le blog de bernard alapetite

A partir du cinéma mais aussi de toute la production culturelle un regard gay et décalé sur les jours

25 décembre 2007

LES REBELLES DU DIEU NEON

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Taiwan, 90mn, 1992

Réalisation: Tsai-Ming-Liang, Scénario : Tsai Ming.Liang, Photos : Liao Pen-Yung, Musique : Huang Hsu-Chung, Montage : Wang Chi-Yang, Production : Hsu Li-Kong, Decors : Lee Pao-Ling

avec: Lee-Kang-Sheng, Chen Chao-Jun, Miao Tien, Hsiao Kang, WANG Yu-Wen, LU Hsiao-Ling, LU Yi-Ching 

Résumé
Deux jeunes gens, Ah-Tze (Chen Chao-Jun), et Ah-Kuei, sur leur moto slaloment entre les voitures. Ils dépassent un taxi conduit par un homme d’âge mûr (Miao Tien), à ses coté son fils Kang-Sheng (Lee Kang-Sheng) auquel il a proposé de l’emmener au cinéma. L’adolescent semble fasciné par le couple à moto, image de liberté et de sensualité. Quand le feu passe au rouge, les deux-roues se faufilent au premier rang, bloquant le taxi. Le chauffeur s’impatiente, klaxonne. Ah Tze se laisse dépasser, puis le redépasse et brise le rétroviseur latérale du taxi. Le taxi fait une embardée et va heurter une autre voiture... On entre bientôt dans la famille de Kang-Sheng, Le garçon est flanqué d’une mère mystique (LU Hsiao-Ling) et d’un père démissionnaire. Kang-sheng retrouve le vandale quelque temps plus tard et le suit. Lassé du travail scolaire, il a abandonné ses études au grand dam de son père, Il piste le jeune loubard dans des rues où la pluie ne semble jamais cesser. Il est secrètement amoureux du motard, sans que rien ne soit explicite. Le jeune homme abandonne sa moto pour rentrer dans un hôtel. Kang-sheng en profite pour détruire l'engin. Il laisse une signature sur le sol: "Le prince Ne Cha est passé."...

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L’avis de Bernard Alapetite
Les rebelles du dieu néon est le premier long-métrage de cinéma de Tsai-Ming-Liang. Il est aussi le premier volet d’une trilogie, suivront Adieu l’amour puis La rivière, son chef d’oeuvre (ces deux films sont réunis dans un dvd aux éditions Films sans frontières). L’essentiel des obsessions du metteur en scène s’y trouve déjà. L’eau est omniprésente. Les garçons souffrent en silence et portent leur croix de solitude et de frustration. Et pourtant la première scène du film est une scène joyeuse, de jouissance passagère: Un garçon et une fille sur une moto, un couple uni par le hasard. Le jeune homme, Ah Tze  a rencontré... dans les toilettes de son appartement une fille, Ah Kuei, qui vient de faire l’amour avec son frère. Ce dernier l’a laissé là comme une chose périmée, dans une scène mémorable de machisme: la fille est allongée nue sur le lit, l’homme est déjà habillé, il lui glisse sa carte de visite dans la main et lâche une réplique incongrue: <<Si tu comptes acheter une voiture, appelle-moi.>>. Ah Tze lui propose de la raccompagner. Mais ils ont un accident. C’est   une séquence typique du cinéma de Tsai-Ming-Liang dans lequel on part d’une image joyeuse pour arriver à un échec, toute action, tout désir se délite La famille est un tombeau. Sans oublier une obsessions qu’il partage avec un bon nombre de cinéastes asiatiques, mais aussi curieusement britanniques: les salles de bains et toilettes en tout genre.
Autre caractéristique de son cinéma l’ aphasie généralisé des personnages qui les font déambuler la nuit, en silence dans des paysages urbains sinistrés.
Ces paysages hiératiques sont illuminés par la grâce de Lee kan Shen, le double juvénile du réalisateur, non un double à la façon du Doisnel de Truffaut, mais un double dont il aurait un impérieux désir sexuel. La scène où le garçon saute sur son lit, puis s’y abandonne vêtu que d’un provoquant slip blanc immaculé est un des sommets érotiques du cinéma gay, et pourtant dénué de tout acte sexuel. La grande force de Tsai Ming Liang est de respecter son spectateur et de le vouloir aussi intelligent que lui même. Le choix de la sexualité de son héros est clair pour ceux qui savent voir. La scène où il détruit la moto du loubard, pour le punir de son hétérosexualité? et combler momentanément sa frustration, pendant que celui-ci fait l’amour à sa petite amie est la scène clé du film.

