le blog de bernard alapetite

A partir du cinéma mais aussi de toute la production culturelle un regard gay et décalé sur les jours

31 août 2007

Parenthèse

IMG_0150
New-York, avril 2006

Rien sur le blog durant une semaine, une semaine de parenthèse pour retourner à Central Park dire bonjour aux écureuils

Posté par bernar alapetite à 15:56 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Hommage à Arno Breker

romanichel_004
Romanichel, Arno Breker

Ce remarquable site rend justice au grand artiste qu'est Arno Breker

Posté par bernar alapetite à 08:40 - GLANAGE SUR LE NET - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Arno Breker

olympia0005
Olympia d'Arno Breker

Posté par bernar alapetite à 08:34 - DE CIMAISES EN CIMAISES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 août 2007

Sourires à la statue

gar_onsurstatue
Paris, le Trocadéro, été 1986

Posté par bernar alapetite à 16:36 - images volées des temps enfuis - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 août 2007

Quiétude newyorkaise

IMG_0080
New-York, avril 2006

Posté par bernar alapetite à 10:00 - images volées des temps enfuis - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

O beautiful

            

          

O beautiful » (2002) d'Alan Brown est l'histoire de Brad (Jay Gillespie) un jeune gay victime d'une agression homophobe puis abandonné à moitié nu dans un champs de maïs... lorsqu'un mystérieux garçon, Andy (David Clayton Rogers), vient lui porter secours... en V.O ci-dessous.

   

 

                                                                                                   


t
                                         

Posté par bernar alapetite à 09:49 - cinéphagie gay - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La déesse de la mode

IMG_0932
Paris, Palais Galliéra, aout 2007

Posté par bernar alapetite à 08:00 - images volées des temps enfuis - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 août 2007

Le pensionnat

pensionat2

Il y a des jours où je mesure ma chance d'habiter la région parisienne et ainsi d'avoir le privilège de pouvoir découvrir un beau film comme Le pensionnat de Songyos Sugmakanan. Il est aussi sorti dans quelques grandes villes de province. En même temps je suis inquiet qu'il ne soit à l'affiche de seulement deux salles parisiennes, alors que son statut de film de genre, le film de fantômes, et sa qualité auraient du lui permettre d'accéder à un plus large public dans un plus grand panel de salles. Mais il est vrai que le public jeune auquel il est naturellement destiné a, depuis de longues années été formaté pour ne pas dire d'écervelé par l'omniprésence des grosses machines américaines comme Les quatre fantastiques et le surfer d'argent (vous me direz que c'est tout de même mieux que Camping ou Les bronzés 3), une télévision d'un marchand de béton et une école qui ignore toujours la richesse intellectuelle du cinéma plus d'un siècle après son invention. Ainsi la curiosité cinématographique (et pas que celle là) est morte chez presque tous. Ils ne veulent pas connaître, mais reconnaître!

pensio5_10625_G13238

Alors qu'une telle production devrait être soutenue par ce qui reste de la critique, il n'en est rien. On reproche au film son classicisme; lire que le cinéaste connaît toute la grammaire du cinéma, même s'il est vrai qu'il abuse un peu parfois de sa virtuosité. Mais comment n'être pas émerveillé devant une telle maîtrise de son outil par le réalisateur surtout si on la compare à celle de nos cinéastes nationaux choyés par cette même critique. Sugmakanan est un metteur en scène, et ce n'est pas si fréquent, qui connaît bien les optiques. Il sait jouer des différentes profondeurs de champ de ses objectifs pour mettre l'accent sur l'étendue de son décor (comme dans les scènes du dortoir) grâce à de courtes focales. Mais le plus souvent il utilise de longues focales; ce qui lui permet d'isoler un personnage ou un objet dans son plan où il est le seul net, le reste devenant flou. Procédé qui accentue par exemple l'impression de solitude, et dans le cas présent d'angoisse, de son héros dans un environnement hostile. Le réalisateur n'utilise pas ces procédés par coquetterie mais pour augmenter le mystère de son intrigue. Il y a longtemps d'autre part que je n'avais pas vu un metteur en scène se servir aussi élégamment des ombres, ou des grilles et barreaux en contre-jour pour rythmer et découper ses plans.

