31 octobre 2007
Mel Roberts
Dans l’indiférence générale, tout du moins en France, est décédé un des photographes qui aura le plus marqué l’esthétique gay, par l’influence indirecte (?) qu’il aura eu sur des gens, très éloignés de lui dans la pratique de leur art, comme David Hockney, Andy Warhol ou Bruce Weber.
Mel Roberts a photographié des années 50 au début des années 80, avec ses Rolleiflex, prés de 200 modèles dont il nous reste environ 50000 clichés. Armé de ses deux appareils photos, il a mitraillé des garçons qu’il disposait avec soin dans les paysages de la Californie du sud. Ses modèles n’étaient pas les bodybuilders parfaitement proportionnés, les plus ou moins gigolos, ou les modèles professionnels que l’on voit dans les magazines de l’époque et typiques d'AMG et de Bruce de LA.
A ce sujet Beefcake, le beau film de Thom Fitzgerald qui est la biopic de Bob Mizer , le fondateur de l’ Athletic Model Guild est précieux pour comprendre le milieu gay américain de l’après guerre. Mel Roberts préférait choisir des gars plus ordinaires, plus “normaux”, rarement plus âgés que 25 ans. La plupart d'entre eux était ses amis et beaucoup ses amoureux. Même s’ils étaient payés, ils posaient surtout par jeu. Il essayait de rendre les séances de poses le plus agréable possible en les emmenant à La Jolla ou dans le parc du Yosemite. Beaucoup des modèles faisaient partie intégrante de la vie du photographe, rencontraient ses autres amis et le voyaient fréquemment. Ils étaient en confiance avec le photographe et cela est perceptible dans les images.
Les poses et les mises en scène suggèrent des récits érotiques qui dans la plupart des cas se déroulaient bien hors champ comme le raconte Mels Roberts: << L’aventure sexuelle avec faisait partie tacite que j’avais avec le modèle. C’était une époque qui n’était pas innocente mais pas cynique comme aujourd’hui (2005). Les rapports étaient plus francs, c’était avant le sida, avant la peur que le soleil vous donne le cancer de la peau... j'ai toujours eu quatre ou cinq types vivant avec moi en même temps. Ils n'avaient aucun interdit, aucune culpabilité au sujet d'avoir des relations sexuelles avec des hommes, quoique la plupart d'entre eux ait eu des petites amies.>>. Mais il ne faut pas oublier que les séances de poses n’etaient pas toujours une partie de plaisir car la police pouvait débarquer et photographier alors un homme nu pouvait vous conduire en prison.

Roberts a dû construire son propre laboratoire couleur pour développer dses copies parce qu'aucun laboratoire ne voulaient traiter ses films. Un jour les diapositives qu’il avait envoyées à Easkman Kodak lui furent retournées avec des perforations sur les parties génitales des modèles. << j'ai su que j’avais eu de la “chance”. Mais j'ai aussi pensé, que j’habitais à quelques rue du manoir de play-boy, et que la bas Hefner vivait et montrait des femmes nues sans problème quel était la différence avec moi qui montrait des hommes nus ? Je n'ai jamais pensé qu'il y avait quelque chose mal avec être gai.>> Mel Roberts membre de la Mattachine Society a été durant de longues années un militant de la cause gay.
En 1977 la LAPD est allé perquisitionner chez Mels Roberts. Sous le faux prétexte qu’il photographiait des mineurs. La police confisqua ses appareils photo et ses négatifs ainsi que des papiers personnels. Sa maison et son studio furent pillé et... aucune charge ne fut retenue contre lui!
Avant cette intrusion, le succès des images de Mel Roberts avait été rapide tant aux Etats Unis qu’en Europe. Mais le harcèlement de la police déstabilisa son commerce. Et puis le rêve de Californie que le travail de Roberts résumait devint pour de nombreux gays juste l’image d’un paradis perdu. Ses photographies ont été bientôt considérées comme "trop gentilles" pour être publiées. L'épidémie de SIDA se répandait. Ses amis ont commencé à mourir et Mel Roberts a posé ses appareils-photo pour ne plus les reprendre.
Mais son histoire ne s’arrète pas là. Après deux décennies d'un quasi oubli Roberts Redécouvert Après une décennie d'obscurité, le travail de Roberts a été présenté à une nouvelle génération des quand un producteur de film l'a approché avec un concept original: mettre ses photographies ,immobiles par essence sur des vidéos. Bien que Mel Roberts ait estimé l'idée déraisonnable, il a accepté de faire un essai. Le résultat ne lui plut guère mais “Les mâles classiques de Mel Roberts” étaient un énorme succès énorme. Trois videos supplémentaires suivirent. On put parler de la redécouverte du photographe. Quand quelques unes des photos de Roberts furent incluses dans une exposition de groupe à San Diego, elles furent vues et admirées par David Spirale. Sa maison d’édition décida d’éditer deux livres: Garçons de la Californie (2000) et les sauvages (2001). Un critique écrivit que ces ouvrage étaient "parmi les livres qui définissaient le mieux le XX ème siècle de la Californie " Depuis les historiens de la photographie ont son travail en perspective et mis en lumière ce que Bruce Weber, Tom Bianchi et herbe Ritts lui devaient.

