Le blog de Bernard Alapetite

A partir du cinéma mais aussi de toute la production culturelle un regard gay et décalé sur les jours

15 octobre 2007

Les garçons de la piscine

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Une fouleté de beaux garçons tous les jours sur ce blog

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14 octobre 2007

Mitoraj

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Igor Mitoraj  Ephèbes aux Tuileries (2004)

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Will McBride

Un exemple du talent de peintre de Will McBride  pourtant surtout connu comme photographe...

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New-York nostalgie

Si parfois comme moi vous avez la nostalgie d'une allée de central park, de la ligne des toits de Manhattan, d'une rue du village, d'un magazin sur Madison ou dela boutique de savon de l'upper west side tout à coté du meilleur hot dog de Manhattan un seul remède à votre spleen, une visite au site de sale bête ,journal d'un esthète gay new yorkais francophile de très bonne compagnie qui s'exprime dans un français dont la qualité n'est malheureusement pas courante de ce coté ci de l'Atlantique. Cette belle langue est accompagnée d'une quirielle de photos, toujours belles et intéressantes, comme celle ci-dessous. C'est à se demander si une rue ou un restaurant de Manhattan a échappé à l'objectif de "sale bête" (pourquoi ce nom?). Particularité amusante de notre blogueur, il francise tous les noms de New-York, ainsi Time square devient la place du temps, ce qui est un peu déroutant à la première lecture, mais maintenant je fais de  même...

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photo "sale bête"

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13 octobre 2007

Crush


Charming short film: CRUSH
envoyé par refertations

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La grace du roller

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Pris, Le Trocadero, été 1986

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12 octobre 2007

EATING OUT

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Wentworth Miller

Beaucoup de belles et bonnes chose sur fluctuat comme celles-ci

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Surnom : Stinky / Went / Miller
Naissance : 02 Juin 1972
Age : 35 ans
Métier : Acteur télé

Wentworth Miller

" La série est totalement absurde mais, à part ça, c'est une super aventure ".


Consulter les  citations de Wentworth Miller

Biographie de Wentworth Miller

Wentworth Miller est né en Angleterre et a grandi à New York. Un nom pareil aurait pu être un handicap, mais il lui vaudrait plutôt de rester en mémoire, surtout associé à son physique.
Diplômé de l'université de Princeton en littérature, il s'installe à Hollywood en 1995 en attendant la gloire. Sa première apparition, il l'obtient dans la série télé Buffy contre les vampires en 1998, avant de cumuler des figurations dans d'autres programmes, notamment Urgences.  Très présent sur le petit écran, il s'essaie tout de même à la pellicule dans différents films aux côtés de stars comme Nicole Kidman ou Anthony Hopkins. Mais ce n'est pas dans les salles obscures qu'il trouve le succès. En 2005, Prison Break débarque sur la Fox et devient immédiatement un phénomène. Wentworth y tient le rôle principal, un brillant ingénieur qui se fait incarcérer pour pouvoir faire évader son frère, condamné à mort. Une particularité n'échappe à personne : son incroyable tatouage sur tout le torse.

Les films de Wentworth Miller

Underworld
Underworld
(2003)
La Couleur du mensonge
La Couleur du mensonge
(2003)

Tous les films de Wentworth Miller

Toutes les photos de Wentworth Miller

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short en jean

troca362
Paris, Le Trocadéro, été 1986

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NIGHT SCENE

 

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Fiche technique :
Réalisation : Cui Zi’En. Images : Zhang Hui Lin. Son : Yuan De Qiang.
Chine, 2005, durée : 85 mn. Disponible en VO et VOST.

Avec: Gao Yang, Liang Hao Bin, Qiao Bin et Ge Ying Han.

Résumé :
Night Scene est une suite d’interviews de jeunes gigolos dans le Pékin d’aujourd’hui. La plupart de ces garçons, peu instruits, viennent de la campagne où il est difficile de vivre leur homosexualité. Les bouleversements économiques de la nouvelle Chine leur offrent peu de choix… à par celui de se prostituer. Ces témoignages recueillis (et/ou joués ?) dans les lieux de drague et dans des clubs, où certains sont danseurs, nous renseignent sur une partie de la vie gay en Chine en ce début du XXI esiècle.