pensi4

On peut s' étonner, dans un film aussi soigné, des fautes de raccords qui concernent uniquement d'ailleurs les cheveux du héros qui rallongent ou raccourcissent, d'un plan à l'autre, dans une même scène. Il ne me paraissait pas absolument nécessaires, pour intérêt du film, d' infliger au malheureux garçon cette coupe militaire. Le réalisateur et sa scripte se seraient évités ainsi bien des désagréments. Ce choix assez malheureux fut pris sans doute pour renforcer l'authenticité  de l'histoire.  Je suppose que cette coiffure prussienne est obligatoire pour les collégiens thailandais...

pensionat5_10625_G13240

A ce propos, voir un film d'une cinématographie que l'on a pas l'habitude de fréquenter, nous oblige à nous poser une multitude de questions sur des détails de la vie courante des personnages, d'autant plus si nous somme pas allé dans le pays où se déroule l'action, qui sont sans doute évidents pour les autochtones de ce cinéma... Le trouble et le dépaysement est d'autant plus grand que le cinéaste a pris soin de rendre toutes datations de son histoire difficiles par la rareté des marqueurs chronologiques. Il n'y a guère que l'automobile du père, une BMW du début des années 80 et les téléviseurs qui semblent dater d'une trentaine d'années qui puissent nous donner des indications quant à l'époque.
J'ai été surpris du mélange d'équipements et d'inconforts de la pension, comme de la sévérité de son régime allant de paire avec sur d'autres pointsun grand laxisme. Et puis quelle curieuse façon ont les garçons de se doucher (comme dans les films de Tsai Ming Liang, on se lave et on pisse beaucoup!). Des questionnements sur des petits riens qui renforcent le plaisir de voir ce film où l'on ne s'ennuie jamais. Si Le pensionnat fait penser à L'échine du diable, mais sans la complexité que donnait l'arrière plan historique à ce dernier, il renouvelle cependant le genre, à la fois par son curieux souci de rationaliser l'irrationnel et d'offrir un happy-end rarissime pour ce type de films.

Le Pensionnat

Posté par bernar alapetite à 18:13 - Humeurs cinématographiques - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 août 2007

Pascal à Olympie

pascalolympie
Grèce, Olympie, été 1986

Posté par bernar alapetite à 21:07 - LES PASSANTS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Vaincre à Olympie

vaincreaolympie226805263X_f

France, 1977, 100mn

Fiche Technique
Réalisation: Michel Subiela, scénario: Michel Subiela d’après le roman éponyme (édition du Rocher) de Maurice Genevoix , image: Maurice Venier, André Dumaitre et Robert Jaffray, son: Michel Lamy, décors: Daniel Pierre, Tassos Zografos, costumes: Pierre Cadot, montage: Lucienne Barthelemy, musique: Vladimir Cosma

Avec: Jean Marais, Thierry Dufour, Panos Mihalopoulos, Myrto Parashi, Georges Marchal, Jean Topart, Jean Martinelli, Marie Lebée, Alex Golfis...

