04 janvier 2008
Bavo Defurme
Un juste combat


Voici des images pour s'insurger contre la funeste entreprise de certains sites qui ostracisent les sites avec chats et prônent les sites sans chat!
Que serait le web sans ces merveilleux animaux dont un s'installe régulièrement sur mon clavier!
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sur le blog soutenons garfieldd.org
Frank Strausberg photographie Ray
Soutine à la Pinacothèque de Paris
Comme le temps file; je m’aperçois que je ne vous ai pas parler de l’exposition qui m’a le plus enthousiasmé l’an passé, alors que 2007 fut particulièrement favorable aux expositions d’art plastique. Je veux parler de l’exposition Soutine à la Pinacothèque de Paris qui se termine le 27 janvier 2008. Peut-être avez vous déjà lu, ça et là, des commentaires un peu dégoûtés sur cette manifestation lui reprochant son accrochage trop dense et la médiocrité du lieu, une vaste cave, sans aucune échappée vers l’extérieure qui sont, en ce qui me concerne de bien utiles respirations lorsque je visite un musée ou une exposition; c’est pour cela que j’aime tant le Met’ de New-York qui permet de s’évader entre deux chef d’oeuvre dans les frondaisons de Central Park.
Ces critiques sont certes justifiées mais elles oublient l’ essentiel, la somptuosité des oeuvres exposées et le choc que tous les spectateurs reçoivent en les voyant. Ce sera pour tous surtout une découverte car presque tous les tableaux viennent de collections privées. Ils ont été montré jusque là que très peu au public, et ne seront probablement pas visible de si tôt. Cette exposition permet surtout d’admirer les toiles peintes par Soutine à Céret entre 1919-1922. Période la plus intéressante de l’artiste alors que curieusement Soutine n’a eu de cesse que de rechercher ensuite les toiles de cette époque pour... les détruire. Dans ces tableaux les magentas vocifèrent, les chemins se transforment en serpents écarlates dans leur dernier spasme, les maisons se tordent comme sous l’action de tremblements de terre apocalyptiques, les arbres semblent tordus par des bourrasques infernales et pris dans les griffes de ciels tourmentés. Tout est traduit par de grands coups de brosse fougueux avec lequel Soutine étale ses couleurs à la fois provocantes et subtiles. Soutine nous offre une expérience inoubliable avec ce voyage dans sa folie joyeuse et inquiétante.
Nous découvrons le travail du peintre de manière chronologique. Le visiteurs est constamment soutenu dans son exploration par des panneaux pédagogiques très bien faits. On peut retrouver ces notices augmentées dans le remarquable catalogue qui est peut être à ce jour le meilleur livre sur Soutine. On peut prolonger cette visite par le visionnage des dvd “Les heures chaudes de Montparnasse” parus chez Doriane films dans lequel on trouvera un épisode consacré à Soutine. Il est également très profitable d’aller voir chez lunette rouge pour s’enrichir de son regard toujours libre. A quelques pas de la pinacothèque on peut enrichir notre connaissance par un tour à l’Orangerie où dans le cadre de la collection Walter-Guillaume, toute une salle est consacrée à Soutine, avec ses plus beaux portraits.



