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La moto et le scooter sont des échappatoires pour les jeunes gens. La ville pullule de contre-lieu à l’espace familiale clôt, (arcades de jeux vidéo, boutiques de mode, patinoire, discothèques) où la liberté peut s’exercer sans frein. Les Rebelles du dieu néon s’articule autour d’une opposition, qui atteindra sa splendide apogée dans La rivière entre l’espace stérile, coincé, exigu, de la vie domestique  et le champ ouvert de la ville, dont Tsai Ming Liang capture l’infinie mouvance, les jeux des rencontres fortuites, les séductions dangereuses, la solitude aussi...
Xiao-kang, personnage récurrent de toute une oeuvre, est dans sa posture favorite, celle du voyeur, lorsque Ah Tze découvre sa moto vandalisée. Hsiao Kang, seul dans sa chambre d’hotel observe sa victime, filmé en contre- plongée, vêtu de ses seuls sous-vêtements blanc immaculés, le garçon danse, saute sur le lit, il se cogne la tête contre le plafond et s’ecroule sur la couche dans une sorte d’orgasme! On ne sait pas si Hsiao Kang veut être Ah Tze ou être aimé de lui, sans doute les deux. Tout le film joue de cette ambivalence. Mais ne serait ce pas la relation qu’entretient Tsai Ming-Liang avec Lee Kang-Sheng? Discret sur celle-ci, voilà comment il raconte la découverte de sa “muse”: <<J’ai découvert Kang-Sheng dans une de ces arcades où les ados vont jouer sur des écrans vidéo. J’étais à la recherche d’un ”mauvais garçon”. Kang-Sheng n’a pas l’air d’un mauvais garçon, mais il donne l’impression d’avoir juste fait quelque chose de mal... Quand je l’ai rencontré, il essayait de passer l’examen d’entrée à la fac, qu’il avait déjà raté quatre fois de suite. Et ça le tracassait beaucoup car dans son système de valeurs, aller en fac représentait quelque chose de sérieux. Alors il faisait des petits boulots pour gagner de quoi payer les frais d’inscription dans une boîte à bac, tout comme le personnage qu’il joue dans Rebelles... J’ai écrit le scénario de Rebelles pour lui. J’ai créé un personnage qui lui ressemble beaucoup, de façon qu’il puisse être vraiment lui même en le jouant.>>.
TSAI MING-LIANG est né en Malaisie dans l’état de Sarawak en 1957. Il est élevé par ses grands-parents, qui étaient vendeurs de nouilles, c’est sans doute ce qui explique dans son cinéma les fréquentes présences de petits marchands. La principale distraction de l’enfant est le cinéma. Il se gave de films américains, hong-kongais, indiens... Au lycée, il découvre Chaplin avec Les lumière de la ville, à propos duquel il écrit sa première critique de cinéma. Il s’installe à vingt ans à Taiwan où il obtient, quatre ans plus tard, son diplôme d’art dramatique. Il écrit alors plusieurs pièces de théâtre (dont Instant bean sauce noodle en 1981, et A sealed door in the dark en 1982). Il crée un one-man-show expérimental (Wardrobe in the room en 1983) traitant de la solitude dans les grandes métropoles. Il écrit des scénarios pour la télévision jusqu’en 1989 et aussi pour le cinéma notamment pour Wang Tung. En 1989 il commence à réaliser des téléfilms. (The happy weather, For away, All corners of the sea , Li hsiang’ love line, My name is Mary, Ah-Hsiang’s first love, Give me a home, dans lequel joue Miao-Tien qui est le père de Lee Kang-Sheng, dans Rebelles et La rivière, The kid 1991). C’est dans The kid, en 1989, que Tsai Ming-Liang fait tourner pour la première fois Lee Kang-Sheng. Il y joue un délinquant qui vole l’argent du repas d’un écolier. Tsai Ming-Liang filme ce racket comme une drague. Lee repère le gamin dans une salle de jeux vidéo; le regarde longuement et intensément; le suit dans le labyrinthe des ruelles de la vieille ville. Il entre en contact avec lui en allant pisser à coté de lui contre un mur. C’est ce qui devient le prétexte du racket <<Petit on ne pisse pas ici pour rien.