
me dirait le contraire (pourtant il me semble connaître...). Et enfin
un célèbre auteur de livres de pédagogie incapable d’élever son fils,
impossible vous dis-je (néanmoins je crois savoir...).
Les péripéties ne manquent pas et l’on ne s’ennuie jamais. Le réalisateur ne se dépare jamais de la tendresse qu’il éprouve pour tous ses personnages qui, pourtant, souvent ne brillent ni par leur bon sens, ni par leur courage. Le filmage sans être exceptionnel est très honnête et surtout les acteurs sont épatants. Le jeune Aaron Webber est tout simplement extraordinaire. Daniel McIvor, le prof gay et timoré, est aussi le co-scénariste du film. Il n’en est pas à son premier film gay puisqu’il jouait le premier rôle dans Beefcake, celui de Bob Mizer, et qu’on l’a vu dans Uncut de John Greyson.
Whole New Thing
est aussi drôle qu’intelligent. On peut bien sûr regretter la fin très
politiquement correcte mais je suis certain que comme moi, vous ne
voudrez pas admettre qu’un garçon aussi sensible et intelligent puisse
être hétérosexuel.
Un DVD est édité aux États Unis.
.
Site officiel du film
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