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L’avis de Bernard Alapetite :
On ne dira jamais assez combien est importante l’amorce d’un film. Night scene débute de bien belle façon par la confession d’un jeune et mignon gigolo, filmée à travers un aquarium. Ainsi les poissons qui passent et repassent, oblitèrent le visage du garçon, le temps de leur musardise hésitante. Les situations crues, décrites par l’interviewé, sont en complet décalage avec la belle image apaisante sur l’écran. Dès cette première séquence, on peut vérifier avec quel soin le personnage est mis en scène dans l’espace et avec quelle inventivité a été choisi le cadre de son épanchement. Cette qualité de l’image ne se démentira pas durant tout le film. On remarquera aussi avec quel raffinement chaque interview est traitée, dans une gamme de couleurs différente des autres.
En voyant les premières séquences, on peut espérer que l’on est en présence d’une sorte de Cléo de 5 à 7 chinois. La référence à la Nouvelle Vague française est tout sauf gratuite, tant son influence est patente dans tout le film, en particulier en ce qui concerne le traitement du son… très godardien. Malheureusement, à l’inverse d’Agnès Varda qui ne lâche pas sa Cléo pendant tout son film, Zi’En abandonne trop vite Yangyang qui aurait pu être le fil rouge de Night Scene, reliant par sa présence ce patchwork de confidences.
Il est curieux que le point faible du film soit le scénario et non l’image pour un cinéaste qui vient de l’écrit. Il est l’auteur du scénario du Protégé de madame Qing dans lequel il mêlait habilement fiction et documentaire.
Zi’En n’est pas le premier cinéaste à nous présenter un film entre fiction et documentaire, composé d’une mosaïque de fragments d’interviews de gigolos. La démarche du polonais Grodecki dans Body without soul et Angels we’re not angels est semblable. Il est bon de se remettre ces deux films européens en mémoire pour s’apercevoir que le regard porté sur les protagonistes est le véritable enjeu de ces films. Mais alors que celui de Grodecki sur les jeunes prostitués praguois est salace, celui du réalisateur chinois – s’il n’est pas dénué de désir – est surtout rempli de sympathie.
Il ne faut jamais perdre de vue que Night scene s’attaque à un des plus grands tabous en Chine contemporaine : la prostitution masculine dans la rue. Zi’En nous donne un portrait unique d'un monde crépusculaire de parcs en clubs à mi-chemin entre le documentaire et la fiction. Il a filmé de vrais gigolos et des acteurs qui jouent les prostitués, sans préciser qui est vraiment un gigolo et qui ne l’est pas. Il ressort du film qu’il semble n'y avoir aucune distinction stricte entre les homosexuels et les prostitués ! On n’y trouvera pas de jugement moral.
Night scene nous donne des nouvelles de la Chine gay et ce n’est pas son moindre mérite. «  Mon homosexualité ? Je la considère comme une source de créativité  », affirme Cui Zi’en. Rares sont les homosexuels militants qui, comme lui, assument ouvertement leur identité. En Chine, dans une société qui nie l’aspiration au plaisir et la libre disposition de son corps, l’homosexualité n’est pas punie par la loi, même si le délit de « crime crapuleux », qui punit les rapports sexuels dans les lieux publics, a longtemps servi à réprimer les homosexuels, qui se rencontraient dans les parcs. Ce qu’illustre bien le film East Palace, West Palace. La loi a été abrogée depuis plusieurs années, mais l’attitude du corps médical chinois reste ambiguë. Au nom de la stabilité sociale, la vie sexuelle n’est pas considérée comme une affaire personnelle : l’homosexualité est susceptible de briser les familles et elle est considérée comme un mode privilégié de transmission du sida. Historiquement dans la tradition confucéenne, chaque homme a vocation à fonder une famille, pour s’assurer une descendance mâle qui perpétuera le culte des ancêtres. Si bien qu’aujourd’hui encore, un grand nombre d’homosexuels chinois se marient pour sauver les apparences et vivent une sexualité clandestine. C’est un des thèmes de Lan Yu. En ville, la tradition pèse moins, note la sociologue Li Yinhe, qui met cette évolution sur le compte de la politique de l’enfant unique : quand un couple donne naissance à une fille, le respect de la tradition devient impossible. De plus, la plus grande mobilité professionnelle, dans les métropoles, permet aux jeunes de fuir la pression parentale... «  En Occident, on n’a pas le droit de critiquer les homosexuels et encore moins de leur faire sentir qu’ils sont différents , constate Cui Zi’en. Moi, je comprends qu’un hétéro réagisse avec surprise en voyant un homme très efféminé. La société chinoise bouge, mais il y aura toujours des gens qui auront un réflexe de dégoût, de même que certains sursautent devant un serpent. On ne va pas leur dire qu’ils doivent se mettre à aimer les serpents, non ?  »