>>. (on pense beaucoup au Kid return de Kitano qui possède un homo-érotisme proche de celui de Tsai Ming-Liang.).
Typiquement asiatique dans son rythme, la référence la plus immédiate du film est pourtant américaine. Lee Kang-Sheng, affublé d’un tee-shirt de James Dean, tombe en arrêt devant une affiche de celui-ci. C’est donc très ouvertement de La fureur de vivre dont il est question dans Les Rebelles du dieu néon. Et de ce qu’il y a moyen de faire avec la jeunesse quand elle vous dévore les entrailles, quand elle brouille la vue et détraque les sens... Mais ici le centre n’est pas l’avatar de James Dean (Ah Tze) ou celui de Nathalie Wood (Ah-Kuei), mais de son amoureux transi Plato incarné par Sal Mineo; Plato, dont Lee Kang-Sheng est le successeur.
La mise en scène épouse la fièvre de ces adolescents qui n’arrivent pas à rester en place. La caméra se focalise sur les entrées ou sorties de champ.  Elle est mobile tout en étant tenue d’une main ferme. Elle joue avec l’espace. Elle passe d’un acteur à l’autre tel un imprévisible insecte, parfois rejetant un personnage dans le hors-champ, parfois le suivant avant de l’abandonner au profit d’un autre sans que ce mouvement soit dicté par le dialogue ou l’action. Elle capture au passage l’intensité d’un regard qui demeure invisible à celui qui en est l’objet.  Elle suggère, au moyen d’un panoramique brillant ou d’un contrechamp hardi, des équivalences, des parallèles...
Alors que maint cinéastes de par le monde s’évertuent encore à plagier les codes, vieux de près de cinquante ans, de la Nouvelle Vague, Tsai Ming Liang, dans ce premier opus, a su en capter l’esprit, en particulier celui des Quatre cent coups. On y retrouve la même alacrité à capter les images de la rue ou d’une vie socialement simple et pourtant  émotionellement riche. On y retrouve aussi ce même balancement entre l’action et la contemplation, ici celle d’un beau garçon viril et inaccessible. Malheureusement il semble que les mânes de la Nouvelle Vague, à Taiwan comme en France, atteignent rapidement leur date de péremption. La grâce chez le cinéaste taïwanais n’aura durée que le temps de sa trilogie, à laquelle on peut ajouter The kid, film pour la télévision qui marque l’apparition de Lee Kan Chen; si ses films suivant, the Hole, Goodbye, Dragon inn, La Saveur de la pastèque,  Et là-bas quelle heure est-il ? où la référence à Truffaut est trop appuyée, ne sont pas négligeables, ils n’ont plus cette liberté qui enchantait Les rebelles du dieu néon. Petit à petit un certain systématisme à quelque peu étouffé la création et la sensualité du metteur en scène.
Si Tsai Ming Liang est un cinéaste ouvertement systématique c’est surtout le plus sensuel, le plus délicat, peut être le plus érotique des cinéastes actuels. Parcequ’il prend le corps pour une machine mystérieuse et malléable étrange et triviale. Il a fait un film d’une douceur extrême, élégant et délié, poétique et envoûtant.
Un dvd existe en zone 1, VO sous titré en anglais.