La photographie de Roberts est maintenant représentée par de grandes galeries de New York etde Los Angeles. Pour donner une idée des prix un tirage de la photo intitulée Marylin (24 x 20 inches) réalisée en 1962 à Carmel est en vente au prix 2,700.00 $. Des collecteurs privés autour du monde recherche ces tirages de grand-format brillamment coloré. Un des plus avide est Elton John qui a déjà acquis presque soixante de ces images pour sa collection personnelle. Roberts était aussi heureux que surpris de l'intérêt suscité par son œuvre nourrie par"les garçons de l'été".
Dévotions à Chichicastenango


Guatémala, Chichicastenango, juillet 1979
30 octobre 2007
Peter Colstree






Peter Colstee est un peintre néerlandais dont les sujets de prédilection sont les hommes et les garçon. Il réalise également des collages à base de ses photographies et d'autres images qu'il récupère. Ceux ci-dessus, sont à la fois des illustrations pour les poèmes de Cavafy et des hommages au poète...
Roller au repos
29 octobre 2007
Nicola Verlato
Nicola Verlato est né à Vérone, Italie en 1965. Il travaille et vit aujourd'hui à New-York sa manière et son univers ne sont pas sans rappeler du français Schmeltz son inspiration se nourrit de la science-fiction et du fantastique.
Obama et les gays
Dans un an nous serons à la veille des élections présidentielles américaines, élections qui auront qu'on le veuille ou non, une importance considérable sur notre quotidien où que nous soyons. Pour y voir plus claire un blog écrit en français aux USA nous y aide. On y trouve par exemple cette information:
<<...Le team Obama a joué avec le feu en engageant pour sa fameuse tournée Donnie McClurkin, un chanteur de gospel noir dont l'homophobie est pourtant notoire. Il a prétendu par le passé que l'homosexualité est un choix et qu'elle peut être "soignée" par l'intervention divine. En 2004, McClurkin chantait sur le podium de la convention républicaine à New York et affichait ainsi son soutien à George Bush. L'histoire a immédiatement enflammé la blogosphère et agité les principales associations gays, dont la très influente Human Rights Campaign, qui accusent Obama de courtiser l'électorat noir conservateur dont l'opposition au mariage gay est très forte et lui demandent d'annuler cette tournée.>>
Et la statue était voleuse
Retour à Paranoid Park
Il y a quelques blogs consacrés au cinéma qui me paraissent indispensables. Celui du dr. Devo qui revient sur Paranoid Park est de celui là, petit échantillon ci-dessous...
... Et puis tout bêtement dans le premier dialogue avec Gabe et Lauren, voyez les coupes et les renversements d'axes par rapport aux dialogues. Voilà! Ca c'est du champ/contrechamp. Et bien ça, ça devrait le minimum syndical. Le cinéma, c'est ça. Le reste, c'est de la sociologie, de la psychanalyse, de l'histoire, de la cuisine ou de l'architecture. Ou de la critique cinématographique. Et tout ça, ça ne sert à rien. Le cinéma n'est rien d'autre qu'un système de correspondance sensuelle (pouvant amener une réflexion intellectuelle) entre des éléments disparates qui se font échos. Pour monter deux plans ensemble, il faut être sur que ces deux plans n'ont rien à voir et qu'il n'ont jamais été monté ensemble.




















