28 juillet 2007
Aurélie Nemours
Sombre hiver pour la peinture
Rude
saison pour les peintres : après Aurélie Nemours, il y a quelques
jours, c’est aujourd’hui Paul Rebeyrolle qui meurt. Ça prouve
l’inexistence de Dieu et justifie la haine de l’hiver.
Aurélie Nemours, c’était une espèce de moine-soldat de l’abstraction à
qui Beaubourg venait in extremis de consacrer une grande rétrospective.
Rebeyrolle, c’était à peu près le contraire, un chantre de “l’organique
vital”. Il y a tout juste un an, il présentait ses Clones
à la Galerie Claude Bernard, des peintures d’animaux à moitié écorchés
avec leurs organes sexuels encagés dans de véritables grillages. Une
chance qu’il n’y ait pas de paradis : ces deux là ne sauraient pas quoi
se dire.
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