                

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Paul Mielke















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No night is too long

Fiche technique :

 Réalisateur : Tom Shankland. Scénario : Kevin Elyot et Ruth Rendell, d’après le roman de Ruth Rendell signé de son pseudonyme Barbara Vine. Images : Paul Sarossy. Montage : Allan Lee. Musique : Christopher Dedrick. Direction artistique : Peter Andriga.
Durée : 120 mn. Disponible en VO et VOST.

Avec: Lee Williams, Marc Warren, Mikela J Mikael, Salvatore Antonio, Beverley Breuer, Rob Bruner, Liam Mc Guigan et Philip Granger.


Résumé :
Tim (Lee Williams) est un brillant étudiant d’une petite université d’Angleterre non loin de son domicile familial, une station balnéaire du Suffolk. Il ne répugne pas à se faire faire une petite gâterie par sa copine, sur la plage, au clair de lune. Ce qui ne l’empêche pas, au détour d’un couloir de sa fac, de tomber en arrêt – tel le setter moyen face à un col vert égaré – devant Ivo (Marc Warren), un jeune professeur mâle de paléontologie dont bientôt le visage l’obsède. Bravant sa timidité toute relative, il le drague. Au début l’objet de ses désirs est froid comme ses chers fossiles, mais il n’est pas à long à tiédir. Il s’ensuit une torride passion sexuelle. Mais plus Ivo devient incandescent, plus notre inconséquent étudiant se refroidit. Et quand Ivo invite son jeune amant à l’accompagner en Alaska, où il anime des croisières scientifiques, Tim le suit à contrecœur. Arrivé dans un port de ce « bout du monde », suite à un imprévu (?), Ivo doit abandonner son amoureux dix jours dans ce lieu inhospitalier, avant leur embarquement. Le jeune homme nous avait déjà prévenu « que l’ambivalence ne l’effraie pas », même distrait, et c’est difficile devant ce film passionnant, dont je ne vous dévoile qu’une couche de l’intrigue, et encore partiellement. Or donc, ne supportant pas la solitude, il jette son dévolu sur une jeune femme, Isabel (Mikla J. Mikael). Je cite : « idéale pour passer le temps. » Ce qui ne devait être pour Tim qu’une alternative à ses nombreuses visites au bar de l’hôtel se transforme en une passion fusionnelle. Mais au bout de ces dix jours, Isabel prend la fuite et Ivo revient. La croisière qui promettait d’être idyllique se transforme en enfer. L’amour a fait place à la haine. Tim ne rêve que de rejoindre Isabel à Vancouver, mais comment se débarrasser d’Ivo ? En le tuant ?