olympie7nu

Résumé:
Nous sommes dans une Grèce antique d’avant Péricles. Un mystérieux voyageur (Jean Marais) arrive dans un bourg qui est tout à la dévotion de Sostratos (Thierry Dufour), jeune et beau pugiliste qui se prépare pour le concours des prochains jeux Olympiques. L’ errant demande l’asile au village qui le lui refuse car l’homme critique l’entourage du jeune champion qui selon lui est amolli par les flatteries et le désir qu’il provoque chez les deux sexes. L’homme lance un défi à Sostratos. S’il parvient à battre le garçon au bras de fer, ce dernier devra le suivre. Dans le cas contraire il quittera sans retour le village. Comme il se doit Sostratos est vaincu et part avec le vieil homme qui l’emmène au sommet d’un mont où se trouve un temple. Là ils s’ asseyent et l’ errant se mue en aède et raconte à l’éphèbe une histoire, du temps de sa jeunesse. Celle d’Euthymos (Panos Mihalopoulos), un jeune pugiliste de Crotone, lui aussi gâché par son commerce avec une ensorceleuse et un philosophe pervers tous deux amoureux de l’athlète. Ce garçon sera sauvé par un homme de passage, Milon de Crotone (Georges Marchal ) qui parviendra à l’extraire de son milieu pernicieux. Il l’emmènera, loin de cette fange, pour lui faire subir le dur entraînement qui le conduira à la victoire...

olympie15

L’avis de Bernard Alapetite
Cela commence très mal, même si on est ébahi de prime abord par la tenue des jeunes acteurs au pagne, façon string, dégageant largement des fessiers fort consommables. Mais une fois l’hypnose provoquée par ses chairs enviables évanouie, on est effaré par cette Grèce antique de pacotille où sautillent des jeunes hommes qui semblent lancés dans un concours effréné à qui sera la plus follasse. On se doute bien que la démarche de Michel Subiela  est loin de tout naturalisme, voire de tout néoréalisme avec comme toujours chez lui l'intrusion du  fantastique (on peut penser par exemple que les personnages joués par Jean Marais et Georges Marchal sont immortels) et du merveilleux avec l'intrusion du théâtre dans la narration. Mais faudrait il encore que ces intrusions s'intègrent harmonieusement au récit. Ce qui n'est pas toujours le cas.
Si Thierry Dufour, qui incarne Sostratos,  le jeune athlète blond, est très mignon, il joue effroyablement faux. Cela ne s’arrange guère avec l’arrivée de Jean Marais qui, lui aussi, ne cache pas grand chose de ses attributs virils, mais il fait un sort à chacune de ses répliques, comme si le devenir du monde en dépendait... Et l’on tombe de Charybde en Scylla avec l’histoire gigogne de l’initiation par Milon, du beau brun Euthymos de crotone, bourgade, elle aussi infestée de tapioles auxquels se seraient joints quelques rustres bûcherons barbus d’ Argolie. Le mélange est du plus curieux effet, mais le clou, c’est le méchant philosophe libidineux joué par un Jean Topart maquillé   comme un guerrier soudanais qui se serait couvert de percings tel un punk compulsif. Si Jean Marais joue déjà théâtre, au mauvais sens du terme, il est d’une remarquable sobriété par rapport à Topart qui se lance dans un cabotinage éhonté en Socrate de deuxième zone. C’est tellement outré que cela en est réjouissant. Mais un grand mieux se produit lorsque le film se recentre sur l’initiation d’Euthymos par son mentor. Le réalisateur parvient parfaitement à retranscrire le rapport entre l’ainé et son élève, fait de tendresse, de respect et d’amour, qui se tisse au fil d’un entraînement forcené. Le mérite en revient essentiellement à Georges Marchal qui joue le rôle du maître avec beaucoup de conviction, tout en intériorité. La prestation de son élève, bien agréable à regarder, est également tout à fait convaincante. Par ailleurs le jeu des acteurs grecs, coproduction oblige, souffre d’un doublage et d’une postsynchronisation à la limite de l’amateurisme.