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Le cinéaste espérait que son film puisse être diffusé en Chine. Pour cela, il avait envoyé le pitch aux autorités. N’ayant pas obtenu son autorisation, il a changé l’orientation de Night Scene en cours de tournage, ne laissant qu’une partie congrue à la fiction et tirant le film vers le documentaire militant.
Le dit pitch était le suivant : «  Un jour, Yangyang découvre accidentellement que son père est gay. Après avoir fouillé dans son passé et tenté de découvrir de vieux secrets, Yangyang confronte le partenaire de son père, Xiaoyong. Alors que tout cela n'apporte aucune réponse à Yangyang, il commence à se questionner lui-même. Étonnamment, il tombe en amour avec un autre homme, Haobin, mais lorsque la véritable profession de ce dernier est découverte, leur amour ne tient plus qu'à un mince fil.  »On peut regretter que Zi’En n’en soit pas resté à cette première idée. Il est amusant de noter que c’est ce résumé qui figure au dos de la jaquette de l’édition américaine. De là à penser que certains éditeurs ne visionnent pas les films qu’ils éditent...
Sur la jaquette du DVD français, aux éditions Pêcheurs de rêves, dans lequel Night Scene est en compagnie d’un autre film de Zi’En, An interior view of death, on peut lire : « La naissance du cinéma gay chinois. Il faut tout de même préciser qu’il s’agit de la Chine dite continentale, car à Taiwan, l’homosexualité irrigue toute l’œuvre de Tsai Ming-Liang ( La Rivière, DVD chez Films sans frontières). Il en va de même à Hong-Kong pour celle de Stanley Kwan ( Center Stage, DVD Canal vidéo) et de Yonfan ( Bishonen ) ? Deux très beaux films gays chinois qui sont antérieurs ou contemporains à ceux de Zi’En : East Palace, West Palace , (DVD Raimbow) sous-titré, derrière la cité interdite, de Zhang Yuan et Lan Yu (DVD Eklipse) du réalisateur de Hong-Kong Stanley Kwan, mais tourné en partie à Pékin.
Zi’En est avant tout le plus important activiste du mouvement gay en Chine. Il est aussi, professeur, cinéaste, écrivain, acteur. Il a écrit plusieurs pamphlets et des romans gays  vendus (forcément) sous le manteau. En 1991, alors qu’il était professeur de littérature à l’institut du cinéma de Pékin, il fut privé de cours et de salaire, empêché d’enseigner pendant dix ans pour cause d’homosexualité avouée. Il a retrouvé ses classes en 2001. Son interdiction formelle d'exercer tout emploi lui permettant de gagner un salaire ne l'aura pas empêché de continuer à militer. Depuis le début des années 90, il est une  figure légendaire du mouvement gay. Zi'en a réalise huit films dont The Old Testament (2002) dans lequel des références bibliques accompagnent les trois thèmes principaux : la sexualité, l'homophobie et le sida, Whithered in Blooming Season (2006), une histoire de ménage à trois entre deux garçons et la sœur de l'un d’eux avec pédophilie, inceste et amours homosexuels. Un film destiné à provoquer la pudique Chine et à étaler les démons de son réalisateur sur le grand écran. Il a écrit également le scénario du Protégé de Madame Qing de Liu Bingjian dans lequel il joue.
On peut rattacher le cinéma de Cui Zi’En à l’école dont Jia Zhang-Ke est le chef de file. 
Pour plus d’informations  :

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