L’avis de Bernard Alapetite
:
Quand on se met devant sa télévision, même devant un programme de PinkTv, on s’attend rarement à être mis en présence de ce qui devrait être un modèle pour les auteurs de films gays. Voilà, enfin, une production qui ne considère pas l’homosexualité comme une fin en soi et l’unique sujet possible du film, mais comme une chose tout à fait banale et qui, pourtant, la place au cœur de l’intrigue de ce thriller haletant ; en fait le moteur des événements qui précipiteront les amoureux vers l’inéluctable, sans que leur sexualité ne soit jamais culpabilisée. Ruth Rendell a créé le personnage du garçon fatal.
Comme dans toutes les histoires de ces dames anglo-saxonnes qui améliorent leur thé ou leur whisky, au choix, d’une dose de strychnine, les rebondissements sont un peu abracadabrantesques (sic), mais c’est la loi du genre pour que l’on reste, comme ici, scotché à l’écran durant deux heures. Dans No night is too long, nous sommes plus près de Patricia Highsmith que d’Agatha Christie.
L’intrigue, comme dans tous les livres de Ruth Rendell – experte en thriller psychologique depuis quarante ans – pose ces questions : « pourquoi devient-on meurtrier ? » ou «  comment devient-on victime ? » Parce qu’un jour, sans le savoir, on prend une route... ou un couloir au bout duquel se trouve la mort violente. Le cinéma devrait être bien reconnaissant à la romancière. Son roman, L’Homme à la tortue, est devenu devant la caméra de Pedro Almodovar En chair et en os (dvd TF1 vidéo) et L’Analphabète, devant celle de Claude Chabrol, La Cérémonie. Il a aussi adapté La Demoiselle d’honneur, cette fois sans en changer le titre. Claude Miller a fait de même avec Betty Fisher.Toute l’histoire est racontée en voix off par Tim. La plus grande partie du film est constituée d’un flash-back qui nous ramène quelques mois en arrière. Nous assistons à la rencontre de Tim et d’ Ivo, et aux événements qu’elle va générer. Cette narration est entrecoupée par des retours au présent, qui n’en sont pas moins angoissants que les péripéties du passé, mais aussi par des incursions à une époque plus lointaine, dans laquelle Tim vivait dans son collège une amitié particulière avec un aîné. On peut regretter que cette partie n’aie pas été plus explorée, ce qui aurait rajouté un peu d’épaisseur à cet aîné un peu trop falot. En revanche, le film aurait gagné à ce que la durée de certains plans soit raccourcie. Tom Shankland a tendance à les faire traîner un peu trop longtemps. Puisque cette production était d’emblée destinée à la télévision, on peut penser qu’un format de 2 fois 1h30, constituant une mini série, n’aurait pas été de trop au vu de la complexité de l’intrigue et de la richesse des personnages et aurait été mieux adaptée que les 120 minutes du film…
L’un des atouts du film est l’originalité des lieux de tournage. L’Alaska n’est pas l’État des USA le plus filmé et bien peu de réalisateurs ont planté leurs caméras sur les plages du Suffolk, malgré leur indéniable charme. La réalisation ne se dépare jamais d’une belle maîtrise du cadre qui bénéficie d’un éclairage froid et soigné. Elle utilise avec habileté le décor qui n’est pas seulement une toile de fond pittoresque pour l’intrigue mais un véritable acteur du drame. Elle aurait toutefois pu nous éviter des effets spéciaux numériques un peu trop présents, telle cette profusion d’éclairs pour rendre les ciels dramatiques et signifiants ou ce maquillage de l’île fatale en Île des morts de Bocklind. Le directeur de la photographie qui signe de si belles images est Paul Sarossy. Il est entre autre le collaborateur habituel d’Atom Egoyan. On lui doit la photographie des remarquables Voyage de Felicia et La Vérité nue.
Comme presque toujours dans un film anglais, la distribution est parfaite. En particulier Lee Williams qui compose un Tim complexe et changeant qui fait parfois penser au jeune Ripley et à qui on met longtemps à accorder notre sympathie. Il porte le film de bout en bout. Il tient le premier rôle dans un autre film gay, l’extravagant Les Loups de Kromer (dvd BQHL). Il participe à de nombreuses productions télévisées anglaises. On peut le voir en particulier dans le rôle de Jon Forsyte, dans la somptueuse nouvelle version de la saga des Forsyte. Il apparaît également dans Billy Elliot et Mauvaise passe. Marc Warren (Ivo) a une présence étonnante ; son inquiétant magnétisme rappelle celui de Malcom Mc Dowell à ses débuts.
Si les scènes de sexe, aussi bien hétérosexuelles que gays, ne sont pas particulièrement bien filmées, le réalisateur se rattrape en nous offrant de beaux plans tendres et sexy après l’amour. No night is too long est co-produit par la télévision britannique d’État, la BBC. Le film a été diffusé à une heure de grande écoute, la deuxième partie en soirée. Combien de chaînes françaises, hors celles du câble, diffuseraient et produiraient un film comme celui-ci qui met, et montre, l’attirance sexuelle de deux hommes au centre de son intrigue ?

No night is too long peut se traduire par « Les Nuit ne sont jamais trop longues », phrase que dit Ivo à Tim au plus fort de leur amour. Jamais le film ne vous paraîtra trop long. Espérons qu’il fasse école, tant sur le fond, que dans la forme.

Posté par bernar alapetite à 09:24 - cinéphagie gay - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La sucette arc-en-ciel

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Posté par bernar alapetite à 08:23 - miscellanées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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