olympie12

Si Michel Subiela utilise bien les différentes valeurs de plan et ose des cadrages audacieux, il est victime des tics de réalisation de l’époque avec ses panotages incertains et ses effets de zoom trop fréquents. Il a la bonne idée de placer plusieurs fois sa caméra au dessus de l’action, offrant ainsi une vue du ciel panoramique du meilleur effet. Un des grands mérites du film est l’utilisation des superbes paysages grecs. Le film a été tourné entièrement en Grèce, probablement dans le sud du Péloponnèse.
Il est malheureux de constater que ce film serait aujourd’hui infaisable d’abord à cause du massacre en trente ans des paysages grecs (et autres) mais surtout par la liberté sexuelle qui s’en dégage, la présentation de la pédérastie grecque comme allant de soit, ce qui était le cas dans cette société antique, dont elle était un des piliers, sans parler de l’ode à l’effort et l’obéissance de l’élève à son maître qui sous tend tout le film. Je rappelle que lors de sa diffusion le film passa en  "prime time" sur la deuxième chaine nationale.
Dans 200 téléastes français (éditions CinémAction-Corlet, 1989) on peut lire à propos de Vaincre à Olympie, <<Michel Subiela ne nous convie pas à un hommage convenu de l'antiquité classique, mais à une vision pasolinienne et quelque peu iconoclaste d'une Grèce restituée dans ce qui devait être sa vérité quotidienne: truculence, bisexualité, fanatisme, orientalisme... des êtres de chair et de sueur. Les statues d'athlètes marmoréennes laissent la place à deux stars qui n'avaient jamais pu jusque là se rencontrer dans un film, Jean Marais et George Marchal.>>

olympie16

Michel Subiela fut un personnage de première importance pour la télévision des années 60 jusqu'au milieu des années 80. Il est né au Maroc en 1935. C'est sa rencontre avec Henri Bosco qui sera déterminant pour sa vocation. Parallèlement à ses études, il participe dés l'age de douze ans à des émissions à la radio marocaine comme auteur de sketches et comme comédien. En parallèle à ses études à Scienc-Po, il est rédacteur en chef adjoint de Positif à sa création. Il débute au cinéma comme régisseur, opérateur, assistant réalisateur. Puis il entre à la télévision. Il est un des premiers à adapter un roman contemporain à la télévision. C'est d'abord L'empire céleste de Françoise Mallet-Joris puis La corrida de la victoire. Mais sa grande oeuvre en tant qu'adaptateur est celle du roman d'anticipation Le navire étoile (Le Fleuve Noir) de E. C. Tubb. Il adapte aussi des classiques comme Les hauts de Hurlevent et Les aventures de monsieur Pickwick en feuilleton.
Mais sa plus grande réussite, il la connait en tant que producteur faisant entrer le fantastique sur le petit écran avec les quatorze téléfilms qui composent la série Le tribunal de l'impossible. Outre Vaincre à Olympie Michel Subiela est aussi le réalisateur de plusieurs autres téléfilms comme Meurtre sur la personne de la mer (1979), aux nettes préoccupations écologistes, Les blancs paturages (1980), Le coeur cambriolé d'après Gaston Leroux, Le prix de la terre (1985)... On se doute que les orientations mercantiles de la "nouvelle" télévision française ne plaisent guère à Michel Subiela qui depuis quelques années vaque à d'autres occupations qui n'ont rien de télévisuelles.
Michel Subiela, en 2002, lors d’une interview, restée inédite, m’assura que Maurice Genevoix s’était montré très satisfait de l’adaptation qu’il avait fait de son livre. Il a du tout de même être quelque peu surpris de ce qu’était devenu son livre passablement modifié par la libido du réalisateur assez loin de l’humanisme sportif qui caractérise  Vaincre à Olympie, publié à l'occasion des jeux Olympiques de Paris de 1924 alors sous le titre Euthymos, vainqueur olympique . On le sait peu mais Maurice Genevoix était un athlète accompli, devant qui s'ouvrait une carrière sportive brillante, carrière que sa réussite à l'agrégation de lettres et, surtout, une terrible blessure sur les champs de bataille de la Marne réduisirent à néant.

olympie20

Malgré ses imperfections et l’obsolescence de sa réalisation, Vaincre à Olympie est à voir pour la noblesse de son message et pour sa liberté de ton. 

Posté par bernar alapetite à 14:11 - cinéphagie gay - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »